Article complet du samedi 13 avril 2019 :

CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XXVIII

 

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• Richard-Alain JEAN, Anne-Marie LOYRETTE, « Clinique obstétricale égyptienne – XXVIII . L’enfant à naître (8) L’environnement de la naissance (3) L’espace médical (1) », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Paris, 13 avril 2019.

 

 

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CLINIQUE OBSTÉTRICALE ÉGYPTIENNE - XXVIII

L’ENFANT À NAÎTRE (8)

L’ENVIRONNEMENT DE LA NAISSANCE (3)

L’ESPACE MÉDICAL (1)

 

 

Richard-Alain JEAN

Anne-Marie LOYRETTE

 

 

  

          Si l’environnement de la naissance, dans son espace médico-magique tel que les égyptiens le concevaient, s’étend, des premiers soins généraux, – avec leurs moyens d’applications, jusqu’aux aides morales, psychiques, et religieuses les complétant, étudiées précédemment – l’espace obstétrical immédiat, lui, dans le contexte clinique proche de celui de l’accouchement, comprend les premières médications, prescrites à but préventif ou curatif, pour la mère, et l’enfant à naître par son intermédiaire, – ainsi que les moyens pratiques de leurs mises en œuvre par la femme elle-même, ou bien, par l’intermédiaire du médecin et des professionnelles spécialisées préposées à son chevet. 

         En ce qui concerne les textes médicaux eux-mêmes qui nous sont aujourd’hui conservés – et sur lesquelles nous aurons à revenir dès que les papyrus en cours d’étude, à Montpellier, à Paris, et à Copenhague, seront totalement publiés – nous ne proposerons parmi eux, pour le moment, et dans cet intervalle, que quelques unités obstétricales, ou médicales et magiques, comme celle prise dans le papyrus de Londres que nous allons aborder ici même. Nous montrerons ensuite quelques artéfacts muséologiques et objets utiles à la naissance, qui sont nécessaires quant à une utilisation spécifique chez la femme, comme les cornes évidées, des versoirs vaginaux, et encore divers flaconnages. 

 

 


 

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          1. Les premières médications générales

 

         Entre les autres médications figurant dans le Papyrus Magique et Médical de Londres BM EA 10059, nous avons choisi d’étudier ici juste un exemple, avec une formulation prescrite juste après une formule magique dépendante (énonciation en deux temps), l’ensemble est pris dans l’incantation 28 de Leitz localisée au niveau de la Pl. IX, 12-14a (= Wreszinski. 40. 13, 9-14) [1].

 

 

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         Le papyrus est abîmé, mais dans la première partie l’on peut comprendre, que dans un premier temps, le rédacteur du texte s’emploie à produire un manifeste d’éloignement des sources maléfiques divines (9a), mâles (9b), ou femelles (9c), à l’endroit d’une femme enceinte comme l’indique la deuxième partie (13b), et ceci, avec l’aide majeure des divinités d’Héliopolis (10b). Il n’y a donc pas lieu d’avoir peur (10c) – sous-entendu, pour la mère et l’enfant. 

         L’auteur préconise ensuite, dans un deuxième temps, une médication toute pragmatique composée d’un tissu de fils fins comme support (10d), auquel on adjoint – a) pour la fraction magique : quelques poils d’un ânon, et quelques duvets d’une hirondelle noire, et – b) pour la fraction thérapeutique : du foie de tortue (10e - 11a), et un peu plus loin, du foie de porc (13a).

         Puis, certain de l’efficacité du traitement, le prescripteur énonce déjà dans un troisième temps, et de manière persuasive pour la patiente – 1) La dynamique du traitement, en montrant la route à suivre pour ce qui est mauvais (11d), puis, 2) L’effet général escompté (sur le fœtus) dont l’issue (utérine) reste bien close (11 e-f) – sous-entendu, jusqu’à l’accouchement.

         À la suite de cela, et dans la deuxième partie de cette unité textuelle, il est indiqué que le dispositif médical obstétrico-magique à confectionner avec les moyens apportés, doit être utilisé de la manière suivante :

 

 


 

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         Notes. – (a) « un tissu de fils fins ». C’est-à-dire, un tissu neuf fait de lin fin de bonne qualité.

         (b) « de la plumule d’hirondelle noire ». C’est aussi la lecture d’Eugène Strouhal, qui donne « feathers of the black swallow » : E. Strouhal, Bř. Vachala, Vymazalová, The medicine of Ancient Egyptians. 1 : Surgery, Gynecology, Obstetrics, and Pediatrics, Cairo - New York, 2014, p. 123-124. Bardinet 1995, p. 489 : « Le duvet d’un pigeon noir (?) ». Mais il faut remarquer ici, que les « plumes » ne sont pas citées, aucune n’est donc arrachée à l’oiseau. Le prélèvement se limitera ainsi au « fin duvet » résiduel laissé dans le nid. Il ne reste parfois en effet qu’un semblant de poils fins sans calamus : « la plumule ». Cette formulation cumulera ainsi, à la fois, les pouvoirs préventifs de l’hirondelle noire, et les entrelacs du nid dans lesquels se perdront par projection, les sources du mal, et par conséquent, tous les maux. Nous en avons déjà parlé [2] (et voir encore : Cf. infra).

         (c) Des poils à la fois très doux et plus clairs, pratiquement blonds, et donc, des poils d’un âne très jeune, d’un « ânon ». Bardinet 1995, p. 489 : « Les poils d’un âne nouveau-né ». Nous noterons que ces deux derniers composants ont également été choisis en tenant compte de leur douceur, et ceci, afin de ne pas provoquer de lésion au niveau de son application, et aussi, de la nature du message transporté, qui doit régler « en douceur » pour la mère et pour l’enfant à naître, les futurs problèmes à éviter, ou à traiter. Il y a déjà incontestablement, dans cette prescription, un souci d’innocuité. 

         (d) Il s’agit donc d’une pièce de tissu assez longue pour permettre de réaliser au moins quatre nœuds, c’est-à-dire, d’une bande d’étoffe fine qui sera repliée de manière à réaliser quatre petits tampons. Le fait de demander à commencer « par la gauche » doit avoir un double sens. À notre avis, bien entendu ici un sens magique inévitable pour l’entourage de la dame en ces temps très anciens (quoi que ! ) [3], mais aussi, un sens pratique technique du geste.

 

 


 

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Et d’ordonner ainsi, une manœuvre à laquelle l’auteur souhaite que le réalisateur fasse attention et la garde en mémoire, en prescrivant le soin d’effectuer à chaque fois, un nœud un peu lâche, et de façon à ce qu’ils correspondent, tous, à des nœuds plats : des tampons. On peut aussi penser que la « récitation » terminale corresponde également à une récapitulation mentale vérificatrice du geste par quatre fois sous-entendue (14b), et qui donnerait quelque chose comme : « Ai-je bien réalisé chaque nœud à la manière d’un tampon efficace pour le traitement et supportable pour la patiente ? ». C’est un principe de déontologie.

         (e) Introduits de cette façon dans le rectum, deux nœuds tamponneront la partie intra-rectale basse, ces deux unités limitant l’extrémité supérieure du canal anal, et les deux autres unités restantes tamponneront la partie inférieure du canal anal, c’est-à-dire, la marge anale avec l’anus. Ce dispositif savant sert de support au traitement intra-rectal, au traitement du canal anal, et, au traitement externe de l’anus. Il doit donc y avoir ici deux cibles différentes, ou plus sûrement, deux cibles cumulées.

         (f) En somme, tous problèmes locaux digestifs bas, qu’ils soient de nature vasculaire avec émissions sanguines à partir des veines hémorroïdales [4], puis, entérologique et fonctionnelle [5].

         (g) Nous apprenons seulement ici que la femme est enceinte, bien que la composition magique citée deux fois en amont pouvait déjà le laisser penser (hirondelle et ânon) ; et aussi très probablement, et selon les traductions possibles, l’exhortation contre la peur, dont le texte est très abîmé (lacunes) et qui s’adressait peut-être à un enfant mâle ou à une représentation divine par assimilation (10c).

         (h) Lit. « voir des rêves », c’est-à-dire, avoir des cauchemars réflexes, classiquement dus aux pressions intra-abdominales trop fortes exercées par des ballonnements excessifs. Il s’agit ici d’un symptôme ayant à son origine une double composante fonctionnelle : une constipation suivie de gaz [6].

         (i) Cf. supra, la fin de la note (d).

 

         Théodynamie. – L’on remarquera que deux produits animaux sont destinés, dans cette formulation, à un usage proprement magique, c’est-à-dire, très probablement pour ce texte et dans ce contexte, de la plumule d’hirondelle, et, du poil d’un âne nouveau-né. 

         Pour l’hirondelle (Fig. 4), il faut bien remarquer qu’il s’agit ici d’une hirondelle noire (Fig. 5), et donc, il faut le souligner, d’une bonne annonciatrice du temps précédant, cette fois, l’accouchement, contrairement à ce que nous avions déjà étudié ailleurs à propos de l’hirondelle rousse toute éclaboussée du sang de couche de Nout après la naissance du soleil. Et en effet, nous connaissons déjà pour cette dernière, le fort pouvoir d’alerte et de sécurité, magiquement suscité et renforcé par le fardage in situ de l’animal (Jean, Loyrette, 2010 : pRamesseum III. B, p. 23-34, et p. 287-302) [7]. La nuit utérine de la femme gestante, rejoint alors la nuit noutéenne divine d’où surgira le soleil, puis, à son image le pharaon, et à son imitation, tout nouveau-né de ce fait protégé.

         En ce qui concerne l’ânon, nous savons que les produits de l’âne sont couramment utilisés dans la pharmacopée égyptienne pharaonique, et que par conséquent, il n’y a nulle raison d’écarter cet animal d’un processus magique bénéfique, surtout quand il s’agit d’un petit qui a déjà vaillamment dépassé le stade fœtal (Fig. 2). Une assimilation à Seth en avant de la barque solaire est possible [8].

         Ainsi, l’espérance de la bonne résolution de la naissance qui va se produire, acquise par la protection de l’hirondelle, se voit, par la conviction du croyant, à l’avance confirmée par les bonnes naissances biologiques et animales, prouvées par les offrandes que les deux animaux, peuvent, dans cette formule, déléguer en retour, avec, l’usage d’une petite partie de sa première couverture blonde pour l’ânon, et comme l’hirondelle adulte est capable de le faire, en laissant quelques duvets naissant (de la plumule) à disposition dans son nid. 

 

 


 

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         Nous avons déjà parlé dans le même ouvrage cité ci-dessus, de quelques incantations à réciter sur des « cordes à nœuds », pour provoquer la dissolution magique du mal que ce dispositif était censé entraîner. La corde étant simplement remplacée à cet endroit, comme dans beaucoup d’autres textes que nous étudierons, par un tissage plus propre à recevoir une médication, à la retenir, et à en favoriser l’application, et donc la biodisponibilité pharmacodynamique, sur un site anatomique précis (Fig. 6-7).

 

 

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         Ensuite de cela, deux composants sont utiles aux deux résolutions à la fois magiques et thérapeutiques de ce qui constitue ici la véritable médication ( formulation [9] ).

 

 


 

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         La tortue

 

         Théodynamie. – En ce qui concerne la tortue, dans l’ordre des Testudines, trois espèces semblent avoir eu un rôle important en Égypte, soit, Trionyx triunguis (Fig. 8), une tortue d’eau douce, Testudo kleinmanni, une tortue terrestre, et Chelonia imbricata, une tortue de la Mer Rouge. Également représentée sur des plaquettes (British Museum, EA 22892) [10]et des ivoires magiques, la tortue [11]du Nil (Obsidienne, Col. Priv. Dr. P.H. Bloch, Soleure, Suisse [12] ; améthyste et pierres, New York, MMA, 26.7.1359 [13]…), était considérée jusqu’à la fin du Moyen Empire comme un symbole de protection du petit enfant en raison de sa carapace et de sa capacité à survivre dans des milieux aussi différents que la terre et l’eau. Elle était donc supposée savoir surmonter la mort [14]. La carapace molle de cet animal a peut-être inspiré une comparaison avec l’enveloppe amniotique dont le fœtus est enveloppé (št). En effet, les os secondaires de la carapace des Trionychidés sont remplacés par des parties molles et sont recouverts, non d’une couche cornée comme les tortues terrestres, mais d’une peau rappelant un cuir résistant et parcheminé. Elles ont un comportement agressif pour parer à cette évolution (un individu de grande taille peut sectionner un doigt). De plus, certaines tortues sont capables d’aller pondre leurs œufs dans des nids de crocodiles, n’hésitant pas à braver ainsi le monstrueux saurien, Crocodylus niloticus Laurenti et dont nous avons déjà étudié le rôle dans la régulation des naissances en Égypte (Jean, Loyrette2001, p. 567-571 et 576-577) [15]. Nous avons également eu l’occasion d’aborder les combats singuliers opposant le crocodile et l’hippopotame, et vu que le premier guette l’accouchement de la seconde, jusqu’au moment où leurs puissances s’unifient en Thouéris. Or, il se trouve que la petite Trionyx triunguis a même été qualifiée de Dns « La-lourde », comme l’hippopotame, et dans son aspect maléfique qui s’amplifiera aux époques tardives tout en conservant une certaine dualité, comme peut en témoigner l’usage de nombreuses amulettes au cours de ces mêmes périodes. Une tradition sacerdotale nomme d’ailleurs la tortue, usuellement appelée štjw « tortue », t-nq.t « pain-bière », c’est-à-dire « solide-liquide ». Comme maîtresse de l’écoulement, elle semble capable ainsi de dissimiler le solide (bancs de sable) du liquide (inondation) au moment critique de l’étiage, et par suite, tout mouvement exerçant une absorption ou une séparation des deux principes, comme pendant une naissance, et plus secondairement comme ici dans ce traitement, capable de juguler une constipation (solide/liquide), et, de séparer le caillot sanguin de la chair anale (thrombose), pour soulager les crises hémorroïdaires aigües. Son action est théophysiopathologique.

         Nous avons nombre de représentations votives de tortues en Égypte (Fig. 9-15). 

 

 

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         Cryptographie. – Parmi ses représentations, nous pouvons en situer un très grand nombre dans les catégories des « aides médico-magiques religieuses de naissance » (Fig. 10-12), et, des « aides médico-magiques fonctionnelles de naissance », dont une boîte à médicament (Couvercle, Fig. 13), ainsi que des coupes (Fig. 14), et des bols (Fig. 15). Nous avons vu que les tortues font partie des allégories gravées sur les ivoires magiques de naissance. Nous la trouverons par exemple sur un exemplaire conservé au Metropolitan Museum of Art de New York (MMA 22.1.154 = Fig. 13-14). La tortue figure sur l’un des côtés de l’objet. Dans cette grammaire [16], où la tortue est présentée à rebours sur l’extrémité distale de l’ivoire, elle pourrait peut-être annoncer alors « un accouchement trop lent faute de contractions suffisantes en nombre et en force », mais, « elle saurait également y remédier, avec la grenouille, et après une double prescription solaire » nommée « La chatte maîtrise les contractions ». Puis, « les contractions reviendront, mais la femme devra pousser très fort, et ce sera dur pour elle ». De l’autre côté de la pièce, il semble être signifié que « la femme devra bien respirer entre chaque contraction douloureuse, elle aura très chaud », en suite de cet effort, et si « cela se passe mal, il y aura un arbitrage sévère : il faudra y aller en force, avec tous les risques que cela suppose ». Nous ne connaissons pas la composition de la médication ordonnée, mais il doit s’agir d’un ocytocique. En cas de problème persistant mettant en jeu la vie de la femme, la lacune nous empêche de voir si l’hippopotame femelle propose le fer, l’ivoire, ou la magie – mais le pronostic est mitigé. 

 

 

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         Utilisations pharaoniques. – La fréquence de l’utilisation des parties de la tortue dans la pharmacopée égyptienne pharaonique est donnée dans le tableau de la Fig. 18 :

 

 

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         Pharmacodynamie. – En parcourant ce dernier tableau, et en résumé après analyse, nous voyons que les parties choisies de la tortue, toutes en prescriptions locales, sont essentiellement destinées à lutter contre des infections provoquées (ophiologiques, dermatologiques, traumatologiques, ORL, OPH). L’action réelle des écailles de tortues, peut alors s’expliquer par le maintien des autres composants au contact de la partie à traiter, en réalisant un emplâtre imbibé fait à partir de ces parties solides de la tortue qu’il fallait bien limer auparavant afin d’en réaliser une poudre utilisable [17]. De même, les déchirures de cuir souple cuit, doivent recouvrir un emplâtre argileux gras, qui maintient l’action antiseptique d’un goudron végétal sur la plaie. En ce qui concerne la bile, l’effet désinfectant des fiels animaux est bien prouvé nous en avons parlé, et nous avons déjà décrit l’action des foies (Cf. supra). Les deux derniers emplois sont obstétricaux. Le premier résulte d’un mécanisme complexe mais bien réel, qui met en œuvre des actions thérapeutiques directes et indirectes sur la femme, avec une répercussion physiologique positive naturelle sur l’enfant à naître. Le deuxième emploi consiste à réaliser une sorte d’embrocation irritante à la façon d’un sinapisme, en espérant ainsi avoir une action sur les contractions utérines en les stimulant (action ocytocique) [18]. Il faut savoir que les sinapismes et les vésicatoires ont été utilisés en stimulation mamelonnaire pour provoquer les contractions et accélérer le travail (Friedreich), et que ces procédés peu dangereux avaient été repris avec quelques succès dans les années 1970. Depuis, ce procédé sert parfois encore à induire des contractions utérines qui vont maturer le col chez les multipares (Elliot, 1983). On peut y associer à ce moment quelques frictions (Moreau), et manipulations manuelles exercées sur le fond et les côtés utérins (D’outrepont) [19] comme le préconisaient les anciens auteurs Européens [20]. L’ensemble de ces techniques restent parfois appliqué en Afrique, où les matrones de brousse les préconisent au niveau du petit bassin. Ou alors, on espère un effet modérateur (action tocolytique), il s’agirait alors d’une action régulatrice. Nous penchons pour la première solution tonifiante [21]. Nous y reviendrons.

 

         Utilisations historiques. – Hippocrate donne le foie pour les lochies [22]. Pour Dioscoride (LXX) [23], le sang est prescrit contre les morsures des animaux venimeux (Cf. suprafig. 18, pBrooklyn § 89), et le fiel, contre les ulcérations corrosives de la bouche des enfants. Ibn Al Baytar nous indique que sa carapace cuite est bonne pour traiter les ulcérations et les brûlures (1212) [24], et que dans le Livre des Propriétés d’Ibn Zohr, son fiel s’emploie en OPH avec du miel pour prévenir la cataracte. 

 

         Le porc

 

         Théodynamie. – Pour le porc, nous savons que, proche de Taouret, la déesse Réret « la Bonne Truie » était considérée en Égypte comme protectrice de l’enfant. Nous avons aussi, bien des représentations votives de Mout sous sa forme de truies (Fig. 19-20).

         Nous renvoyons maintenant pour cela à : Youri Volokhine, Le porc en Égypte ancienne, Liège, 2014, p. 154-162. Ce sujet sera réabordé.

 

 


 

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         Pharmacodynamie. – Les applications abdominales externes avec massages, ont un but limité. Mais en dispositif ano-rectal, ces foies d’animaux pouvaient aider à rafraîchir l’ampoule rectale, et, en raison de la graisse contenue liée au glycogène et à la lécithine, contribuer à provoquer un effet mécanique favorable, et donc l’évacuation des selles. Le support tissé de fils de lin fins de bonne qualité désigne ici un tissu très doux, et plus facile à faire accepter aux endroits blessés les plus sensibles. Généralement, c’est plutôt une charpie qui est utilisée, c’est-à-dire, un morceau de toile usagée dont l’usure la rend moins rêche. Cette prescription devait davantage être préconisée à une personne de qualité. De cette manière, et avec ce moyen d’application morcelé mais constitué d’unités thérapeutiques solidaires (les nœuds), les réseaux veineux mésentériques inférieurs altérés, internes, moyens, et externes, pouvaient se trouver ainsi au contact de la médication, et favorablement traités. 

         Jusqu’au début du XXsiècle en Europe, le foie frais était utilisé en opothérapie sous forme de lavement à raison de 100 à 150 gr mêlé à la même quantité d’eau par injection rectale [25]. Aujourd’hui, nous prescrivons des microlavements de Rectopanbiline gel [26] : c’est-à-dire un extrait de bile de bœuf [27]. Les lavements doux gras et vitaminés, comme ceux à base de foie, sont également connus comme susceptibles de calmer les hémorroïdes de la femme enceinte [28].

         Pour l’étude de la pharmacologie du foie et de ses indications historiques, nous renvoyons à nos travaux antérieurs : R.-A. JeanA.-M. Loyrette, La mère, l’enfant et le lait en Égypte Ancienne. Traditions médico-religieuses. Une étude de sénologie égyptienne (Textes médicaux des Papyrus du Ramesseum n° III et IV), édité par Sydney H. Aufrère, Collection Kubaba – Série Antiquité – Université de Paris 1, Panthéon Sorbonne, L’Harmattan, Paris, 2010, p. 305-306, 372-378. Nous remarquerons aussi que plus tard, Hippocrate ordonnera du foie de mouton ou de chèvre contre les vents d’une parturiente (NF, LXIX, 1) [29], et qui sont dus, comme nous le savons maintenant en physiopathologie moderne, à un excès de matière en stagnation en raison de la constipation. Voir aussi Pline (HN, XXVIII-XXXII). 

         Un traitement africain ordonné par les matrones tchadiennes dans le Guéra, et au Soudan dans le Darfour, consistait à engager une tranche de foie de chèvre, ou de brebis noire, dans le canal anal de la femme, et de la maintenir au contact de l’anus à l’aide d’une bande au centre de laquelle on a préalablement fait un nœud plat formant table-tampon, afin de soulager les hémorroïdes. Il s’agit d’une sorte de pansement légèrement compressif et obturant. Nous avons pu vérifier qu’à condition de le renouveler journellement, ce dispositif était soulageant et cicatrisant. 

         Quant à l’action de la formulation, qui aux yeux des Égyptiens était aussi capable d’agir sur la bonne croissance du fœtus, elle est pour nous corroborée par le fait indéniable qu’une grossesse débarrassée de toute pathologie ne peut que la favoriser. Y compris les problèmes fonctionnels ou infectieux digestifs qui auraient des répercutions sur le bien-être de l’enfant et qui donc en souffrirait également. Ces faits cliniques sont avérés dans les formes les plus sévères des affections d’origines provoquant ces symptomatologies. Nous aurons l’occasion d’en redécouvrir quelques-unes.

 

 


 

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         Conclusion. – Ainsi, si l’on relit d’une façon un peu pragmatique ce texte d’abord réputé exclusivement magique, nous constaterons déjà qu’il est demandé de réciter une formule destinée à protéger la femme de « n’importe quelle » pathologie (13c), et aussi, de « renforcer “ l’œuf ” » en formation (13d), et donc le fœtus en gestation. Puis finalement après étude, l’on remarquera qu’il s’agit en plus clair d’une prescription ano-rectale plus prosaïque à base de foies de tortue (11c) et de porc (13a-b), et dont l’action sera vérifiée et confirmée par la patiente incommodée, par le retour, pour elle, à des nuits calmes et reposantes débarrassées de cauchemars (14a), qui sont en réalité dus aux problèmes digestifs, et à la constipation parfois opiniâtre des femmes enceintes, surtout dans les derniers mois, comme nous l’avons vu [30]. Ce traitement est aussi susceptible de calmer les problèmes hémorroïdaires internes et externes qui ne sont pas rares en cette période comme nous l’avons déjà vu aussi. À cette relecture plus médicale, on peut aussi naturellement y adjoindre une autre, paramédicale ou para-magique, tenant compte d’un climat plus général d’apaisement psychologique pour la femme et pour toute la famille, ce qui ne peut que contribuer au bien-être du couple mère-enfant.

         Nous voyons aussi que pour ces deux animaux, il n’y avait aucune contre-indication religieuse, et donc psychologique, et que l’aspect bienfaisant dominait, aussi bien pour la formation de l’œuf au sein de la mère, que pour aider à soigner les troubles secondaires de la femme gravide.

         Ces deux actions, thérapeutiques, et, magiques ressenties par la mère et l’entourage proche, se complétaient donc opportunément, puisque la correction d’une constipation agit sur les hémorroïdes [31].

 

         2. Les premiers artéfacts et objets de naissance

 

         Les cornes évidées. – Ces cornes évidées de bovidés sont munies d’une plaque ronde en bois ou en ivoire cimentée obturant la partie la plus évasée, et possèdent le plus souvent un petit cuilleron organisé à l’autre extrémité. Il est prévu [32] pour délivrer de petites quantités de son contenu huileux végétal [33] à chaque utilisation. Ces cornes pouvaient être transportées, ou conservées suspendues à l’aide d’une corde fixée par deux bélières situées aux deux extrémités de la concavité (Louvre ; E 337b = N 1485 ; E 14468 bis = AF 6611 = Fig. 22 a [34] ; Musée égyptien du Caire, JE 63753 avec une main sculptée sous le cuilleron en bois). Les motifs des cuillerons étant hathoriques (Ägyptische Kunst München, n° ÄS 4858), nous pouvons y voir ici une main protectrice de la déesse, relayée par la professionnelle (devenant ainsi pratiquement une main d’Hathor – dans l’exercice plénier de sa profession). De cette manière, le contenu, réputé hautement hathorique, pouvait être dispensé de plusieurs façons différentes. C’est-à-dire par la femme elle-même, en n’en recueillant que quelques gouttes, dans le creux de la main, avant d’en oindre le corps si on le désir, et plus particulièrement, le ventre avec ses vergetures, le pubis et la vulve afin d’assouplir les organes externes secs et hypertrophiés, puis dans un dernier temps si cela est nécessaire, en injectant quelques autres gouttes par gravité, dans le vagin, afin de le soulager, ou de le traiter sur prescription. (Fig. 21-22 a et b). 

         Rappelons ici, que ces dispensations et ces applications d’huiles pouvaient être pratiquées par le médecin avant un examen médical des seins (pKahun 26. 3, 12-14 ; pBerlin 196. Vs. 1, 9-11) [35], ou du bas-ventre [36], et de la vulve avec parfois l’introduction d’un spéculum dans le vagin [37]. Un méchage thérapeutique et apaisant était parfois posé et renouvelé (pKahun 12. 2, 7-11) [38].

         Il existe de plus petites représentations votives de cet objet (Terre cuite vernissée bleu, Louvre AF 1669). Voir aussi un vase anthropomorphe féminin, où la même corne est présentée tenue à plat entre les cuisses (Louvre E 11276 = AF 1660) [39]. Cette fiole spéciale [40] ne devait pas à notre avis être prévues pour à recevoir du lait destiné à nourrir un enfant, mais beaucoup plus probablement « le lait issu d’une femme ayant enfanté un garçon » dont nous avons assez souvent parlé, mais cette fois, afin de le dispenser d’une façon thérapeutique. Ou encore, un autre lait simple pour ses vertus réellement médicinales, ou bien, un lait modifié tel un kéfir dont nous avons aussi déjà déterminé l’usage [41].

 

 


 

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         Il faut aussi signaler ici un vase prédynastique gerzehen de terre cuite noire polie en forme de corne bovine de 17 cm de long, et dont la pointe se termine par une tête de vache modelée en ronde-bosse. Elle possède deux ouvertures. L’une, circulaire, est située à sa grande extrémité de façon à la remplir, puis à la reboucher d’un couvercle également en terre cuite. L’autre, est une fente placée à la petite extrémité. Elle pouvait contenir une poudre ou un liquide (Tombe 20 - SD 58 = Fig. 23-24) [42].

         En plusieurs endroits d’Afrique, des cornes évidées de chèvres sont remplies de graisses végétales destinées à oindre le ventre et les parties génitales en cas de couches laborieuses [43].

         Il n’est pas exclu que des cornes évidées, mais plus importantes comme autrefois chez les Peuls Bororo du Tchad et du Niger, aient également servi de clystère, afin d’injecter, par exemple un kéfir, ou bien des solutions médicamenteuses par gravitation dans l’anus de la femme maintenue dans une position ventrale, et ceci contre la constipation (eau faiblement natronée, lait, huiles …), ou rafraîchissantes contre les rectites et autres anomalies. 

         L’utilisation concomitante et itérative des deux formes de cornes par introductions vaginale et anale pouvait être utile dans le cas des suites d’une rupture cutanée ou d’un traitement chirurgical, sujets sur lesquels nous aurons à revenir plus longuement à propos des phases du post-partum. 

         Pour comparaison, il faut encore rappeler ici qu’il existait une version de corne métallique moderne au XIXsiècle en France, et qui était initialement destinée à administrer un baptême in utero (Fig. 25) [44]. Les sages-femmes en faisaient un autre usage moins religieux, puisqu’elles s’en servaient également parfois comme d’une sorte d’entonnoir bien pratique à ces époques pour administrer quelques médications vaginale et cervicale liquides « sans risquer de casser une canule de verre » [45].

 

 

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         Les versoirs. – Les particularités physiques de l’anatomie féminine réclament encore d’autres moyens d’applications internes, en fonction des volumes, des dosages, et des quantités requises :

 

         Les cuillerons à instillations. – Ces objets ont la particularité de se terminer par un bec verseur étroit très pointu, comme celui en bois et en forme de feuille lancéolée comme du liseron conservé au Musée du Louvre (Louvre N 1734 [46] = Fig. 26 ). Suffisamment long, le manche plat est facile à saisir et à stabiliser pour cette opération, en s’appuyant progressivement et verticalement sur l’une des cuisses de la femme afin d’enfoncer légèrement la partie distale pointue pour introduire un liquide ou une pâte dans un très petit endroit. Le contenu prévu en quantité très limitée de médication, peut alors être instillé, en une ou plusieurs fois, dans une crevasse profonde, dans une fissuration pathologique longue plus ou moins profonde de la muqueuse, et en faisant en sorte d’en suivre le trajet externe, ou bien, dans une lésion étroite et très profonde, comme par exemple l’abouchement externe d’une fistule. Voir aussi un petit cuilleron en ivoire (E 12522 [47] = Fig. 27). Voir encore une cuiller en calcite (Louvre N 1514 [48] = Fig. 28), et encore une autre en bois avec une main tenant un coquillage pointu alors que le manche est orné d’une tête de canard retournée (Louvre N 1731 = E 216 [49] = Fig. 29).

 

 

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         Les cuillers longues et étroites. – Les femmes pouvaient également verser une médication quantifiée et limitée dans une sorte de « cuiller dosette longue », de petite taille, en bois, en ivoire, ou en pierre (calcite …), telle que celle en calcaire avec un cuilleron soutenu par une main, et portant une tête de femme à sa base (Louvre N 1513 [50] = Fig. 30) ; ou en ivoire avec une main divine supportant le cuilleron (Louvre E 22901 [51] = Fig. 31), et encore d’autres (Louvre N 1720 [52] ).

 

 

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         Les cuillerons à bec. – Des cuillerons de taille moyenne, à bec long ouvert en interne, et donc propres aux injections par gravitation, faites en bois, en ivoire, ou en pierre (calcite …), pouvaient, par ce détail de fabrication, servir en intra-vaginal direct (Calcite : Louvre E 25969 = Fig. 32 ; E 23476 ; E 23477 ; AF 6788 [53] ; N 1197a [54]).

         Les cuilleronsversoirs. – Plusieurs modèles de cuillerons versoirs, bien évidés et à bec long, pouvaient également servir à déverser un produit liquide adoucissant ou médicamenteux dans les parties intimes de la femme, comme par exemple cette coquille de nacre oblongue profonde de 4,6 cm, se terminant par un bec étroit et allongé, et du côté opposé de laquelle une tête de Thouéris en pierre dure a été rapportée et collée (Louvre N 1328 = Fig. 33) [55].

 

 

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         Des flacons. – Des flacons de toutes sortes et de toutes matières plus ou moins précieuses étaient amenés à contenir des onguents, des huiles parfumées, et d’autres médicaments sous formes solides, pâteuses, ou liquides, apportés après ordonnance du médecin, ou conseillés par les praticiennes égyptiennes au cours d’une visite, et bien conservés à l’ombre au logis de la femme (Fig. 34-41 et 43). Ils étaient façonnés en terre cuite et prenaient des formes de grenade, de gourde, ou d’amphore (Fig. 37). Certains d’entre eux adoptaient, pour des raisons apotropaïques, l’aspect d’une femme enceinte (Louvre E 11268, E 13125 = Fig. 34, au centre), ou encore étaient modelés avec soin en formes réduites du dieu Bès (Fig. 38-39) [56] … D’autres vases spéciaux, mais cette fois réalisés en formes abrégées du dieu Bès (Fig. 40), sont alors appelés à contenir, non plus de l’eau pure lustrale hygiénique [57], mais des eaux médicales mêlées de substances diluées : d’ordres animales (comme des fiels), végétales (comme des saponines), ou minérales (comme des sels de cuivre), et destinées à nettoyer largement, et à désinfecter le champ vulvaire à différents moments de la naissance. Ces contenants sont en effet très utiles en raison de leur plus grande capacité, à retenir, puis à dispenser, une plus grande quantité de substances préventives ou curatives, comme nous le faisons encore aujourd’hui en bloc opératoire à l’aide de grandes cupules simples. À ce stade particulier, tous ces vases entrent dans le cadre spécifique des « aides médico-magiques fonctionnelles de naissance ».

 

         Il faut rappeler ici, que les flacons anthropomorphes féminins sont également d’origines très anciennes puisqu’on en trouve dès Nagada I-II (Oxford, AMAA E.3201 [58] , E.2779 [59] ; Londres, PMEA UC 6262 [60] ).

 

 


 

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         Il nous reste également des étiquettes en faïence égyptienne glaçurée bleue, et indiquant le contenant, comme par exemple, de l’huile de moringa (British Museum EA 22878 = Fig. 42).

         Les médications pouvaient, avant usage, être déposées dans de petites cupules ou de petits bassins aux motifs magico-religieux adaptés, par exemple les sept déesses Hathor (Louvre EA 25298 = Fig. 44-45).

         Nous trouverons aussi de petites fioles de verre, de formes différentes, opaques et ornées de motifs colorés, ou transparentes, selon les époques (Fig. 43). 

 

 

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[1] W. Wreszinski, Die Medizin der alten Aegypter, vol 2 : Der Londoner medizinische Papyrus (Britisch Museum n° 10059) und der Papyrus Hearst in Transkription, Übersetzung und Kommentar mit Facsimile des Londoner Papyrus, J.C. Hinrichs’sche Buchhandlung, Leipzig, 1909-1913, n° 40, p. 156, 198-200, et pl. 13 ; Chr. Leitz, Magical and Medical Papyri of the New Kingdon (Hieratic Papyri in the British Museum VII), London, 1999, p. 69 et pl. 34. Th. Bardinet, Les Papyrus médicaux de l’Égypte Pharaonique, Fayard, Paris, 1995, p. 489 ; W. Westendorf,Handbuch der altägyptischen Medizin, Brill, Leiden, 1999, I, p. 423 ; Chr. Strouhal, Bř. Vachala,Vymazalová, The medicine of Ancient Egyptians. 1 : Surgery, Gynecology, Obstetrics, and Pediatrics, Cairo - New York, 2014, p. 123-124. 

[2] R.-A. JeanA.-M. Loyrette, La mère, l’enfant et le lait en Égypte Ancienne. Traditions médico-religieuses. Une étude de sénologie égyptienne (Textes médicaux des Papyrus du Ramesseum n° III et IV), édité par Sydney H. Aufrère, Collection Kubaba – Série Antiquité – Université de Paris 1, Panthéon Sorbonne, L’Harmattan, Paris, 2010, p. 185-187, 289, 297-298, 300, 307-313, 376, 399, 419.

[3] Nous verrons ailleurs, qu’en réalité, beaucoup de « formules » répétitives dites « magiques » correspondent en fait, parfois, à des « pense-bêtes », dont il faut prendre garde, en discernant à chaque fois l’action réelle, uniquement quand elles sont accompagnées d’un véritable traitement tiré de la pharmacopée égyptienne, ou bien encore, faisant partie d’une argumentation psychique sur laquelle nous reviendrons ailleurs assez longuement. Et il faut ajouter encore, que ces « formules » sont généralement perçues par un médecin pharaonique comme ayant une double action : 1) l’une dépendante exclusivement de la pratique médicale (formulation), 2) et l’autre (formule), perçue comme magique par l’entourage de l’époque, – puis maintenant par certains auteurs modernes, le plus souvent au mieux comme magico-médicales, ou, comme purement magiques également. C’est la raison pour laquelle nous employons toujours l’expression « formulation » pour une médication, et, l’expression « formule » pour de la magie pure. 

[4] Voir par exemple : R. COPÉ, « Proctologie en gynécologie-obstétrique », dans J. Lansacet col., Extrait des Mises à jour en Gynécologie et Obstétrique – Tome XXXIII, Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français, Paris, 9.12.2009, surtout p. 163-180 ; V. Abitbol, S. Chaussade, « Maladies digestives et grossesse », dans : D. Cabrol, J.-Cl. Pons, Fr. Goffinet, Traité d’Obstétrique, Paris, 2005, « Grossesse et pathologie hémorroïdaire », p. 607. 

[5] J.-M. Thoulon, « “ Petits maux ” de la grossesse », EMC-GynécologieObstétrique, 2, Paris, 2005, p. 232. 

[6] Ce diagnostic est ici posé comme une résultante immédiate et la plus hautement probable dans ce contexte clinique. La proposition est indirecte, mais elle suit scrupuleusement la physiopathologie humaine (réponse reflexe, répercutions neurologiques centrales d’un trouble local), et l’expérience professionnelle. Voir par exemple : V. Abitbol, S. Chaussade, op.cit. 2005, « Constipation », p. 607.

[7] R.-A. Jean,A.-M. Loyrette, op.cit. 2010, p. 23-34, et p. 287-302. 

[8] Cette assimilation est dans ce cas précis bien entendu positive : le dieu Seth terrasse Apophis. Nous en avons déjà parlé dans ce contexte de natalité (R.-A. Jean,A.-M. Loyrette,op.cit  2010, p. 309-310.

[9] N.B. : « Formulation », par opposition à « formule (magique) ».

[10] G. Pinch, Magic in Ancient Egypt, London, 1994, n° 39, p. 79.

[11] H.G. Fischer, Ancient Egyptian Representations of Turtle, The Metropolitan Museum of Art, New York, 1968. P. Vernus, J. Yoyotte, Bestiaire des Pharaons, Paris, 2005, p. 286-289.

[12] M. Page-Gasser, A.B. Wiese, op. cit. Cat. 1998, n° 52, p. 86-87.

[13] P. de Montebello, C. Lilyquist, Egyptian Art, MMA, New York, 1994, n° 19 p. 20.

[14] A. B. Wiese, Die Anfänge der ägyptischen Stempelsiegel-Amulette. Eine typologische und religionsgeschichtliche Untersuchung zu den « Knopfsiegeln » und verwandten Objekten der 6. bis frühen 12. Dynastie, OBO SA 12, Fribourg/Göttingen, 1966, p. 145-147.

[15] Voir aussi : A. Jean, A.-M. Loyrette,À propos des zoothérapies en médecine égyptienne, I, « Les reptiles », 1, « Le Crocodylus niloticus Laurenti » : G. Durand, A. Andremont, L. Barbot, V. de Buffrénil, N. Cherubin, G. Feldmann,E. Ferrary, L. Fougeirol, J.G. Gobert, C. Harault, R.-A. Jean, O. Kosmider, G. Le Moël, A.-M. Loyrette, J. Pierre, T. Phung-Koskas, C. Sifer, M. Teixeira, « Protocole CROCO I », CNRS, Paris V, Paris VII et Paris XI, 2001; T. Berthier, V. de Buffrénil, M. Hakim, R.-A. Jean, A.-M. Loyrette, « Protocole CROCO II », CNRS, Paris V, Paris VII et Paris XI, 2001.

[16] Voir déjà pour le moment : R.-A. Jean, A.-M. Loyrette,« Clinique obstétricale égyptienne – XXVII . L’enfant à naître (7) L’environnement de la naissance (2) L’espace médico-magique », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Paris, 27 mars 2019, p. 3-8. Une autre étude est en cours.

 

 


 

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[17] Après vérification, ces composés organiques solides secs et plus ou moins durs, doivent bien en effet être réduits pour être utilisables, puisque ces sortes d’écailles molles, ou dures, ne sont pas employables telles quelles, sauf à réaliser un pansement avec une surface molle (pBrooklyn § 78a), ou, à en faire une poudre par limage ou par broyage (pEbers, ostracon du Louvre). Les anciens ouvrages de pharmacie galénique en témoignent comme nous le verrons dans notre étude systématique de la pharmacopée.

[18] Dans ce texte, et si la traduction par « ovaire » (sur njswj « testicules ») avec oviducte plus éventuellement une rétention d’œufs jointe, peut être retenue, elle n’avait évidemment aucune action sur la motricité utérine, malgré la bonne intention du prescripteur orienté sur l’encouragement espéré de la tortue femelle protectrice. Nous ne nous étendrons donc pas davantage sur ce sujet pour le moment, mais nous reviendrons sur cet aspect. Pour déjà un aperçu visuel de l’ovaire de tortue et sa production, voir par exemple : C.J. Innis, S. Hernandez-Divers, D. Martinez-Jimenez, « Ovariectomie préfémorale assistée par coelioscopie chez les chéloniens », Journal of the American Veterinary Medical Association, vol. 230, April, 1, 2007, n° 7, p. 1049-1052 (et Fig. 18 première colonne).

[19] Voir par exemple autrefois : Rodenberg, Mémoire et observations sur l'accouchement prématuré artificiel, Paris, 1852, p.41. 

[20] Voir par exemple encore autrefois : Simonnart, « Mémoire sur l’accouchement prématuré artificiel, considéré au point médico-légal et obstétrical », Annales Médico-Légales Belges, Éditions Crommelinck, Bruxelles, 1843, p. 137 « Moyens locaux ». 

[21] En raison de l’action cantharidique vésicatoire locale sous ombilicale. C’est plutôt dans cette perspective que cette méthode était encore utilisée comme nous avons pu le constater jusque dans les années 1970 par les matrones africaines de la région de Bouar. Voir aussi : Dominique Traoré, pour le Sénégal et le Bénin (Communication personnelle, décembre 1971), et Sœur Françoise Denis pour le Tchad et la Centre-Afrique (Communication personnelle, décembre 1972). Les actions locales espérées tocolytiques excluaient ce composant assez agressif (Lytta vesicatoria L. 1758, ou tout au moins sur place, un coléoptère méloïdé africain proche).

[22] Hippocrate« Formules de préparations propres à faire aller les lochies » (MF II, 75), « foie de tortue », et dans une autre recette, « cervelle de tortue ».

[23] Dioscoride, Martin Mathée (éd.), Les six livres de Pedacion Dioscoride d’Anazarbe- de la matière médicinale, éd. Martin Mathée, Chez Balthazard Arnoullet, Lyon, 1553, p. 112-113.

[24] Ibn al-Baytar, L. Leclerc (éd.),Traité des simples, 1240-1248, éd.de 1877, reprint : Institut du monde arabe, Paris, II, p. 279. 

[25] P. Carnot, Opothérapie, Paris, Baillière et Fils, 1911, p. 225. 

[26] J.-M. Thoulon,op.cit. 2005, p. 232.

[27] Dictionnaire Vidal 2019 : Gel Rectopanbiline. Laxatif par voie rectale. Posologie : 1 ou 2 doses par jour. L’effet laxatif se manifeste après un délai de 5 à 20 minutes après introduction du gel dans le rectum. Ce médicament peut être utilisé de façon ponctuelle pour traiter la constipationde la femme enceinte ou qui allaite. Composition : Extrait de bile de bœuf. Excipients : eau potable, gélatine, glycérol – Laboratoire Mylan Medical SAS.(https://www.vidal.fr/Medicament/rectopanbiline-14238.htm). Il existe aussi une forme suppositoire (Extrait fluide biliaire titré à 12,86 % en acide cholique 0,700 g, Extrait fluide biliaire, Extrait de bile de bœuf titré à 45 % (m/m) en acide cholique). 

(http://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/affichageDoc.php?specid=60295046&typedoc=N). 

[28] Voir par exemple en général pour ces époques : G. Lyon,Traité élémentaire de clinique thérapeutique, Paris, 1911, p. 475, 491, et 552. 

[29] Hippocrate, Nature de la femme, éd. F. Bourbon, Les Belles Lettres, Paris, 2008, p. 73. 

[30] R.-A. Jean, « Clinique obstétricale égyptienne - V . L’inspection de l’abdomen. La grossesse extra-utérine », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Angers, 9 septembre 2017, p. 16.

[31] En effet, dans la grande majorité des cas, le traitement de la constipation est suffisant pour soulager les parturientes. Voir par exemple : V. Abitbol, S. Chaussade, op.cit. 2005, « Grossesse et pathologie hémorroïdaire », p. 607. 

[32] En général un cuilleron incrusté creusé d’un canal au diamètre réduit (Caire, JE 63753 ; Ägyptische Kunst München, n° ÄS 4858 …).

 

 


 

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[33] Il se trouve qu’une graisse animale, de par son coefficient de viscosité trop élevé, resterait bloquée dans la corne sans pouvoir en être évacuée après introduction (elle resterait figée). Ou alors, il faudrait la chauffer suffisamment avant chaque utilisation. Or, ces objets ne montrent pas de signes de nombreux passages au feu (calcination du phanère). Puis, un passage en bain-marie laisserait s’échapper à chaque fois de trop grandes quantités de produits et descellerait le couvercle à chaque opération. Apparemment, seule une huile végétale ou un composé dont le gradient physico-chimique est compatible, peut être sans dommage conservé dans ce contenant spécifique hathorique. C’est d’ailleurs nous le pensons, la raison pour laquelle un composé d’origine végétale, gagnerait, de manière apotropaïque, à être conservé dans un flaconnage hathorique afin d’en restituer la charge théo-magique. Pour un composé animal liquide, voir un lait horien, un lait médicinal, ou un kéfir.

[34] J. Vandier d’Abbadie, Les objets de toilette égyptiens au Musée du Louvre, Paris, 1972, n° 580-582, p. 134-135.

[35] R.-A. Jean, A.-M. Loyrette, op.cit. 2010, p. 243-266. Et voir également le texte augmenté dans : R.-A. Jean, A.-M. Loyrette, « Clinique obstétricale égyptienne - IV . L’inspection des seins », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Angers, 31 juillet 2017 =

http://medecineegypte.canalblog.com/pages/obstetrique%2D%2D%2Div/35461795.html

[36] R.-A. Jean, A.-M. Loyrette, À propos des textes médicaux des Papyrus du Ramesseum nos III et IV, I : la gynécologie (1) : La gynécologie clinique », dans Encyclopédie religieuse de l’Univers végétal (ERUV - III), Montpellier, S.H. Aufrère (éd.), 2005, p. 378-380 =

https://www.youscribe.com/catalogue/documents/savoirs/sciences-humaines-et-sociales/clinique-gynecologique-i-eruv-iii-2005-3011815

R.-A. Jean, « Clinique obstétricale égyptienne - V . L’inspection de l’abdomen. La grossesse extra-utérine », dansHistoire de la médecine en Égypte ancienne, Angers, 5 septembre 2017 =

http://medecineegypte.canalblog.com/pages/obstetrique%2D%2D%2Dv/35645820.html

[37] R.-A. Jean, A.-M. Loyrette, « À propos des textes médicaux des Papyrus du Ramesseum nos III et IV, I : la contraception », dans Encyclopédie religieuse de l’Univers végétal (ERUV - II), Montpellier, S.H. Aufrère (éd.), 2001, p. 559-560.

R.-A. Jean, « Dioptres ancêtres des grands spéculums. À propos de deux représentations égyptiennes », dans Clystère, n° 29, 2 avril 2014, p. 5-13 (ISSN 2257-7459) =

https://www.academia.edu/37523074/CLYSTERE_N_29_-_AVRIL_2014_-_ISSN_2257-7459_

(http://clystere.pagesperso-orange.fr)

[39] Chr. Desroches-Noblecourt, « Pots anthropomorphes et recettes magico- médicales dans l’Égypte Ancienne », RdE, 9, 1952, p. 49-67. 

[40] Cette fiole spéciale naturelle est probablement voulue dès les origines en corne véritable de vache pour des raisons hathoriques évidentes. Les artisans auraient très bien su réaliser le même objet en bois ou en ivoire, et même en métal. Nous reviendrons sur cette question.

[42] W.M. Petrie, G.A. Wainwright, E. Mackay, The Labyrinth, Gerzeh and Mazghuneh, British School of Archaeology in Egypt, XXI. London, 1912, pl. VII, n° 13. É. Massoulard, Préhistoire et Protohistoire d’Égypte, Paris, 1949, p. 199, et pl. LVIII, n° 1. J. Vandier, Manuel d’Archéologie Égyptienne, I,1, 1952, p. 445-446 et fig. 298 p. 445. 

[43] Par exemple : D. Traoré, Médecine et Magie Africaine, Paris, 1965, p. 346.

[44] Eugène Verrier, « Du Baptême des enfants en cas de danger et, en particulier, du baptême intra-utérin ; instrument pour l'administrer », 1Imp Moquet, Paris, 1867, et fig. p. 8. L.J. Dupré, « À propos des clystères de baptême », Clystère (www.clystere.com), juillet 2016, p. 14.

[45] Mère Saint Raphaël, Mère Supérieure des Sœurs de l’hôpital Madeleine, Hôtel-Dieu d’Orléans (Communication personnelle, 1969).

[46] J. Vandier d’Abbadie, op.cit. 1972, p. 21. 

[47] J. Vandier d’Abbadie, op.cit. 1972, p. 37. 

 

 


 

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[48] J. Vandier d’Abbadie, op.cit. 1972, p. 28. 

[49] J. Vandier d’Abbadie, op.cit. 1972, p. 32. 

[50] J. Vandier d’Abbadie, op.cit. 1972, p. 35-36. 

[51] J. Vandier d’Abbadie, op.cit. 1972, p. 26-27. 

[52]J . Vandier d’Abbadie, op.cit. 1972, p. 28. 

[53] J. Vandier d’Abbadie, op.cit. 1972, p. 104-105. 

[54] J. Vandier d’Abbadie, op.cit. 1972, p. 99. 

[55] J. Vandier d’Abbadie, op.cit. 1972, p. 26-27. 

[56] R.-A. Jean, « Clinique obstétricale égyptienne – XXIII . L’enfant à naître (3) Les petits modèles divins (2) Les transformations », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Paris, 7 décembre 2018, p. 7-11 ; R.-A. Jean, Anne-Marie Loyrette, « Clinique obstétricale égyptienne – XXVI . L’enfant à naître (6) L’environnement de la naissance (1) Les objets de la naissance », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Paris, 25 février 2019, p. 12 et 16. Voir aussi : G. Lecuyot,« Quelques vases Bès sortis des sables de Saqqara », dans Is. Régen, Fr. Servajean(éd.), Verba manent. Recueil d'études dédiées à Dimitri Meeks par ses collègues et amis, Cahiers « Égypte Nilotique et Méditerranéenne » (CENiM), 2, Montpellier, 2009, p. 255-265 ; — « Aha ! un Bès », Varia Cybelia 1, Paris, 2014, p. 77-82. C. Defernez,« Remarques à propos de quelques vases Bès découverts à Karnak », Cahiers deKarnak , 14, 2013, p. 299-331. 

[57] R.-A. Jean, A.-M. Loyrette, op.cit. 27 mars 2019, p. 12, et Fig. 29.

[58] D. Craig Patch, op.cit. 2011, n° 84, p. 105. 

[59] D. Craig Patch, op.cit. 2011, n° 731, p. 106. 

[60] D. Craig Patch, op.cit. 2011, n° 85, p. 106. 

 

 

 


 

OBSTÉTRIQUE 

 


 

CLINIQUE OBSTÉTRICALE

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Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - VI - membres inf.

                 + signes sympathiques

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - VII - Δ ≠ (1) Les tumeurs

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Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XIV = Amnios (2)

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Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XVII - Placenta (1)

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Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XIX - Placenta (3)

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Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XXII - L'enfant à naître (2)

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XXIII - L'enfant à naître (3)

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XXV - Durée de gravidité, Lune

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XXVI - Environ. naissance (1)

                                                                       Les objets de la naissance

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XXVII - Environ. naissance (2)

                                                                        L’espace médico-magique

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                                                                                   L’espace médical (1)                                                           

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PHYSIOLOGIE OBSTÉTRICALE

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PATHOLOGIE OBSTÉTRICALE

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Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - VI - Prééclampsie

                                          Oedèmes, Troubles vasculaires

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - VII - Δ ≠ (1) tumeurs :

                             Fibromes, Tumeurs Utérus, Kystes Ovaires 

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - IX - Surveillance (1)

                              Déviations utérines, Prolapsus génitaux,

                                                          Occlusions intestinales

Cliquer : CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XVII - Placenta marginé

                                                         Hématome retro-placentaire

Cliquer : CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XVIII - GEU

                                                       Placenta praevia

                         Placentas acreta, incréta, percreta

                                                      Môle hydatiforme

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XIX - Placenta (3)

                                                           Placenta multipartita

                                                       Placenta succenturiata

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XX  - Placenta (4)

                                                                   Placenta prævia

                                                Hématome rétroplacentaire

                                                                Version podalique

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                                                                                           Nanismes

                                                                               Achondroplasies

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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DE L'HOMME

 


 

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LA SEXUALITÉ

 


 

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TABLES

 

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