Article complet du lundi 6 juin 2016 :

ANATOMIE - LE BASSIN DE L'HOMME - ATLAS (1)

 

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• Richard-Alain Jean, « Anatomie humaine. Le bassin – VII. L’appareil génito-urinaire de l’homme - Atlas (1, 2ème partie) », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Angers, 6 juin 2016. 

 

 


 

 

 

 

 

 

ANATOMIE HUMAINE

LE BASSIN – VII

L’APPAREIL GÉNITO-URINAIRE DE L’HOMME

ATLAS (1, 2ème PARTIE)

 

 

Richard-Alain JEAN

 

 

          Pour l’étude totale du bassin nous avons ainsi pour les deux sexes : R.-A. Jean, « Anatomie humaine. Le bassin - I », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Cherbourg, 4 juillet 2014 ; — , « Anatomie humaine. Le membre inférieur – II, Atlas anatomique égyptien commenté (1) La hanche », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Cherbourg, 20 novembre 2014 ; — , « Anatomie humaine. Le bassin - II. Atlas anatomique égyptien commenté. Les bassins masculin et féminin », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Cherbourg, 15 janvier 2015 ; — , « Anatomie humaine. Le bassin – III. Anatomie de la femme (4), Les parties molles », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Cherbourg, 1er décembre 2015 ; Richard-Alain Jean, Anne-Marie Loyrette, « Anatomie humaine. Le bassin – IV. Anatomie de la femme (5), Les parties molles, Aspects comparés et symboliques », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Cherbourg, 15 janvier 2015 ; Richard-Alain Jean, « Anatomie humaine. Le bassin – V. Anatomie de la femme (6), Atlas (1) », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Cherbourg, 26 février 2016 ; — , « Anatomie humaine. Le bassin – VI. L’appareil génito-urinaire de l’homme et Atlas (1ère partie) », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Angers, 15 mai 2016, auxquels s’ajoute ce présent Atlas (1) concernant les organes génitaux et urinaires de l’homme. Le prochain Atlas sera chirurgical.

 

 


 

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         1. Les étuis péniens

 

         Pour les représentations les plus anciennes des sexes masculins, il faut remarquer les appareillages péniens dont sont parfois dotés les hommes de ce temps (Fig. 2-7). Bien qu’androgyne (pBerlin 13603), même le génie symbolisant le Nil Hâpi pouvait en être doté. Ces objets devaient approcher dans leurs formes ceux dont étaient revêtus les membres virils de certains guerriers africains autrefois, et aussi, ceux que portaient encore leurs descendants il n’y a pas si longtemps dans certaines occasions, et immortalisés sur les clichés des ethnologues [1].

 

 

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         Ces parures sont portées libres, mais pour la chasse et la guerre, elles sont fixées par un cordonnet à la ceinture (Fig. 8-11), comme le montrent aussi les anciennes représentations (Fig. 2-7). Leur utilité est hygiénique, car les différents modèles en vannerie, en cuir, ou en corne, protègent le membre des blessures – sauf les testicules. Mais aussi, ils offrent à plusieurs moments de la vie, comme pendant les phases des diverses initiations, des signes distinctifs, plus ou moins longs, importants, ou savamment ornés de motifs colorés, de poils d’animaux féroces, ou de plumes d’oiseaux de proie. Les raisons rationnelles, plus les formes que devaient prendre ces étuis pour les causes de prestige et d’insertion sociale tribale, devaient être également valables pendant l’antiquité.

         Nous allons voir contre toute attente que cet attribut a aussi été porté … par des femmes (!) et probablement dans un contexte religieux réservé et très ancien au Tchad, croyances qui semblent s’être diluées pour d’autres raisons plus pragmatiques ensuite.

 

 

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         Des femmes ont donc parfois été affublées des tels appareillages virils (Fig. 12-17). C’est le cas de plusieurs représentantes de la gent féminine Sara-M’Baye-Yamodo (habitant la subdivision administrative de Doba, Moyen-Logone au Tchad). D’après les missionnaires jésuites, à l’origine, cette distinction n’était accordée qu’à un petit nombre de princesses s’étant vu attribué quelques pouvoirs religieux d’ordres agraire et de fertilité humaine. Puis, durant l’époque coloniale, cette parure c’est répandue à force d’être distribuée à leurs progénitures du même sexe, car elles voulaient à ce moment « fermer à Koï, l'Esprit-du-Mal, les portes de leur corps » [2] (l’Esprit en question étant alors censé sévir par l’intermédiaire des colons indélicats). Cette coutume a depuis quasiment disparue. Le « gol », car c’est le nom de ce substitut pénien, était confectionné, lors de cérémonies particulières, avec les fibres d'un arbre réunies les unes aux autres par de la ficelle très fine, et le tout teint en rouge. Or, si môteu est le nom de cet arbre, il signifie aussi « pénis » en langue Sara-M’Baye. Sa courbure est également celle du couteau de jet en bois jaune que les fiancés portent sur l'épaule lorsqu'ils rendent visite à leur future femme. Et ce couteau de jet de parade s'appelle aussi « gol ». Enfin, si la plupart de ces femmes n’avaient sous la grosse extrémité du « gol » que la ceinture de soutien « gogne », d'autres plus « gradées », d’après le Père Bouzi, portent à cette endroit une grosse grappe de cauris blanchis, le « houla », qui simule bien une paire de testicules (fig. 15-16-17). De plus, le souci du détail anatomique se révèle dans le tissage de la partie priapoïde du « gol » qui, c’est évident (fig. 17), représente un gland et son méat bien visible [3].

         Personnellement, je me demande si cet attribut, calqué sur le modèle anatomique phallique, ne résonne pas comme un très lointain écho théologique issu des anciennes déesses ayant force générationnelle. On peut penser à l’entité guerrière Neith (2/3 d’elle sont masculin), son nom même peut être accompagné dans sa graphie  d’un signe  de fertilité  masculine  D53 (Fig. 18) . 

 

 

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Jean-François Champollion déjà interprète une figure qu’il donne comme une Neith-Pantée à partir d’une planche de Belzoni (6bis) [4], avec le détail anatomique, conforme à un texte funéraire de Turin (IIIe partie, sect. III, formule 19) : « en son lieu, elle porte un phallus » (pl. 6 quater, ligne 5). L’organe viril en question est peint en rouge (Fig. 19). Cette déesse doit correspondre à une forme de Nout en tant que Sekhmet-Bastet-Rat comme nous l’indique le Ch. 164,12 du Livre des Morts [5] – en effet, elle doit être pourvue d’un sexe masculin en phase érectile [6] comme le montrent des vignettes [7] (Fig. 20) et appelé ici m[8], car il s’agit, dans sa complexité, d’une divinité paniconique. Nous trouverons encore plusieurs représentations de divinités ithyphalliques à tête de lionne, comme dans le temple de Khonsou à Karnak (Fig. 21), ou encore à Hibis (Fig. 22) [9]. On peut aussi penser que dans une très ancienne période prédynastique, une veuve chef de lignée se soit attribuée une forme forte d’étui pénien, et ceci pour affirmer à la face des anciens compagnons d’arme de son mari défunt son pouvoir dynastique.

 

 

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         2. Anatomie

 

         Nous en avons déjà parcouru l’essentiel dans l’article précédent, mais en voici encore quelques schémas (Fig. 23-24). D’autres dessins concernant la description de l’extrémité de la verge avec le gland et son prépuce seront présentés à propos de la circoncision dans le prochain atlas chirurgical.

 

         2.1. Le petit bassin

 

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         2.2. La vascularisation

 

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         2.3. Anatomie comparée

 

         Le gros et le petit bétail comme les porcs, ou encore les moutons, les boucs, étaient susceptibles de bien des observations naturalistes, d’interventions vétérinaires (castrations …), de découpages en boucheries, et aussi, de dissections. Ainsi, les testicules du mouton, dont les aspects principaux sont assez proches de ceux de l’homme ont du faire l’objet d’observations (Fig. 25-26). De la même façon, par son analogie avec le membre viril masculin, celui de différents singes domestiques, puis du babouin (Fig. 27 et 28), a très probablement été exploré avec intérêt.

 

 

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         4. Les phallus préhistoriques

 

         Pour l’Europe, je ne montrerai ici que trois pénis néolithiques et présentés lors de l’exposition « Sexo en piedra [10] » à Atapuerca en Espagne, près de Burgos en juillet 2004 en remerciant Marcos García Díez et Javier Angulo Cuesta pour leur accueil. On reconnaîtra au centre le double sexe (au repos et en érection) provenant de la Gorge d’Enfer des Eyzies en Dordogne (Fig. 29 a et b). La veine dorsale et les veines circonflexes sont suggérées, ainsi que la marque cicatricielle de circoncision annulaire. J’ajouterai encore deux bâtons phalliques du paléolithique (Fig. 30 a et b), et un phallus aurignacien (Fig. 31). Ces objets sont intemporels.

 

 

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         5. Les sexes prédynastiques

 

         Pour l’Égypte elle-même, j’ai choisi de montrer un groupe d’objets prédynastiques provenant de Mahasna, et représentant un homme debout entouré de quatre défenses d'hippopotame sculptées en un style phallique (Fig. 32). Voir aussi deux personnages nus (Fig. 33), puis, un homme seul (Fig. 34), et encore un autre homme avec des chiens en laisse (Fig. 34), ils sont tous figurés sur trois vases différents Nagada I [11].

 

 

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         Les palettes qui nous sont parvenues montrent plutôt l’anatomie des ennemis morts au combat ou noyés, ou dévorés, comme ceux figurant sur une fraction de la « Palette du champ de bataille » conservée au British Museum (Fig. 36) [12]. J’en reparlerai.

 

 

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         6. Les phallus antiques

 

         6.1. Les signes hiéroglyphiques

 

         Ils sont très reconnaissables. Aussi, je ne reprendrai ici que quelques variantes de hiéroglyphes datant de l’Ancien Empire pour le premier (Mastaba de Ty) – jusqu’à ceux de l’Époque Ptolémaïque pour les suivants (Kôm Ombo, Edfou …), en passant par la XIXe dyn. (Tombe de Séty Ier) avec le tout dernier représentant une paire de testicules. Le sillon balano-préputial est bien visible sur le premier, le quatrième, et le cinquième signe, il manifeste une circoncision. Je reviendrai sur le cas du premier.

 

 

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         6.2. Les objets votifs

 

         Bernard Bruyère a découvert un phallus en bois d’époque ramesside dans une chapelle votive de Deir el-Medinet [13]. Beaucoup d’autres phallus votifs ont été retrouvés éparpillés sur le sol dans la chapelle d'Hathor construite par Thoutmosis III à Deir el-Bahari. Ils sont conservés au British Muséum [14] (Fig. 38-39). Certains sont encore munis d’une jointure carrée à la racine et servant à les insérer dans les statues correspondantes. Ces objets étaient probablement utilisés au cours des festivals « célébrant » l'union sexuelle de la déesse Hathor avec le dieu créateur. Ces cérémonies avaient aussi – plus prosaïquement pour but – d’assurer, à la fois, la fertilité agricole, mais également la fertilité des hommes et des femmes afin de leurs accorder une descendance [15]. Si leurs tailles sont respectables (12 à 36 cm), d’autres plus petits et d’usage domestique sont destinés à être fichés dans de plus petites statuettes en bois (Fig. 40-41) [16]. Les degrés de l’inclinaison aménagée ne laissent aucun doute sur la faculté physiologique à recouvrer. Cet usage très ancien perdurera longtemps, même chez les Coptes.

         Dans la mesure où la fête hatorique facilitatrice concerne simultanément les deux sexes, on peut aussi se demander si « l’érection » ligneuse, ainsi présentée, ne bénéficiait pas seulement aux hommes, mais aussi, par l’intermédiaire de la divinité excitatrice, également à la représentation féminine. Cette dernière se réclamant alors d’une forme panthée (à l’une des faces léonine), et disposant d’un pseudo-phallus – arrangé comme un étui substitut pénien dont j’ai déjà parlé plus haut, et dont nous aurions un lointain écho africain consacrant finalement dans la durée la « puissance féminine » créatrice. Ceci pourrait-il remonter à la notion de mswt(w) par les phallus des « femmes-esprits » [17] (p.Ramesseum VI 1,96) [18] dans un contexte particulier de pseudo-hermaphrodites par assimilation divine des femmes présentes sur le modèle des « esprits hybrides » (?) Ce concept reliant alors les « axes de complémentarité » mâle et femelle primordiaux explorés dans mon dernier article au sujet d’une très ancienne forme hiéroglyphique mixte [19]. Rappelons aussi que la « puissance vitale » revient au ka du sujet et que les divinités ont plusieurs kas à leur disposition.

 

 


 

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         Une cause psychologique bénigne d’impuissance pouvait être levée par un acte iatromagique. Après tout, déjà faire le rêve d’une érection (nḫt) signifie quelque chose (p.Chester Beatty III recto 8-11) [20]. En réalité, cela correspond à un signe potentiel donné dans un songe [21], même si ce n’est pas vraiment l’effet indiqué dans cet écrit non médical : « Un homme se voit dans un rêve et constate l’érection de son pénis (nḫt) : mauvais : cela signifie la victoire (nḫtw) pour ses ennemis » – il s’agit d’un jeu de mot engageant la « puissance » des belligérants. Le sens profond de ce texte incite en fait le combattant à se surpasser et prépare son subconscient à la rudesse de l’engagement. Ce très court passage mérite d’être mentionné dans l’histoire de la psychologie militaire.

 

 

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         Pour les autres objets muséologiques votifs, voici par exemple un phallus à la taille démesurée par rapport à celle de son propriétaire, et encore bien visiblement muni de son prépuce (Fig. 42). À côté, je fournirai encore un phallus débutant en haut par la tête du dieu Horus paré de la tresse de l’enfance (Fig. 43). Cette pièce reflète une vitalité naissante de bonne augure, et dans l’esprit de concorde sexué – ardemment souhaité pendant le déroulement échevelé des fêtes d’Hathor – dont un aspect très « technique » à ci-dessus déjà été évoqué.

 

 

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         Ensuite, je délaisserai provisoirement ici toutes les amulettes érotiques et autres figurines produites à profusion et dont les catalogues sont friands. Non pas par pudibonderie, mais parce ces caricatures phalliques ne reflètent pas vraiment dans leurs proportions la pure réalité anatomique (!) – pour preuve simplement les deux premiers objets ci-dessus, et encore deux groupes exposés au Brooklyn Museum (Fig. 44-45), du reste fort appréciés par les touristes ... et j’en montrerai un autre à propos de la philosophie de la reproduction en Égypte Ancienne dans un prochain article.

 

 

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         6.3. La statuaire, les reliefs, et les peintures

 

         Les âges de la vie sont bien représentés dans la statuaire, les reliefs, et les peintures à la détrempe. Comme je l’ai déjà indiqué, les enfants et les plus jeunes hommes ne sont jamais représentés circoncis. Ainsi, l’on peut assez souvent remarquer un assez long prépuce sur les verges enfantines (Fig. 47-48), ou sur des pénis déjà plus matures bien que juvéniles (Fig. 49-51). Voir encore par exemple les jeunes hommes au prépuce pointu du mastaba d’Idou à Saqqarah (Fig. 51), contrairement à leurs aînés figurés plus loin. La circoncision n’était en effet pas constante comme nous l’avons observé en faisant transporter les momies de la Vallée des Reine avec Anne-Marie Loyrette [23]. Les souverains eux-mêmes pouvaient y échapper [24], tels Ahmosis (fondateur de la XVIIIe dynastie et du Nouvel Empire), et encore les pharaons Aménophis I et II – et bien d’autres dignitaires.

 

 

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         7. Mumiologie

 

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         Je joindrai encore deux exemples de sexes d’Époque Romaine conservés in situ. Pour le premier, le sexe est enveloppé de bandelettes passées en croisillons provenant du pelvis (Fig. 57). Il est lui-même engainé dans un fourreau de bandelettes, le scrotum aplati enveloppant la racine de la verge. Le deuxième est bandeletté séparément du bas vers le haut et repose sur un bourrage (Fig. 58) [25].

 

 

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         8. La semence

 

         J’évoquerai ici par un dessin de Léonard de Vinci (Fig. 59), le trajet de la semence (en bleu) tel qu’il pouvait être perçu depuis des temps très anciens nous l’avons vu. Théorie encore acceptée à la Renaissance. Ainsi, l’auteur fait très nettement correspondre un canal partant des dernières racines nerveuses issues de la colonne vertébrale (comme pour la femme) avec l’extrémité du phallus, et dans un trajet établi en continuité directe avec l’urètre – sans passer par les testicules – contrairement aux médecins égyptien comme le dit le Papyrus Ebers (qui ne cite pas la moelle comme je l’ai déjà indiqué tout en précisant les notions politiques annexes).

 

 

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[1] Voir par exemple : G. Muraz « Les cache-sexe du Centre-africain », dans Journal de la Société des Africanistes, 1932, tome 2, fascicule 1. p. 103- 112 et pl. II clichés 3 à 6. Et encore une fiche du Musée ethnographique Théodore Monod : http://www.veroeddy.be/afrique/senegal/musee-ethnographique-theodore-monod, et cliquer sur « Étui pénien chez les Bassaris » dans la première page.

[2] G. Muraz, Vocabulaire français-arabe tchadien-sara – Éssai de classification des tribus Sara. Superstitions locales, coutumes et pratiques de la médecine indigène dans la race Sara, Ch. Lavauzelle, Paris, 1931, Appendice p. 311.

[3] Muraz op.cit 1932, tome 2, fascicule 1. p. 110, et auquel j’ajoute les réflexions du Père Bouzi S.J. qui a bien connu cette ethnie. Ce religieux m’a également indiqué des faits comparables au Soudan et qui avaient été constatés par des religieuses Auxiliatrices entre deux guerres. D’après elles, une seule femme possédait alors cet ornement et se le transmettaient de mère en fille.

[4] J.-Fr. Champollion, Panthéon égyptien, 1823, pl. 6bis.

[5] Budge 1898, vol. Text, p. 417, Translation, p. 274. Barguet 1967, p. 237. Faulkner 1972, p. 160 et vignette p. 163. Carrier, Melchat 2, 2009, p. 699, Melchat 6, 2010, p. 693

[6] Cl. Traunecker, Les dieux de l’Égypte, Que sais-je ? n° 1191, Presses Universitaires de France, Paris, 1992, p. 54.

[7] Voir par exemple : Faulkner 1972, vignette du pBM10257/21 en noir et blanc, p. 163.

[8] R.-A. Jean, « Anatomie humaine. Le bassin – VI. L’appareil génito-urinaire de l’homme et Atlas (1ère partie) », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Angers, 15 mai 2016, p. 5 et note 31 p. 17.

[9] N. De Garis Davies, The Temple of Hibis in el-Khârgeh Oasis, Part III, The Decoration, Metropolitan Museum of Art, New York, 1953, Sanctuary (A), South Wall, pl. 4, l. V; description, p. 11.

[11] Pour l’interprétation, se reporter à : Midant-Reynes, Préhistoire de l’Égypte, des premiers hommes aux premiers pharaons, Paris, 1992, p. 163-169.

[12] Pour l’interprétation des palettes de cette époque, se reporter encore à : Midant-Reynes op. cit 1992, p. 217-234.

[13] Bernard Bruyère, Rapport sur les fouilles de Deir el-Médineh (1929), FIFAO 7, Le Caire, 1930, p. 69.

[14] Londres, British Museum EA41172, EA47776, EA47779, EA47786, EA48109, EA48108 …

[15] Voir à ce sujet : G. Pinch, Votive offerings to Hathor, Griffith Institute / Aschmolean Museum, Oxford, 1993.

[16] Pour des statuettes votives en bois avec un trou pour l'insertion d'un phallus, voir encore : M.-H. Rutschowscaya, Catalogue des bois de l'Égypte copte, Éditions de la Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1986, nos 290-92.

[17] R. B. Parkinson, Reading Ancient Egyptian Poetry : Among Other Histories, Chichester and Malden, Wiley-Blackwell, 2009, p. 148-49.

[18] A.H. Gardiner, « Hymns to Sobk in a Ramesseum Papyrus », RdE, 11, Paris, 1957, p. 52 et pl. 3.

[19] Richard-Alain Jean, « Anatomie humaine. Le bassin – VI. L’appareil génito-urinaire de l’homme et Atlas (1ère partie) », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Angers, 15 mai 2016, p. 9-10.

[20] A.H. Gardiner, Hieratic Papyri in the British Museum, 3rd Series : Chester Beatty Gift, I, London, 1935, 9-27, pls. 5-12 ; avec : Hieratic Papyri in the British Museum, 3rd Series : Chester Beatty Gift, II, London, 1935, Plates 7 & 7A, Recto 7-9 ; Plates 8 & 8A, Recto 10 & 11 (only half of col. 11) ; Plates 11 & 11A, Verso 4-5 ; Plates 12 & 12A, Verso 5.

[21] Voir en général pour les rêves : K. Szpakowska, Behind closed eyes : dreams and nightmares in ancient Egypt, Classical Press of Wales, 2003 ; — « Dream Interpretation in the Ramesside Age », dans M. Collier et S. Snape (ed.), Ramesside Studies in Honour of K. A. Kitchen, Bolton, 2011, p. 509-17. Et encore, Ed. Bresciani, L’Égypte du rêve, Paris, 2005, p. 88.

[22] Dans ce texte mythologique, c’est Osiris qui se trouve installé sur le sexe de Seth tranché par Anubis et lui servant de siège afin d’asseoir sa domination définitive sur ce dieu, et aussi, recouvrer par la même occasion une furieuse puissance sexuelle par transfère (Pour la traduction, voir : J. Vandier, Le Papyrus Jumilhac, CNRS, Paris, 1962, p. 131). Le défunt, à l’imitation d’Osiris, conservera sa puissance dans son éternité.

[23] Voir encore par exemple : J.F. Nunn, Ancient Egyptian Medicine, 2002, p. 171.

[24] R.M. Janssen, J. Jack, Growing up in Ancient Egypt, Rubicon Press, Londres, 1990.

[25] An. Macke, Chr. Macke-Ribet, Rapport sur l’Étude des restes humains effectuée dans les tombes 51, 21, 65, 31, 39, 23 de la Vallée des Reines, Unité 1064 du CNRS - CEDAE, Le Caire, 1991, p. 58 et 64.

 

 


 

ANATOMIE HUMAINE - LE BASSIN 

HOMME & FEMME

 

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Cliquer :  LE BASSIN - IV - FEMME - Aspects comparés et symboliques

Cliquer :  LE BASSIN - V  - FEMME - Atlas (1)

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Cliquer :  ANATOMIE DE LA FEMME (8) - Atlas (2)

Cliquer :  LE BASSIN - VI - LE BASSIN DE L'HOMME

Cliquer :  LE BASSIN - VII - LE BASSIN DE L'HOMME - Atlas (1)

                 = votre lecture en cours

Cliquer :  LE BASSIN - VIII - LE BASSIN DE L'HOMME - Atlas (2) 

                Atalas chirurgical - LA CIRCONCISION

 

 

 


 

TABLES

 

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