Article complet du mercredi 9 mai 2018 :

CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XVII

 

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• Richard-Alain JEAN, Anne-Marie LOYRETTE, « Clinique obstétricale égyptienne – XVII . Les annexes embryonnaires (5) Le placenta (1) », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Paris, 9 mai 2018.

  

 


 

 

 

 

 

 

 

CLINIQUE OBSTÉTRICALE ÉGYPTIENNE - XVII

LES ANNEXES EMBRYONNAIRES (5)

LE PLACENTA (1)

 

 

Richard-Alain JEAN

Anne-Marie LOYRETTE

 

 

          Pour bien comprendre la notion placentaire en Égypte pharaonique, il faut absolument se reporter à l’ensemble de notre étude publiée en 2010, puis plus spécialement aux pages concernant une épreuve clinique décrite dans le pRamesseum IV. C, 17-19a, suivi du chapitre consacré au « Placenta sanguin-laitier », et aux métaphores du crible, de la passoire, de la lune et du tambourin :

         R.-A. Jean, A.-M. Loyrette, La mère, l’enfant et le lait en Égypte Ancienne. Traditions médico-religieuses. Une étude de sénologie égyptienne (Textes médicaux des Papyrus du Ramesseum n° III et IV), édité par S. H. Aufrere, Collection Kubaba – Série Antiquité –Université de Paris 1, Panthéon Sorbonne, L’Harmattan, Paris, 2010, p. 181-208.

         En effet et par commodité, n’en seront rapportés ici, et sous une forme un peu différente, que les éléments principaux, ces derniers cependant assez augmentés par rapport à la première écriture, afin de tenir compte d’une perspective désormais plus obstétricale. D’autres figures ont été ajoutées.    

          Les principales données modernes, puis, deux études comparatives, l’une animale, et l’autre historique, termineront ce parcours annexiel, qu’il faudra comprendre en relation avec l’embryologie humaine qui sera peu à peu ainsi découverte avec son relief égyptien particulier.

 

 

 


 

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         1. Le Placenta dans les textes

 

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          Voir bien entendu à ce sujet : S.H. Aufrère, « Le hiéroglyphe du crible à grain et la métaphore désignant le nouveau-né dans l’Égypte ancienne », dans N. Grimal, A. Kamel Amel, C. May-Sheikholeslami(éd.), Hommage à Fayza Haikal, Le Caire, 2003, p. 17-27. 

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          2. Les sources iconographiques

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          3. Physiologie placentaire

 

         Nous avons vu qu’à l’image d’Isis, la mère organise le corps de son enfant à partir de son constituant liquide sanguin en osmose avec son lait (cf. Jean, Loyrette,dans ERUV II, 2001, p. 560-564, et III, 2005, p. 486-487). Or, à partir de cette notion fondamentale, et du fait de l’interruption des règles au moment de la grossesse, et le plus souvent pendant la lactation, on peut comprendre que le sang est mobilisé à ces usages. Dans les textes en effet, c’est bien le sang de la mère qui « lie » (mr) les formes (tjt) du fœtus, à partir du lait pour les parties molles et du sperme pour les os, comme la « course » du même sang est bien responsable de leur croissance (Esna, Dendara). Il semble que dans l’esprit égyptien, c’est bien du sang non utilisé qui constitue le placenta, mwt rm, littéralement « la mère des hommes » et qu’il faut très probablement comprendre par « (le sang restant) de la mère (Isis) des hommes (Horus-enfant) », c’est-à-dire, « sang inutilisé pour la formation d’Horus » et donc assimilé par suite à celui de la mère, non utilisé, pour la formation des rejetons des hommes, et sur lesquels est appelé à régner l’héritier solaire, puis le roi. L’assimilation allant dans le sens divin → royauté → humains, et donc déesse → reine → femme. Ensuite, cette formation « nourricière liante et tricotante » est destinée à être évacuée lors de la délivrance. Et un peu de la même façon, du sang « mis à disposition » pour une éventuelle grossesse mais non utilisé sera périodiquement évacué lors des règles, dans la mesure où il est jugé « périmé » chez la femme [19]. Ensuite, le placenta est destiné à être expulsé au moment de la délivrance. Il rejoint ainsi les règles dont il est une « concrétion opérationnelle » durant la grossesse, puis, une « concrétion résiduelle » après l’accouchement.

 

         3.1. L’enfant et son placenta

 

         L’enfant est réputé « divin » en ce sens qu’il est le seul « enfant intéressant » dans le domaine de l’assimilation de « l’enfant humain » à sa divinité opérante, c’est-à-dire « Horus-enfant », en matière médicomagique et pharmacothéologique.

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          Dans le Papyrus Ebers (453. 65, 11b) la même expression, avec la même graphie, est accordée au placenta de la chatte destiné à la pharmacopée, même si le Grundriss (V, p. 511) ajoute un autre groupe de signes que nous n’avons pas retrouvé sur l’écrit original. Les mêmes formes désigneront par contre l’utérus dans les cas cliniques (pEbers 789. 93,18 ; pKahun 17. 2,25b). La synonymie n’est pas très étonnante et cela pour trois raisons objectives pour l’époque. Premièrement, le sang et le lait de la mère « transpercent » le sein de cette « matrice » afin de se lier en chair embryonnaire. Elle est donc, bien que double, organiquement, dès l’origine, partie intégrante plus qu’accolée, et cela pendant toute la durée de la gestation. Deuxièmement, « l’utérus double », d’une certaine manière comme le cœur, à des réactions propres, capables d’induire un syndrome psychiatrique avec « l’hystérie » (pKahun 9. 1, 27-29) dont les médecins égyptiens sont les découvreurs (Jean, Loyrette 2005, dans ERUV III, p. 363-364). Ces impressions en font, en quelque sorte, un même élément anatomique. Ce qui peut, troisièmement, sembler être confirmé comme tel à l’ouverture accidentelle ou post mortem d’une femme enceinte, surtout au début. Par la suite, le « décollement », semblera donc libérer une partie de la matrice elle-même. Cette partie-là pourra encore se « mouvoir » indépendamment, et, dans un « geste définitif », accompagner avec le cordon ombilical, le fœtus qu’elle a assisté in utero, « dans elle-même », probablement, selon les Égyptiens, dans une « fraction d’elle-même » plus précisément. 

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pvulvaire féminine, puis, galactique divine, préfigurant bien là une perpétuelle re-naissance. Nous aurons l’occasion de nous pencher plus longuement sur ce sujet. 

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          • Puis d’autre part, nous aurons enfin, le « placenta externalisé », qui lui, doit être estimé avoir encore quelques « compétences vitales ». On peut donc l’employer dans la pharmacopée, où il faut donner ce sens à la même graphie, que ce soit dans le domaine thérapeutique, ou encore, biologique, avec le test déjà étudié [30]. Il peut en outre certainement concourir à guider le roi vers la voie lactée lui montrant le chemin des impérissables. En ce qui concerne la place donnée au « placenta résiduel matriciel » par les parents des hommes, nous renvoyons à nos devanciers. Nous avons bien examiné les situations locales en Égypte, en Afrique du Nord, en Afrique de l’Est et en Afrique Centrale. Il semble toutefois culturel d’accorder maintenant un statut plus personnel au placenta jusqu’à en faire un « double » et même un « ennemi » de l’enfant. Les notions chamaniques sont parfois finalement plus proches peut-être des anciennes croyances ; mais nous ne savons pas encore si un lien réel peut rattacher certaines notions tchadiques d’origine animiste privilégiant une solution comparable à celle que nous venons d’évoquer. La proximité géographique, les anciennes voies de communications et l’ancienneté des ethnies sont des arguments favorables. Chez ces parents « non stressés » les états pathologiques dépressifs sont assez rares, ce qui diminue le champ d’investigation et nous empêche, pour le moment, d’ores et déjà, de nous déterminer tout au moins dans ce champ d’application. Ce lien, si tenu qu’il soit encore, devra sans doute être démontré par d’autres méthodes. Nous reviendrons sur les possibilités de la linguistique à cet égard, en y associant, bien entendu, des moyens d’analyse en matière d’ethnologie comportementale de façon à chercher à savoir si le schéma de pensée de ces populations rejoint ce que nous commençons à percevoir de celui des anciens Égyptiens. 

 

 


 

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          L’on peut encore remarquer la présence d’une sorte de spirale qui pourrait bien délimiter les contours du cordon ombilical, puisant sa substance nutritive votive dans la cassolette d’offrande fixée à l’extrémité du perchoir de la hampe (Fig. 28, 33-34, et 35b). Ce détail est intéressant, car, même s’il est à priori ténu, il constitue, avec d’autres, un faisceau d’indices, qui laisserait à penser que les savants de l’époque avaient déjà envisagé un double trajet « aller et retour » parcourant le cordon ombilical, et ceci parce que dans ces figures, le placenta se trouve séparé du reste de la matrice, et que donc, pour son éternité, il ne peut plus directement prélever de la nourriture au contact maternel absent, mais à rebours, dans le contenant des victuailles offertes – et donc, à contrecourant de la circulation mère-enfant (circuit veineux). Bien entendu, je reparlerai de tout cela. 

 

 

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         3.2. Le crible et la passoire

 

ptransparence sur la face interne ou fœtale (plaque choriale). Les artères passent au-dessus des veines et ne s’anastomosent jamais avec elles. Par contre on peut tout à fait avoir l’impression de vaisseaux indifférenciés en recouvrements transversaux pouvant parfois évoquer des lanières de vanneries paraissant circulaires par rapport à des joncs axiaux. La face externe ou utérine (plaque basale) peut, elle, se scinder en sillons plus ou moins polygonaux circonscrivant des îlots de cotylédons. Cette face tomenteuse est friable. Aussi nous pensons que ces observations sont compatibles avec l’aspect d’un treillis grossier et artisanal d’une corbeille ajourée ou d’un tamis, surtout si on en établit rapidement la comparaison et que l’on en garde le premier souvenir (fig. 40). Les calcifications normales, et les plaques fibrinoïdes, dont il sera question plus loin en anatomie macroscopique, et pouvant toutes simuler des « plaques de lait », rappellent aussi volontiers, éparses dans une vannerie, des dépôts de farine, non sans certaines analogies de « pureté » sur lesquelles nous aurons encore ailleurs à revenir. 

          Par ailleurs, les orifices vasculaires de la face maternelle sont bien visibles. Les plus volumineux sont représentés par les abouchements des veines centrocotylédonaires. Plus petites et plus nombreuses sont les artères intercotylédonaires. On peut alors naturellement penser à une passoire. À travers cette passoire, avant de se solidifier, le lait pourrait passer. 

 

 

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plune sur les naissances. Ce sont là des observations populaires et les anciens aussi avaient leurs impressions. Les médecins inspirés par Thot en ont fait leur langage, autant que les mois (lunaires) de la femme et auxquels nous aurons à revenir. Les grandes déesses elles-mêmes peuvent se réclamer, nous l’avons vu, du cycle lunaire. Le double aspect sélénique et solaire de l’enfant divin résultant entre autres de l’illustre allaitement est une chose certaine (Aufrère 1991 et 2003). 

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          Il faut aussi se rappeler de l’épisode des aventures d’Horus et de Seth où ce dernier, « enceint » d’Horus (11,1 - 13,5), finit par expulser (12,1 - 13,5) de son front sa « part de féminité » qui ne pouvait pas être représentée par un utérus gravide, s’agissant d’un dieu mâle, mais d’une excroissance ayant reçu le sperme d’Horus, « sperme inutilisé », à l’image du « sang ‘cataménial’ inutilisé », qui, mêlé à un « lait inopérant » ressemble fort à un « placenta stérile » rassemblant des composés n’ayant pu aboutir à la formation d’une chair enfantine mais douée de l’éclat doré de son géniteur divin. Aussi ce « bout de chair divine » donnera tout de même l’astre lunaire aussitôt ravi par Thot pour s’en faire une couronne, celle-là même qui gouvernera les « mois des femmes » et attirera au-dehors d’elles leurs progénitures à son plein épanouissement. Comme au souverain régnant voulant assurer sa généalogie, la mythologie accordera le soleil et la lune aux yeux horiens se réclamant héritier du géniteur primordial. Ce qui, d’une certaine façon, « unifie » l’organe solaire en « matrice divine » (mwt nrw) et « matrice humaine » (mwt rm), utérus et placenta stellaires de même nature, un temps caché au sein de Nout et apparaissant selon leur temps, parfois ensemble et annonçant leurs enfants impérissables à l’horizon des hommes. 

 

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         4. Aspects normaux et pathologiques d’orientation

 

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         4.1.Anatomie macroscopique

 

         En examinant de près un placenta après la délivrance, on constate souvent des taches blanches correspondant à des dépôts fibrinoïdes. Sur la face interne ou fœtale (la plaque choriale) et particulièrement au voisinage du bord, les structures autrefois appelées infarctus blancs se rencontrent dans pratiquement tous les placentas. 

         Puis, le bord du placenta n’est pas toujours mince. Il peut être assez épais dans une variété décrite sous les anciens noms de « placenta marginé » ou « bordé » (circumvallata) (Fig. 39c et 41). Le placenta présente entre les deux plaques une bordure en forme d’anneau (anneau obturant de Winckler), qui, par sa couleur blanchâtre, tranche sur le reste de l’organe. Cette partie peut être rompue facilement. On voit alors très bien qu’il existe au niveau du bourrelet un épaississement blanchâtre placé sous l’amnios et constitué, nous le savons maintenant, par un amas de dégénérescence fibrinoïde (Fig. 41-42). 

         On peut aussi noter une dissémination par infiltration de petits grains calcaires blancs ou gris-blanc sur la face utérine. Ils ne sont pas pathologiques. 

         Il faut encore ajouter que le liquide amniotique peut se teinter légèrement comme de l’eau de savon, en raison de libération de matières sébacées produites par la surface cutanée du fœtus, et d’un petit peu de méconium. Par ailleurs, le liquide amniotique est d’un goût salé, d’une odeur fade, que l’on a comparé à celle du sperme (Tarnier).

         L’examen du délivre était-il pratiqué dans le creux d’un plateau-tambourin ?

 

         4.2.Anatomopathologie

 

         De nombreux infarctus blancs peuvent recouvrir presque toute la surface de la face fœtale (plaque choriale). Ces taches légèrement saillantes ont la taille de pièces de monnaie. L’épaisseur de la zone blanchâtre au centre peut mesurer un demi-centimètre. Il est constitué d’une série de lamelles fibrinoïdes. 

         Les infarctus nodulaires approchent, eux, la taille d’une noisette à celui d’une amande. Ils forment des noyaux gris jaunâtre pouvant contenir un petit amas de bouillie jaunâtre. 

         Il faut savoir qu’à mesure que le terme d’une grossesse normale approche, le placenta « subit » physiologiquement des phénomènes dégénératifs. D’où la présence normale de formations de dépôts fibrineux blanchâtres. 

         Le placenta « bordé », ou « marginé » selon le deuxième phénomène que nous venons de décrire mais pathologique (de cinq centimètres ou beaucoup plus à son niveau extrême dans la grossesse extra-membraneuse) est plus intense chez les femmes ayant présenté des endométrites avant la grossesse, et ayant souffert au début de celle-ci de menaces d’avortement. Cette anomalie n’est donc pas toujours bénigne.  

 

 


 

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         L’inspection de la face utérine (la plaque basale) peut révéler des granulations calcaires blanchâtres enchâssées dans la caduque et dures au toucher. Elles sont formées de carbonate et de phosphate de chaux et par du phosphate de magnésie. Ces infiltrations sont plus intenses dans les cas où le fœtus mort est retenu longtemps. 

         Toutes ces choses sont faciles à percevoir au moment de l’examen de la délivrance. Les calcifications et les plaques fibrinoïdes blanches dont nous avons parlé pouvaient simuler, pour les Égyptiens, des « plaques de lait ». Cela peut évidemment et assez facilement faire évoquer un reste de lait placentaire, solidifié ou pâteux, mais normalement constitutif avec le sang liant les chairs fœtales dans la physiologie embryonnaire pharaonique, puis postérieur, comme nous l’avons vu plus haut. Des « restes de sperme » ont également pu être ressentis comme tels dès les temps les plus anciens. 

         Certains de ces éléments sont accrus en cas de pathologies graves et être concomitants d’une mort fœtale. L’enfant peut alors être réputé ne pas avoir été lié « sang et lait » normalement. Voir pour le sang, l’hématome rétroplacentaire (Fig. 43-44). Ainsi par exemple encore, anormalement, le liquide amniotique peut prendre une coloration verdâtre, ce qui est un signe de souffrance fœtale. Cet abandon plus important de méconium, ou d’un peu de sang par des phlyctènes cutanées, pouvait sans doute, selon les Égyptiens, évoquer un « mauvais lait » (pEbers 788.93, 17-18) [34]

  

 

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         5. Pharmacodynamie égyptienne

 

         Nous avons déjà vu, à propos de l’ingestion d’une préparation laitière avec du placenta préconisée pour établir un test pronostique de vitalité énoncé en pRamesseum IV. C, 17-19a [35], que dans le raisonnement égyptien, si la simple régurgitation se produisant aussitôt après une prise de cette préparation est bénigne, un vomissement vrai pouvait être problématique. Dans le premier cas, le lait vomi n’est pas encore modifié : il reste liquide. Dans le second cas, après son passage dans l’estomac, il revient coagulé. Les Égyptiens pouvaient donc penser qu’il était évacué alors qu’il était en train de se « lier » en chair. Le pronostic était donc très mauvais dans la mesure où la croissance se trouvait contrariée dans son principe même, eu égard à la présence ajoutée d’une sorte de « catalyseur » devant assurer la réaction dans des conditions quasi « maternelles » (sang + nourriture = chair √ croissance). Si cette réaction ne se produisait pas et entraînait un rejet, la cause était perdue et l’enfant pouvait mourir ... En résumé, dans ce passage du pRamesseum, on administre au nourrisson un mélange de lait et de placenta broyé, constitutifs charnels par excellence selon les anciens, et cela afin de juger de son aptitude à continuer sa croissance : s’il vomit il mourra, s’il l’avale, il vivra, car le placenta est capable de lier les chairs. 

 

 


 

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         Ainsi, en fonction de tout ce que nous avons dit dans le chapitre concernant la grande épreuve vitale du papyrus du Ramesseum (pRamesseum IV. C, 17-19a), les résultats sont clairs. 

 

         Épreuve positive. — Le test biologique est favorable : 

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         • Des traces de lait non utilisé, en « surplus », comme du sang, « règles non utilisées », seront visibles dans le placenta « concrétion de sang cataménial et de lait pétrifié ». Ils seront considérés comme le « relief » désormais extériorisé d’une grossesse réussie. Le placenta pourra rejoindre la terre pour, à son tour, la fertiliser. 

 

         Épreuve négative. — Le test biologique est défavorable :


 

         • Si après ce « passage » le lait est retourné en grumeaux et reste « bloqué » dans le « tamis divin » auquel le tube digestif de l’enfant est également ici assimilé, il y a rupture de charge et la solution de continuité exclue, de fait, la fluidité nécessaire à la continuation du « flux divin » de part et d’autre de la « passoire de Nout », instrument de l’épreuve et symbolisant peut-être également la solidification du lait en sang de substance corporelle placentaire. Cependant, au lieu d’être gardé et transformé en chair et en sang, garants de sa croissance, les concrétions s’extériorisent, elles sont vomies, l’enfant rejette la vie, « il mourra ». 

         • Des masses importantes de ce lait « impur », car n’ayant pas pu (par faiblesse), ou ayant été « empêché » par une cause pathogène (un démon, un mort, une morte etc...) de se lier en chair, pourront parfois être retrouvées en beaucoup plus grande quantité dans les placentas d’enfants morts nés. Elles peuvent également correspondre, si l’étiologie est compatible, à des reflets visibles d’états pathologiques du prématuré ou du nouveau-né malade. Il peut encore succomber. 

         • Dans tous ces cas, l’observation biologique rejoint la traduction théologique. 

 

         6. Conclusion

 

         6. 1. Et les dieux dans tout ça ?

 

         Si la sentence de l’épreuve décrite plus haut dépend bien de Nout, ⁄ Hnmt nrw « Nourrice des dieux », grande pédiatre et professeur émérite d’Isis, nous avons vu que dans certains cas pathologiques, il est possible que la mère puisse encore espérer une conclusion non définitive. Ce peut être un effet transitoire. Tout dépendra de l’étiologie. Au moins le test aurait-il signalé un problème entraînant une surveillance accrue du nourrisson qu’il eût été utile. Et comme nous l’avons déjà indiqué, cet exercice peut faire partie d’une politique globale et être suivi d’une thérapeutique d’apprentissage quand cela est possible. Thot peut permettre au médecin de discerner, au vu de cet examen, si une solution est possible, et de poursuivre un allaitement dirigé en bloquant les lunaisons de la femme ce qui doit, dans l’esprit égyptien et non sans une finesse d’observation naturaliste, grandement favoriser la lactation après l’accouchement, et avant cela même, la bonne diffusion des laitances lymphatiques dans le circuit maternel pendant toute la durée de la grossesse.

 

 


 

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Bès peut jouer du tambourin suivi de Thouéris (Taouret) comme sur l’appui de chaise de Youya [36], afin d’éloigner les causes de maladie, les visiteurs indésirables contagieux, garder et fêter la venue de l’enfant en compagnie de Bésit avec laquelle il peut distribuer à tous et pérenniser par retour solidaire, une nourriture placentaire au fœtus, puis extra-placentaire au nourrisson, par le biais du lait maternel enrichi des dons pâtissiers qui prendront en latin le nom de placente et de placenta, pour des galettes de « l’après-fait » (par analogie avec « arrière-faix »). Quant à Anubis, en grand connaisseur de toutes les phases de la reproduction terrestre, et de la perpétuation de la vie éternelle, il doit peut-être ensuite veiller à la bonne remise en place anatomique des organes concernés, « au crible » des résultats des pronostics maternels, et, vitaux, cela dès la naissance et pour l’éternité du nouveau-né, y compris de sa re-naissance. 

 

 

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          6.2. La naissance et la re-naissance pour tous

 

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[0H. von Deines, « Mutter der Menschen », Mitteilungen des Instituts für Orientforschung, IV, 1956, p. 27-39. 

[1] R.-A. Jean, « Le shedshedet la renaissance - II » – Enhommage à Madame Anne-Marie Loyrette, dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Paris, 15 février 2018, p. 13.

[2] R.-A. Jean, A.-M. Loyrette, La mère, l’enfant et le lait en Égypte Ancienne. Traditions médico-religieuses. Une étude de sénologie égyptienne (Textes médicaux des Papyrus du Ramesseum n° III et IV), édité par S. H. Aufrère, Collection Kubaba – Série Antiquité –Université de Paris 1, Panthéon Sorbonne, L’Harmattan, Paris, 2010, p. 185.

[3] S.H. Aufrère, « Le hiéroglyphe du crible à grain – et la métaphore désignant le nouveau-né dans l’Égypte ancienne», dans N. Grimal, A. Kamel, C. May-Sheikholeslami (éd.), Hommage à Fayza Haikal, Le Caire, 2003, p. 17-27. 

[4] R. Caminos, H. G. Fischer, Ancient Egyptian Epigraphy and Palaeography, New York, 1976, p. 49. H.G. Fischer, Ancient Egyptian Calligraphy, 11nd ed, MET, New York, 1983, p. 12. Les stries devraient être horizontales, comme cela est habituel dans les exemples jusqu'à la fin du Nouvel Empire. La seconde forme ne s'est produite que rarement avant la période libyenne (Caminos, Fischerop. cit. 1976, p. 49-50, note 78 / Junker, Gîza, VI, Mastaba de Wrk3j : fig. 103 p. 243, à droite). La troisième forme, avec des détails hachurés, est typique de la période archaïque mais réapparaît occasionnellement dans l'Ancien Empire (H. G. Fischer, Inscriptions from the Coptite nome : dynasties VI-XI, Pontificium Institutum Biblicum, Roma, 1964, p. 20). L'interprétation du signe a été contestée, mais sans que les arguments n’en soit vraiment convainquants (S. Curto, « Ricerche sulla natura e significato dei caratteri geroglifici di forma circolare », Aegyptus, 39, 1959, p. 226-261). 

[5] Sarcophage de Psammétiksébarekhyt, Musée des Beaux-Arts de Grenoble, MG 1996. G. Kueny, J. Yoyotte, Grenoble, Musée des Beaux-Arts : collection égyptienne, RMN (Inventaire des Collections publiques françaises, n°23), Paris, 1979, Cliché de première de couverture, et n° 125 p. 106-109.

[6] R. Labat, Manuel d’Épigraphie Akkadienne, P. Geuthner, Paris, 1976, n° 59 p. 61, et, n° 271 p. 131 ; J-P. Sliva, dans Dictionnaire akkadien, Association assyrophile de France, Paris, 2010.

[7] Secondine/segondine au pluriel vieilli : expression technique empruntée au bas latin médical secundina « arrière-faix » (Bartholomaeus, Anglicus, Edt.J. Corbichon, Propriétés des choses, 1372, livre VI, chap. 4, f oi r o).

[8] O. Lauffenburger, J-P. Sliva, dans Dictionnaire akkadien, Association assyrophile de France, Paris, 2005-2006.

[9] Förster Wb, 2002, p. 649.

[10] N= Hiérakonpolis, c’est-à-dire la Ville capitale fortifiée du 3Nome de Haute Égypte = le « Nome de la Forteresse » : la Place forte (l’enceinte) de l’Horus de Nékhen.

[11] Wb III, 300,4 ; Alex. 78.3062, 79.2235 « une enseigne » ; Erichsen1954, p. 362, dém. nsw. Hannig 1995, p. 606 « Chons-Standart » (enseigne de Khons) ; P. Barguet, « Un groupe d’enseignes en rapport avec les noms du roi », RdE 8, 1951, p. 9-19 ; G. Posener, « Le nom de l’enseigne appelée ‘Khons’ », RdE 17, 1965, p. 193-195. K. Myśliwiec, « Le naos de Pithom », BIFAO, 78, I, 1978, p. 174, et note 3. D. Meeks, dans U. Luft (éd.), « Le nom du dieu Bès et ses implications mythologiques », dansThe Intellectual Heritage of Egypt.Studies Presented to László KákosyStudAeg 14, Budapest, 1992, p. 426, note 33.

[12] Hannig1995, p. 606 « Chons-Standart » (enseigne de Khons).

[13] P. Lacau, Sur le système hiéroglyphique, Le Caire, 1954, p. 116. Ph. Collombert, Le tombeau de Mérérouka, (Paléographie hiéroglyphique 4), IFAO, Le Caire, 2010, § 240, p. 128 et 250, voir aussi le § 216 p. 115.

[14] D. Dunham, W.K. Simpson,The Mastaba of Queen Mersyankh III. G 7530-7540Giza Mastaba, I, Boston, 1974, fig. 4.

[15] W.K. Simpson, The Mastaba of Kawab, Khafkhufu I and II. G 7110-20. 7130-40 and 7150 and Subsidary Mastabas of Street G 7100Giza Mastaba, III, Boston, 1978, fig. 29.

[16] S. Hassan,Excavation at Giza III, 1931-1932, Le Caire, 1941, p. 117, fig. 104, et pl. XXXVII.

[17] G. Jéquier, Le monument funéraire de Pépi II, III, Les approches du templeFouilles à Saqqarah, SAE, IFAO, Le Caire,1940, pl. 31.

[18] M. Verner,The mastaba of Pthashepses : ReliefsAbusir, I, Prague, 1986, p. 106 et n° 157 p. 171 et photo 98, avec une spirale.

[19] R.-A. Jean, A.-M. Loyrette, op. cit. 2010, p. 185.

 

 


 

24

 

[20] Wb III, 244,10 - 245,22 ; Alex. 77.3020 « protéger, garder », 78.2961 (wj mkj « accorder l’immunité » à un temple), 79.2166 « épargner, mettre à part » ; Hannig- Wb I & II,2 - 22965 « schützen » (protéger) ; PtoLex. p. 710 ; Cauville1997, III, p. 415 « protéger, être protégé » ; Erichsen1954, p. 352, dém. wj « protéger » ; KoptHWb p. 564. 

[21] R.-A. Jean,« Le shedshed et la renaissance - II » – En hommage à Madame Anne-Marie Loyrette, dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Paris, 15 février 2018.

[24] Wb III, 244,10 - 245,22 ; Alex. 77.3020, 78.2961 « protéger, garder », 79.2166 « épargner, mettre à part »  ; Hannig-Wb I & II,2 - 22965 « schützen » (protéger)  ; PtoLex. p. 710, « to protect » (protéger) ; Cauville1997, III, p. 415, wj « protéger ». Erichsen1954, p. 352, dém. wj « protéger » ; KoptHWb, p. 564. 

[25] Meeks 2006, p. 22, note 330 p. 110 « enveloppe maternelle ». Lefebvre1955, p. 409 ; Grandet, Mathieu1997, p. 698. L’aire de battage est alors recouverte de grains, piquetée (Malaise, Winand1999, p. 725). Voir aussi les significations sp « arriver », et, spj « être de reste », « le restant ». 

[26] Pierre Lacau,Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes : pour servir de bulletin à la Mission Française du Caire, 27, IFAO, Le Caire, tome 11, 1905, n° XVII, ligne 15 A et B, exemple peut-être à lire pour nous : « (au dedans de = partie comprise dans) l’utérus ». Voir aussi ici même la fig. 16 p. 6.

[27] Wb III, 300,4 ; Alex. 78.3062, 79.2235 « une enseigne » ; Erichsen1954, p. 362, dém. nsw. Hannig1995, p. 606 « Chons-Standart » (enseigne de Khons) ; P. Barguet, « Un groupe d’enseignes en rapport avec les noms du roi », RdE 8, 1951, p. 9-19 ; G. Posener, « Le nom de l’enseigne appelée ‘Khons’ », RdE 17, 1965, p. 193-195. K. Myśliwiec, « Le naos de Pithom », BIFAO, 78, I, 1978, p. 174, et note 3. D. Meeks, dans U. Luft (éd.), « Le nom du dieu Bès et ses implications mythologiques », dansThe Intellectual Heritage of Egypt. Studies Presented to László KákosyStudAeg 14, Budapest, 1992, p. 426, note 33.

[28] Wb III, 299, 5-19 ; Alex. 77.3116, 79.2234 « parcourir », 78.3060 « se diriger vers (r) » ; Hannig-Wb I & II,2 - 23722, « durchziehen, durchfahren » (faire passer, traverser) ; PtoLex. p. 736 « to traverse » ; Cauville1997, III, p. 425 « circuler, parcourir », nznt « venir de » ; KoptHWb p. 567. 

[29] Voir par exemple : Lexa1925, III, pl. LI, fig. 86 en haut à droite. Voir aussi en dernier lieu, St. Quirke,Birth Tusks : the Armoury of Health in Context - Egypt 1800 BC, London, 2016 : Petrie Museum UC 16382, p. 28 ; Museo Archeologico di Fireze ME 9344, n° 30 p. 257 ; British Museum EA 18175, n° 32 p. 258-259 ; British Museum EA 24426, n° 45 p. 269.

[30] R.-A. Jean, A.-M. Loyrette, op. cit. 2010, p. 181-195.

[31] Voir par exemple : Eb. Otto, LdÄ, I, « Dua », col. 1147.

[32] R.-A. Jean, A.-M. Loyrette, op. cit. 2010, p. 213-214.

[33] Voir par exemple : A. L’Herminé-Coulomb, « Examen du placenta », EMC - Obstétrique, p. 5.070.C.20 ; R. Gabriel, G. Harika, C. Quereux, C. Napoleone, P. Wahl, M. Palot, « Délivrance normale et pathologique », EMC - Obstétrique, p. 5.108.M.10. 

[34] R.-A. Jean, A.-M. Loyrette,2010, p. 107-114.

[35] R.-A. Jean, A.-M. Loyrette,2010, p. 191.

[36] Voir par exemple : Lexa1925, III, pl. XXXIV, fig. 4. 

  

  


 

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