Article complet du mercredi 27 mars 2019 :

CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XXVII

 

p

 

• Richard-Alain JEAN, Anne-Marie LOYRETTE, « Clinique obstétricale égyptienne – XXVII . L’enfant à naître (7) L’environnement de la naissance (2) L’espace médico-magique », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Paris, 27 mars 2019.

 

Note : Si l’écriture ou la figure est invisible, cliquer au centre du cadre [ ? ] , tout devrait alors réapparaître, si non, poursuivre la lecture et attendre un moment avant de recliquer sur chaque cadre manquant. Ce phénomène provient de la « gestion mémoire » du Blog, et de son succès auprès des lecteurs qui consultent le même article en même temps (!)

 

 


 

 

 

 

 

 

CLINIQUE OBSTÉTRICALE ÉGYPTIENNE - XXVII

L’ENFANT À NAÎTRE (7)

L’ENVIRONNEMENT DE LA NAISSANCE (2)

L’ESPACE MÉDICO-MAGIQUE

 

 

Richard-Alain JEAN

Anne-Marie LOYRETTE

 

 

          L’environnement de la naissance, dans son « espace médico-magique » tel que les égyptiens le concevaient aux époques pharaoniques et un peu après, comprenait l’utilisation de plusieurs supports matériels concrétisés par des « aides » spécifiques, pragmatiques, ou, spirituelles, et dont les actions réelles seront au bout du compte liées à des résultantes morales, psychiques, et d’orientations plus religieuses les complétant toutes et les reliant ensemble.

         Pour l’espace rationnel, nous envisagerons donc d’abord ici, trois formes « d’aides médico-magiques fonctionnelles », avec les ivoires magiques de naissance, les briques magiques de naissance, et les vases magiques de naissance, et ceci, avant de sélectionner ensuite quelques « aides médico-magiques religieuses », ainsi que plusieurs autres petits objets votifs ou cultuels dédiés, afin de nous aider à délimiter l’espace irrationnel où la pratique doit cependant évoluer. Nous verrons qu’il n’est pas impossible que la symbolique utilisée soit porteuse d’informations obstétricales.

         La description critique du « lit clos » ou pour nous « support votif de la fertilité et de la naissance », tels que les restes en sont encore visibles à Deir el-Medineh, sera traitée dans la première partie consacrée à l’accouchement.

 

 


 

         1. L’espace magique et religieux

 

p[1] 

 

p

 

 


 

3

 

         1.1. Les aides médico-magiques de naissance

 

         Dans la première catégorie de toutes ces aides mentales, au moins trois lots d’objets méritent le qualificatif de « médico-magique fonctionnelle ». Il s’agit des ivoires magiques de naissance, des briques magiques de naissance, et, des vases magiques de naissance (bols et coupes). Dans un premier stade, ces objets ornés de thèmes particuliers ont un rôle purement préventif, calmant et apotropaïque. Ils le conserveront au moment du travail, avec un aspect plus médico-chirurgical, mais limité, nous le verrons, qu’il s’agisse des mêmes objets, ou pas, ornés, ou non (Tableau Fig. 5). 

         La deuxième catégorie de ces objets correspond à quelques divinités spécifiques, convoquées ici par l’intermédiaire de modèles réduits, ou d’amulettes les représentant. À l’exclusion de tout apport fonctionnel pragmatique, leur action de mise en confiance bénéfique, s’étend, pour une primipare, de la mise en place des préparatifs de la naissance, jusqu’au dernier accouchement de l’épouse, pour encore se prolonger au sevrage du dernier enfant. Ces divinités interviendront aussi à chaque fois que cela sera nécessaire au cours de toute pathologie pédiatrique, comme nous en parlons à chaque fois à bon escient. Faisant déjà l’objet d’un culte, et dans un deuxième stade plus étendu, ces supports divins seront supposés avoir un rôle préventif, et parfois, curatif. Ces aides mentales et spirituelles méritent alors mieux le qualificatif de « médico-magiques religieuses ».

         Quelques objets passaient de familles en familles selon les naissances. D’autres objets votifs plus légers pouvaient également être offerts par des parents, ou des amies de passage. 

 

 

p

 

 

         1.1.1. Les aides médico-magiques fonctionnelles de naissance

 

         Les ivoires magiques de naissance. – Pour de beaux exemplaires d’ivoires magiques de naissance généralement assez bien conservés, voir par exemple : J. Alen, Cat. [2], p. 28-29 et 30. Moyen Empire : (Musée Archéologique, Marseille, 471) [3], (Louvre E 260011 [4], N 1489), (Louvre, E 3614 qui se raccorde à MMA 26.7.1288 = Fig. 27), (Louvre, AF 6447 qui se raccorde à Copenhague 1314), (Lyon, Musée des Beaux-Arts, G 113) [5], (Marseille, Musée de la Vieille Charité) [6], (British Museum, EA 65439 ; 18175; 58794 ; 24426) [7], (New York, MMA, 15.3.197 ; 22.1.154 ; 22.1.79 ; 22.1.103 ; 22.1.153) [8]. Voir maintenant : St. Quirke,Birth Tusks : the Armoury of Health in Context - Egypt 1800 BC, London, 2016.

 

 


 

4

 

         Ainsi, certaines protagonistes détenaient de ces ivoires particuliers, dans un contexte de naissance, puis, dans un contexte de re-naissance. C’est ce que nous montre une peinture sur stuc de la tombe de Bebi à El-Kab (IIP.I.) [9](Fig. 9-10), où des femmes sont représentées avec des cornes à onguent et des ivoires magiques. Certaines portent des claquoirs (castagnettes). Voir aussi une scène de la tombe de Djéhoutihotep à El-Bersheh (Moyen empire) [10], où une jeune personne tient dans sa main gauche un ivoire magique, et dans sa main droite un coffret en bois qui doit en contenir d’autres (Fig. 8). Les « ivoires magiques » réalisés dans des canines d’hippopotames [11], comme par exemple ceux découverts par Quibell sous le magasin du Ramesseum, étaient destinés à protéger la mère et l’enfant. Émanant théoriquement de la piété populaire, mais probablement réorientés nous le verrons, ils étaient gravés de figures fantasmagoriques aux origines parfois très anciennes [12]. Ces monstres composites, griffons, panthères à long cou, serpents ailés, avec, armés ou non, des divinités léonines, hippopotames, serpents, puis, des canidés, crocodiles, tortues, grenouilles … pouvaient varier selon les endroits où l’objet avait été fabriqué, et peut-être aussi son usage. Le génie Aha « le Combattant », ou sous forme de Bès dont il est l’ancêtre, avec parfois Béset sa contrepartie féminine, figure souvent au centre de ces défilés extraordinaires et semblant menaçants [13]. Sur certains, nous lisons les formules comme : « Je suis venu afin de protéger la maîtresse de maison N », ou plus simplement : « Protection pour le jour », « Protection pour la nuit » (New York, MMA, 30.8.218) [14]. Nous savons que la danse faisait partie des actes régulateurs des vœux de bonne maternité. Ainsi, nous avons des claquoirs portant gravés en surface les mêmes catégories de motifs que les ivoires magiques (Fig. 7) [15]

 

 

p

p

 

 


 

5

 

p

 

  

p

  

 

p

 

  

p

 

 


 

6

 

p

 

 

         Ces objets ont été utilisés au Moyen Empire, XVIIdyn., et l’on en retrouve des représentations jusqu’au début du Nouvel Empire, c’est-à-dire au moins jusqu’à la XVIIIdyn. (Tombe de Rekhmirê). Ils seront réduits à des bâtons en forme de serpent sous la XXdyn. (Ramsès IV). Si l’usage magique en semble restreint dans le temps, en revanche, les représentations desquelles ils semblent bien tirer leur puissance, serviront de l’époque protodynastique jusqu’à l’époque gréco-romaine (Stèle de Metternich, New York, MMA 50.85 …). Un ivoire courbe prédynastique avec hippopotames provient d’Hierakonpolis [16], et encore, un bâton en terre cuite en forme de serpent date de la même époque (Petrie, XLVII n° 7 [17] ). Le Musée du Vatican [18] et le Musée du Caire possèdent d’autres éclats d’Époque tardive. Ces objets et les idées qu’ils représentent ne sont donc pas complètement isolés dans le temps. Puis, en perdant les signes en surface et sur cette matière – au profit d’autres expressions plus techniques conservées dans la pensée médicale et le recours magique, mais, sur des supports papyrologiques se prolongeant pour la même spécialité – ces spatules simples ont très bien pu perdurer en ne conservant cette fois que leur usage chirurgical. Il en sera à nouveau question plus tard nous le verrons. Et ainsi, si la nature de la geste magique épique a certes évolué dans le temps au cours des millénaires, le fond reste constant et ne cesse de refléter la fantasmagorie résultante de la crainte d’un moment dangereux. Et par définition, la première naissance et la re-naissance espérée après la mort, sont des moments redoutés. C’est sans doute la raison pour laquelle, l’on trouve des traces de l’usage de ces objets dans des contextes funéraires. Ce dernier point nous indique aussi l’une des raisons pour lesquelles l’on rencontrera quelques exemplaires en bois et en faïence égyptienne, un peu à la façon d’amulettes emportées par le défunt, mais pour assurer, cette fois, une étape précise de sa re-naissance. 

         Nous n’approfondirons pas davantage ici la partie purement magique [19]. En ce qui concerne les différentes étapes de la première naissance biologique, nous ne connaissons pas vraiment les temps exacts des interventions rituelles effectuées alors par les différents intervenants. Et ceci, non seulement parce que nous n’avons pas encore retrouvé assez de descriptions écrites, et probablement aussi parce qu’il s’agit de faire contribuer à la parturition des entités très anciennes, et qui sont, l’une après l’autre, susceptibles de soutenir l’effort de maternité sur le modèle divin. Cependant, ce « modèle » n’est pas tout à fait « conventionnel » de la théologie « ordinaire ».

 

 


 

7

 

Il semble que nous ayons ici à faire à une mise en forme « particulière » et « ordinale », et sur un support précis – une hémi-incisive d’hippopotame – des éléments d’un langage spécialisé. Éléments graphiques, qui bien que puisés dans des sources archaïques, n’ont jamais complétement perdu leur sens initial. Sens augmenté, à partir de chaque racine idéographique, d’une charge de moins en moins magique, au profit d’un signifiant supplémentaire, à chaque fois événementiel mais fragmentaire obstétrical, tout en gardant, une fois le stade défini, toute la charge votive limitée à ce moment précis. Et ceci, en gardant le lien avec les autres engagements successifs afin d’en conforter l’efficacité morale. En fait, tout se passe, non pas comme si nous nous trouvions en présence de phrases construites d’une façon littéraire comme nous en avons l’habitude, mais, devant, sur chaque support, un certain nombre d’énoncés désignant des faits et des actions « témoins » du déroulement de la maternité. À notre sens, le temps utile aux événements marquant et rythmant le processus physiologique normal, débuterait dès les premières contractions, pour se terminer aux premiers cris du nouveau-né, et peut-être, jusqu’à la première tétée, au moment de l’absorption du colostrum. Des risques, des pathologies, et des actes, semblent également être signalés à ce niveau. Par exemple, et selon cette lecture – le rapprochement des contractures pourrait être symbolisé par des éléments serpentaires de plus en plus importants, ou, par une girafe au cou ondulé et à tête léonine – des animaux ailés devraient évoquer une bonne respiration, une tête de faucon et des ailes, une amplitude respiratoire optimum – des félins terminaux matérialiser l’action des membres inférieurs du fœtus refoulant le fond utérin – un canidé ouvreur des chemins montrer à une extrémité pointue la bonne direction avant à prendre – une opération devenue nécessaire figurée par des couteaux capables d’accompagner l’agrandissement chirurgical (épisiotomie … ) – le passage, exprimé par des jambes avançant – une pathologie crainte, dénoncée par un signe, et son geste salvateur adapté énoncé par un autre – un âne assis, son protome, rappeler une présentation par le siège ou l’épaule – le démembrement d’un ennemi, annoncer une embryotomie – etc. ... (Fig. 6 bis). En somme, toute une lexicographie spécialisée, et une grammaire des signifiants, qui pourraient mettre ainsi en œuvre la description rapide d’un accompagnement dédié à chaque phase précise de l’accouchement, et ceci, durant tout déroulement, normal, ou, pathologique. Cependant, le déchiffrage complet reste à faire. Il devra tenir compte de l’ancienneté des figures, des variations de sens étagées dans le temps, y compris, celles, contemporaines et résultantes des nouvelles connaissances acquises par les praticiens pharaoniques eux-mêmes au cours de leur exercice. Qu’elles soient d’ordre préventives, ou curatives, toutes ces notions participatives symboliques, puisées au plus profond du subconscient collectif égyptien, nous l’avons vu de par l’ancienneté des sujets représentés, avaient peut-être également une fonction pédagogique. Chaque symbole rappelant donc un épisode particulier auquel il fallait faire face, par la médecine, par la magie, ou par les deux en même temps. Il faut aussi rappeler, que l’usage de ce que seraient alors ces vade-mecum aurait été établi pendant une très brillante époque, celle par exemple de l’invention du bistouri tel que nous le connaissons aujourd’hui, et qui n’a pas varié depuis [20]. Nous aurons plusieurs fois l’occasion de revenir sur ces objets.  

 

 

p

 

 


 

8

 

p

 

 

         Les briques magiques de naissance. – Nous reviendrons bien entendu ultérieurement sur ces briques de naissance, mais disons dès maintenant que nous ne pensons pas que ce double appareillage apotropaïque superposé à deux ou quatre éléments, ait été réellement utilisé au moment précis de l’accouchement. Tout au plus, devait-on demander à la parturiente de poser un pied sur chaque unité, et ceci, probablement juste après la rupture de la poche des eaux, avant l’installation définitive pour l’acte, et soutenue en bonne position par des assistantes, comme nous le verrons très prochainement. Quant à l’enfant, c’est seulement après avoir coupé le cordon ombilical qu’il sera mis au contact de l’une d’elle (pWestcar 10,10 - 11,1), ou peut-être brièvement avant (pBerlin P. 15765a - l. 1-3), mais ce sont des textes de propagande royale ou des légendes, pas des textes médicaux. Il n’est cependant pas exclu que ces briques, disposées, en haut, en bas, et sur les côtés de l’enfant, servent plus prosaïquement de « cadre provisoire » afin d’éviter le roulement ou la chute du nouveau-né – le temps de s’occuper de la délivrance placentaire et de la femme. Elles étaient peut-être alors préférentiellement orientées vers les quatre points cardinaux, comme des briques de fondations. 

         C’est en particulier la statique incertaine de la parturiente en cette posture assez spéciale qui nous pousse à refuser cette interprétation – pourtant souvent admise par les égyptologues – et ceci, dans la mesure où la bascule pelvienne qu’elle entraîne est contradictoire avec les besoins anatomiques et la mécanique physiologique nécessaire au bon déroulement d’un accouchement. Sur le plan musculaire, la dynamique imposée par le maintien de l’équilibre demanderait trop d’efforts permanents, et occasionnerait dans un premier temps des courbatures lombaires, puis dans un deuxième temps, des contractures très douloureuses au niveau interne du bassin (muscles ilio-psoas). En ce qui concerne la respiration de la mère, et donc encore de l’enfant, cette situation scabreuse ne permettrait pas de dégager une bonne amplitude thoracique, or, la liberté volumétrique est cruciale à chaque moment d’inspirer avant de pousser pour accompagner les contractions utérines. La bonne oxygénation permet en outre une bonne récupération entre deux phases. Faute de cela, les deux organismes ne manqueraient pas de souffrir également d’un désordre métabolique acido-basique secondaire. Un enfer. Cette surélévation artificielle est donc néfaste pour la mère et l’enfant, et les observateurs ne pouvaient pas manquer de s’en apercevoir devant des tableaux cliniques décevants et dangereux, même si cette habitude remontait aux temps les plus anciens. Très probablement encore à ce niveau, les médecins pharaoniques, aidés des sages-femmes, et des témoignages des mères, dont les mères royales, ont dû rectifier une pratique ancestrale issue d’une prescription religieuse, pour y substituer une autre, plus médicale, et respectueuse de la biologie obstétricale. Il ne fait aucun doute que les besoins de la succession solaire aient finalement depuis assez longtemps déjà avalisés les accouchements horiens souhaités sans perte filiale, et dans cette façon moins désuète, réservant cette 

 

 


 

9

 

p          Sur le plan mortuaire, et en réalité dans l’aspect magique liée à la deuxième naissance, la valeur votive de cet objet se rapporte aux quatre briques disposées aux quatre coins des chambres funéraires [21]. Les formes de briques à tête de femme figurent bien également dans les vignettes du Livre des Morts (Fig. 15). Simplifiées mais écrites, elles seront reprises pour la fondation des temples. En effet, à l’époque tardive, le nom même de cette déesse finira par indiquer non seulement les fondations des temples, mais aussi certains édifices sacrés eux-mêmes comme les Mammisis (pr-ms). 

         Nous aurons également plusieurs fois l’occasion de revenir sur ces objets, mais sans toutefois en approfondir davantage l’aspect purement magique.  

         Pour la description des briques de naissance, et de celles de Ouah-Sout (banlieue sud d’Abydos), voir maintenant à : J. Wegner, « A Decorated Birth-Brick from South Abydos: New Evidence on Childbirth and Birth Magic in the Middle Kingdom », dans D. P. Silverman, W. K. Simpson, J. Wegner, Archaism and Innovation Studies in the Culture of Middle Kingdom Egypt, New Haven : Department of Near Eastern Languages and Civilizations, Yale University Philadelphia : University of Pennsylvania Museum of Archaeology and Anthropology, 2009, p. 447-496.

 

 

p

 

 

         Les vases magiques

 

         Depuis les temps les plus anciens, nous connaissons un certain nombre de petits vases magiques, qui portent des décors apotropaïques proches, ou de la même nature que ceux montrés sur les ivoires magiques de naissance et les briques magiques de naissance. Certains petits contenants ovoïdes au col ondulé font à notre avis également partie de toute cette vaisselle vouée, et que nous découvrons médico-magique obstétricale en raison des figures qui y sont apposées, puisque nous en connaissons en partie le sens grâce aux deux familles d’objets décrits plus haut.

 

 


 

10

 

         Les coupes magiques. – Depuis Nagada I (Petrie XXIII,2 [22] ; Lyon, Confluences 90000137 [23] ; NY, MMA 35.10 [24] ) (Fig. 16-18), nous avons de petites coupelles, le plus généralement rondes, ou plus rarement oblongues, et des tessons. Leurs motifs de chasses et de luttes en milieux hostiles s’accordent parfaitement à l’exclusion du mal et au maintien de la vie. Elles sont en terre cuite (les plus anciennes), ou encore en calcite, puis ensuite, en faïence égyptienne glaçurée bleue, comme celle portant deux yeux oudjat (Fig. 19-20), ou celle représentant la déesse Thouéris tenant le signe représentant le nœud magique de la protection (Louvre E 32649, Cf. infra et Fig. 36). Ces objets à boire doivent constituer toute une vaisselle votive spécialisée dans le domaine de la prise médicamenteuse dans un contexte obstétrical et pédiatrique au plus proche de l’accouchement, car ils portent des décors apotropaïques proches, ou de la même nature que ceux montrés sur les ivoires magiques de naissance, les briques magiques de naissance, ou les bols magiques de naissance (Cf. infra).

 

 

p

 

 

p

 

 


 

11

 

         Les bols de naissance. – Datant de Nagada I à II, de petits bols en terre cuite pouvaient avoir cet usage (Petrie XVI,61 [25]et XVIII, 71-72 [26] ; NY, MMA 12.182.14 [27] ; Boston, BMFA 11.312 [28] ) (Fig. 21-23). Puis, nous aurons encore ce petit bol en faïence égyptienne bleue à bec percé court, et découvert en compagnie d’une figurine de crocodile dans une corbeille de vannerie à Lisht (MMA 44.4.4), il date de la XVIIdyn. De petite taille (H. 3,5 cm ; L. 8 cm ; D. 4 cm), il adopte la forme d’une tortue stylisée (Fig. 24-26). Il comporte également une série de représentations analogues aux ivoires et aux briques magiques de naissance, dont deux tortues situées exactement à la sortie du bec verseur. Il peut certes s’agir d’une sorte de biberon pour donner un lait spécial en dehors de la sécrétion maternelle naturelle, et contenant une parcelle de placenta broyé comme le test vital du nouveau-né que nous avons déjà étudié (pRamesseum IV. C, 17-19a) [29], ou encore, une médication particulière donnée à un bébé, mais il peut aussi servir à délivrer de petites doses précises de médicaments connus dangereux à la mère, avant, pendant, ou après l’accouchement. L’on peut ainsi remarquer les traits foncés traversant l’épaisseur de l’objet dans sa partie supérieure. On pouvait de cette façon, en l’inclinant vers le receveur, tenter d’apprécier la quantité versée (Fig. 26). 

 

 

p

 

 

p

 

 


 

12

 

pfonctionnelles de naissance », et à ce stade particulier, ces vases spéciaux sont alors maintenant appelés à contenir, non plus de l’eau pure lustrale destinée à la petite toilette ordinaire de la dame, mais cette fois, de l’eau dans laquelle ont été dilués quelques médicaments à usage local, et aussi, des tisanes. Nous y reviendrons bien à propos.

[30][31][32], [33][35][36]

 

 

p

 

 


 

13

p[37][38], [39][40][41]

 

p

 

 

          Le dieu Bès. – Déjà évoqué à propos des pieds de lit et des appui-têtes, ce petit dieu Bès nous l’avons vu, figurait également sur les murs à plusieurs endroits stratégiques de la maternité. Nombre de vases de tailles adaptées le représentaient également à chaque stade. Il existait aussi de petites figurines en toutes matières : or (Louvre 4880), bronze (Fin de l’époque saïte, Chalon-sur-Saône, AC 357) [42], en faïence égyptienne (Louvre E 32435), et de très nombreuses en terre cuite ... Voir aussi des amulettes du groupe Bès et Béset avec un triangle pubien bien indiqué (Langres, ST 291-78) [43], et encore des scarabées montrant de un, à trois Bès (Nouvel Empire, Chambéry, 8076 1676) [44]

 

 


 

14

 

p

 

 

p

p[45][46],  [47], [48], [49], [50][51]

 

 


 

15

 

p

 

 

p

 

 

         La déesse Isis. – Les amulettes représentant la déesse Isis allaitant Horus dans le contexte des marais de Chemmis, représentent la synthèse théologique la plus avancée, au sujet des assimilations divine : 1) - de la parturiente avec la mère isiaque ayant mené à bien sa grossesse, son accouchement, et son allaitement en site protégé, et, 2) - de son enfant prenant le modèle horien d’un nouveau-né accompli, qui grandira finalement très bien, malgré toutes les vicissitudes, puis, 3) des dangers bien réels, cette fois, que le couple mère-enfant doit affronter et surmonter victorieusement pareils à eux.

 

 


 

16

 

p

 

 

p[52][53]

 

 

p

 

 


 

17

 

p

 

 

         Les faïences égyptiennes bleu-vert à pois foncés– Ces autres talismans d’heureuse maternité, et qui correspondent à de petites amulettes en faïence égyptienne, pouvaient représenter le dieu Bès, avec un tambourin (Fig. 33), parfois nourrissant un enfant (Fig.34) – c’est-à-dire étendant sa protection depuis la nidation de l’œuf jusqu’à l’allaitement par la mère – ou, représenter sa parèdre Besèt, ou, présenter l’une supportant l’autre (!) ; montrer des guenons présentant un pain ; figurer des jeunes femmes allaitantes (Fig. 49), ou portant des jarres, ou sous forme de chatte (Fig. 48), ou présentant des chatons (Fig. 33) ; sous forme de musiciennes, puis des musiciens ; et encore d’autres minuscules statuettes colorées représentant beaucoup de combinaisons possibles de tous ces éléments. 

         Nous renvoyons pour tous ces ex-voto à : J. Bulté,Talismans Égyptiens d’heureuse maternité« Faïence » bleu-vert à pois foncés, CNRS, Paris, 1991. 

 

 

p

 

 


 

18

 

         1.2. Les autres talismans d’heureuse maternité

 

         1.2.1. Les miniatures

 

         Il existe encore un certain nombre de petits objets miniatures, comme au Nouvel Empire, de petites reproductions en pierre montrant des femmes enceintes allongées sur leur lit. Il nous reste également de petits lits miniatures en pierre, en terre cuite, ou en bois et paille. Plus tardivement, ce sont les Besèt très souvent accompagnées d’Harpocrate, ou de Bès-Harpocrate qui prendront le relais, surtout à l’époque ptolémaïque (Fig. 53), puis, les pseudo-Baubô [54] très répandues dans les pays alentours (Fig. 50-52).

 

 

p

 

  

p

 

 


 

19

 

         1.2.2. Les gemmes magiques

 

         Plus tard, puisqu’ils seront essentiellement produits à Alexandrie, les gemmes magiques correspondront à de petites pierres taillées, le plus souvent de l’hématite suivie de la cornaline ou du jaspe – toutes de couleur rouge – qui seront chargées de récapituler toutes les phases de la maternité à protéger. Nous en avons déjà parlé [55]. Sur la face gravée de notre exemplaire du Musée du Louvre, (Louvre E 32647 = Fig. 56) [56], l’utérus pourvu de ces deux trompes, apparaît pourvu d’une clef située à l’extrémité de sa région cervicale. Chaque trompe utérine est modérée par un génie situé sur les deux parties correspondant aux pavillons, les deux entités faisant référence à une autre centrale (Seth ?), et contrôlant à son tour par ses deux pieds, les deux sections tubaires inférieures. Cette dernière entité possède deux têtes (Horus et Seth ?) attentives et dirigées de chaque côté de la surveillance, ou de l’action à exercer. Un peu comme une lointaine réminiscence de la grammaire symbolique évoquée plus haut à propos des ivoires magiques (ici même, p. 6-7), peut-être nous trouvons-nous en présence d’un objet cherchant à évoquer, pour celui-ci, des problèmes de perméabilité tubaire responsables de stérilité féminine, et qui doivent être levés magiquement à l’aide de la serrure opératoire sur laquelle intervient la clef à faire manipuler par les divinités. Les allégories de ces objets sont parfois cernées par un serpent ouroboros, tout comme certaines faïences égyptiennes comprenant la vieille symbolique également présente sur les aides médico-magiques de naissance et les cippes d’Horus (British Museum EA 56290 /OA.9771 = Fig. 55 a et b) [57]. Nous reviendrons ailleurs sur ce très intéressant sujet, où nous sont montrés plusieurs scènes savamment composées, qui finalement symbolisent, si on les examines bien, différentes phases de la physiologie obstétricale qui mettent en œuvre les organes de la mère, avec l’utérus, les annexes, puis le fœtus lui-même, ses fonctions, ses pathologies, et plusieurs divinités égyptiennes concernées par la grossesse, comme Isis, Bès, Besèt, et encore d’autres comme Horus, Seth, Khnoum … , et ceci, dans un doux syncrétisme égyptien, grec, et méditerranéen.

 

 

p

 

 


 

20

 

         Enfin, seront encore mis à la disposition de la future mère, tous autres éléments susceptibles de faciliter la maternité en cours jusqu’à son terme et un heureux accouchement, y compris lors les bonnes suites de couches pour la mère, suivies de bonnes relevailles festives, et pour les bons soins à donner au nouveau-né, comme par exemple son allaitement [58], ainsi que les dispositifs prophylactiques et de traitement sur lesquels bien entendu nous reviendrons plus précisément en pédiatrie [59].

         Ensuite, il ne faudra pas s’étonner que certains de ces petits matériels soient encore retrouvés dans les tombes, que ce soit de manière votive pour la re-naissance sur le modèle de la première naissance pour tous, ou comme objets ayant appartenus aux époux, ou bien encore, emportés par les mères défuntes, ou les femmes dont la maïeutique était le métier. 

 

         2. Les supports votifs de la fertilité et de la naissance 

 

         En ce qui concerne les espaces médico-magiques maçonnés de naissance, après une assez longue étude de ceux-ci in situ, et dans la documentation, nous avons décidé, de manière à prendre plus de champ, et afin de donner une meilleure explication de notre position, de la joindre à un module consacré aux représentations figurées de la naissance dans leurs contextes architecturaux religieux royaux officiels, puis privés, et enfin, dans l’art.

         Ainsi, comme il est indiqué dans l’introduction, la description critique des « lits clos », ou pour nous des « supports votifs de la fertilité et de la naissance », tels que les restes encore exploitables en sont actuellement visibles à Deir el-Médineh, sera finalement traitée dans la première partie consacrée à l’accouchement de la femme :

         Richard-Alain Jean, Anne-Marie Loyrette, « Clinique obstétricale égyptienne – XXXIII . Les accouchements divins, royaux et humains (1) L’architecture réceptrice. L’iconographie et les représentations. Atlas (1) », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Paris, 2019.

 

 

p

 

 


 

21

 

[1] G. Pinch, op.cit. 1994, n° 27, p. 57.

[2] J. Alen, Cat. op.cit. 2005 - 2006, n° 19-22, fig. 1, p. 28-30, et fig. 2-3, p. 30.

[3] M. Nelson,Catalogue des Antiquités Egyptiennes, Collection du Musée d’Archéologie de Marseille, Marseille, 1978, n° 32, p. 27.

[4] J. Vandier, « Nouvelles acquisitions », La Revue du Louvre, 1969, 1, p. 44-45, et fig. 3 (a, b, c).

[5] G. Galliano, Guide des Collections, Musée des Beaux-Artsde Lyon, L’Égypte, Le Proche et le Moyen-Orient, La grèce, L’Italie, Paris, 1997, p. 34.

[6] C. Meeks, D. Meeks, G. Pierini, Les Collections Égyptiennes du Musée de la Vieille Charité (Cahier du Musée d’Archéologie Méditerranéenne, La Collection Égyptienne, Guide du visiteur), Marseille, s.d., p. 37.

[7] G. Pinch, Magic in Ancient Egypt, London, 1994, n° 19-20, p. 40-41 ; n° 38, p. 79 ; n° 70, p. 131.

[8] Hayes, 1953, I, p. 248-249.

[9] D. Wildung, L’Âge d’or d’Égypte, Le moyen Empire, PUF, Paris, 1984, fig. 84, p. 94 et fig. 85, p. 95. En fait, il s’agit de la tombe de Bebi (PM V, 184, 8 bis) : W. V. Davies, El. R. O’Connell,The British Museum expedition to Elkab and Hagr Edfu, 2009, British Museum Studies in Ancient Egypt and Sudan 14 (2009), p. 52, et fig. 2 p. 59. 

[10]P .E. Newberry, El-Bersheh- I, Londres, 1895, p. 37-38, et pl. 30.

[11] H. Altenmüler, « Ein Zaubermesser aus Tübingen », Welt der Orient, 14, Götingen, 1983, p. 30-45. Y. Koenig, Magie et magiciens dans l’Égypte Ancienne, Paris, 1994, p. 85-98.

[12] G.G. Fischer, « The Ancient Egyptian Attitude Towards the Monstrous », Monstrers and Demons in The Ancient and Medieval Worlds, papers presented in honor of Edith Porada, Mayence, 1986, p. 13-26 et pl. I-VII.

[13] Voir déjà à ce sujet : R.-A. Jean,op.cit. décembre 2018, p. 7-14.

[14] P. de Montebello, C. Lilyquist, Egyptian Art, MMA, New York, 1994, n° 18 p. 20. On peut encore voir dans ce musée les n° 15.3.197, 22.1.154, 22.1.79, 22.1.103, 22.1.153 provenant de Lisht, ils sont reproduits dans : Hayes1990, I, p. 249.

[15] El. Morris, « Middle Kingdom clappers, dancers, birth magic, and the reinvention of ritual », dans G. Miniaci, M. Betrò, St. Quirk, Compagny of ImagesModelling the Imaginary Worldof Middle Kingdom Egypt (2000-1500 BC) - Proceedings of the International Conference of the EPOCHS Project held 18th-20th September 2014 at UCL, London,OLA, 262, 2017, p. 285-335. 

[16] R. Friedman« Hierakonpolis », dans E. Teeter(ed.), Before the Pyramids, Chicago, 2011, n° 4.15 p. 41.

[17] W.M. Petrie, Prehistoric Egypt, London, 1920, pl. XLVII n° 7.

[18] Nous remercions vivement Mademoiselle Buisson, égyptologue et secrétaire du cardinal Garrone, de nous avoir permis d’observer ces hémi-incisives d’hippopotame d’époque tardive sans ornementation. Sur l’une d’elles était gravée la lette D (pour δεξιά) ? 

[19] Voir pour tout cela les travaux d’Hartwig Altenmüller(1965, 1983, et 1987, + LÄ VI col. 1355 « Zaubermesser »), mais aussi : Y. Koenig, Magie et magiciens dans l’Égypte Ancienne, Paris, 1994, p. 85-98. Am. Marshall, Maternité et petite enfance en Égypte ancienne, Le Rocher, Monaco, 2015, p. 100-107. 

[20] R.-A. Jean, À propos des objets égyptiens conservés au Musée d’Histoire de la Médecine, Université Paris V, Paris, 1999, p. 43-51 ; — La chirurgie en Égypte ancienne. À propos des instruments médico-chirurgicaux métalliques égyptiens conservés au Musée du Louvre, Éditions Cybele, Paris, 2012, p. 52-55. 

[21] Voir par exemple à ce sujet : F. Scalf, « Magical Bricks in the Oriental Institute Museum of the University of Chicago », SAK, 38, 2009, p. 275-295.

[22] W.M. Petrie, op.cit. 1920, pl. XXIII n° 2.

[23] G. Pierini, dans le Cat. L’Égypte des millénaires obscurs, Musée de Marseille, 1990, n° 299. 

[24] D. Craig Patch, Dawn of Egyptian Art,  MMA, New York, 2011, n° 24, p. 37. 

[25] W.M. Petrie, op.cit. 1920, pl. XVI n° 61.

[26] W.M. Petrie, op.cit. 1920, XVIII, 71-72.

[27] D. Craig Patch, op.cit. 2011, n° 20, p. 33. 

[28] D. Craig Patch, op.cit. 2011, n° 78, p. 80. 

[29] R.-A. Jean,A.-M. Loyrette,La mère, l’enfant et le lait en Égypte Ancienne. Traditions médico-religieuses. Une étude de sénologie égyptienne (Textes médicaux des Papyrus du Ramesseum n° III et IV), édité par Sydney H. Aufrère, Collection Kubaba – Série Antiquité – Université de Paris 1, Panthéon Sorbonne, L’Harmattan, Paris, 2010, p. 181-195. 

 

 


 

22

[30] W.M. Petrie, Diospolis Parva, the cemeteries of Abadiyeh and Hu, 1898-9, London, 1901, pl. 1:14, n° 51a.

[31] Bruyère, op. cit. 1937, fig. 3 p. 12, fig. 8 p. 19, fig. 25 p. 19, fig. 30 p. 75 …

[32] D. Craig Patch, op.cit. 2011, n° 77, p. 79. 

[33] D. Craig Patch, op.cit. 2011, n° 77, p. 79. 

[34] R.-A. Jean, « Clinique obstétricale égyptienne – XXIII . L’enfant à naître (3) Les petits modèles divins (2) Les transformations », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Paris,7 décembre 2018, p. 7-11 ; R.-A.Jean, Anne-Marie Loyrette, « Clinique obstétricale égyptienne – XXVI . L’enfant à naître (6) L’environnement de la naissance (1) Les objets de la naissance », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Paris, 25février 2019, p. 12 et 16.

[35] G. Lecuyot, « Quelques vases Bès sortis des sables de Saqqara », dans Is. Régen, Fr. Servajean(éd.), Verba manent. Recueil d'études dédiées à Dimitri Meeks par ses collègues et amis, Cahiers « Égypte Nilotique et Méditerranéenne » (CENiM), 2, Montpellier, 2009, p. 255-265 ; — « Aha ! un Bès », Varia Cybelia 1, Paris, 2014, p. 77-82. C. Defernez, « Remarques à propos de quelques vases Bès découverts à Karnak », Cahiers de Karnak ,14, 2013, p. 299-331.

[36] Bruyère, op. cit. 1937, fig. 40 p. 113 …

[37] E. Teeter, Ancient Egypt, Treasures from the Collection of the Oriental Institute University of Chicago, Chicago, 2003, n° 53 p. 103.

[38] G. Pinch, Magic in Ancient Egypt, London, 1994, n° 53, p. 102.

[39] Voir maintenant sur ce sujet : An. Gasse, Les stèles d’Horus sur les crocodiles, Catalogue du Musée du Louvre, Paris, 2004. 

[40] Y. Koenig, « Une petite stèle-amulette en bois », BIFAO, 87, 1987, p. 255-263 et pl. XLV.

[41] Nous reviendrons ailleurs sur les effets psycho-positifs engendrés par la magie et la religion sur le modèle neuro-psycho-physiologique et pharmacodynamique des placebos.

[42] M. Gabold, in Cat : Les Collections Égyptiennes dans les Musées de Saône-et-Loire, Autun, 1988, n° 35, p. 105.

[43] G. Tisserand, L’Égypte dans les collections des Musées de Langres, Langres, 1979, n° 63.

[44] S. Ratié, Annecy, Musée-Château - Chambéry, Musée d’Art et d’Histoire – Aix-les-Bain, Musée Archéologique, Collections Égyptiennes, Paris, 1984, n° 236, p. 111.

[45] H. Altenmuller, Die Atropopaia und die Götter Mittellägyptens, Dissertation, München, 1965, I, p. 43.

[46] A. Piankoff, op.cit. 1954, pl. 144, 163-165, 167-168.

[47] J. Vandier, « Nouvelles acquisitions », La Revue du Louvre, 1971, 2, p. 99-101 et fig. 10.

[48] M. Saleh, H. Sourouzian, Catalogue Officiel du Musée Égyptien du Caire, Mainz, 1987, n° 248. C. Ziegler, J.-L. Bovot, Art et archéologie : l’Égypte ancienne, Manuels de l’École du Louvre, Paris, 2001, fig. 155, p. 258-259.

[49] M.-D. Quémereuc, Collections Egyptiennes, Musée de Guéret, Guéret, 1992, n° 69 et 70, p. 83.

[50] O.H. Ragab, Les scarabées pharaoniques de la collection du roi Farouk au musée égyptien du Caire, Thèse, Université de Montpellier, 2105, doc. 107. 

[51] G. Andreu, M.H. Rutschowscaya, C. Ziegler, op.cit. 1997, n° 33, p. 88-90. C. Ziegler, J.-L. Bovot, op.cit. 2001, fig. 51, p. 138-139.

[52] Iv. Guermeur, « Encore une histoire de sorcière (š-ʿ-l.ṱ) ? Une formule de protection de la chambre dans le mammisi (pBrooklyn 47.218.2, x+V2-6) », dans CENIM, 14, 2016, p. 172-189. 

[53] R.-A. Jean,« Clinique obstétricale égyptienne – XXIII . L’enfant à naître (3) Les petits modèles divins (2) Les transformations », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Paris, 7 décembre 2018, p. 11-14 et fig. 36.

[54] V. Dasen, « Le secret d’Omphale », CAIRN, 46, 2008, p. 265-281. 

[55] R.-A. Jean, A.-M. Loyrette, op. cit. 2010, 7.2.2.p. 122-126 ; —« Anatomie humaine. Le bassin – IV. Anatomie de la femme (5), Les parties molles, Aspects comparés et symboliques », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Cherbourg, 15 janvier 2016, p. 10-11.

 

  


 

23

 

[56] Voir par exemple sur ce sujet : M. Olender, « Aspects de Baubô : textes et contextes antiques », Revue d’Histoire des religions, 202, 1, 1985, p. 3-55 ; V. Dasen, « Métamorphoses de l’utérus d’Hippocrate à Ambroise Paré », Gesnerus, 59, 2002, p. 167-186 ; — « Représentations de la vie utérine sur les gemmes magiques gréco-romains », La Revue du Praticien, 55, 2005, p. 574-577 ; — op.cit. 2008, p. 265-281 ; — (éd.), Naissance et petite enfance dans l’Antiquité, Actes du colloque de Fribourg, 28 novembre – 1erdécembre 2001 (Orbis Biblicus et Orientalis 203), Fribourg, 2004. G. Devereux, Baubo, la vulve mythique, Payot, Paris, 2011.

[57] N. West, « Gods on small things: Egyptian monumental iconography on late antique magical gems and the Greek and Demotic magical papyri », Pallas, 86, 2011, p. 135-136.

[58] R.-A. Jean,A.-M. Loyrette, La mère, l’enfant et le lait en Égypte Ancienne. Traditions médico-religieuses. Une étude de sénologie égyptienne (Textes médicaux des Papyrus du Ramesseum n° III et IV), édité par Sydney H. Aufrère, Collection Kubaba – Série Antiquité – Université de Paris 1, Panthéon Sorbonne, L’Harmattan, Paris, 2010. 

[59] Nous avons déjà commencé à aborder la pédiatrie à propos de plusieurs pathologies : Jean,Loyrette, op.cit. 2010, p. 107-114, 153-155, 191-193, 238-430 ... Et dans d’autres endroits encore.

 

 

  


 

OBSTÉTRIQUE 

 


 

CLINIQUE OBSTÉTRICALE

(En construction)

 

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - I  

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - II  - face, yeux 

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - III - vaisseaux

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - IV - seins

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - VI - membres inf.

                 + signes sympathiques

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - VII - Δ ≠ (1) Les tumeurs

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - VIII 

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - IX - Surveillance (1)

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - X

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XI

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XII

Cliquer :  CLINIQUE-OBSTÉTRICALE- XIII = Amnios (1)

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XIV = Amnios (2)

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XV - Liquide amniotique

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XVI - Cordon ombilical

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XVII - Placenta (1)

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XVIII - Placenta (2)

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XIX - Placenta (3)

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XX  - Placenta (4)

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XXI - L'enfant à naître (1)

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XXII - L'enfant à naître (2)

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XXIII - L'enfant à naître (3)

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XXV - Durée de gravidité, Lune

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XXVI - Environ. naissance (1)

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XXVII - Environ. naissance (2)

                 = votre lecture en cours

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XXVIII - Environ. naissance (3)

                                                                                    L’espace médical (1)

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XXIX

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XXX

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XXXI

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XXXII

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XXXIII

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

 

PHYSIOLOGIE OBSTÉTRICALE

(En construction)

 

Cliquer :  PHYSIOLOGIE OBSTÉTRICALE - I

Cliquer :  

Cliquer :  

Cliquer :  

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

 

PATHOLOGIE OBSTÉTRICALE

(En construction)

 

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - V -  abdomen. GEU

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - VI - Prééclampsie

                                          Oedèmes, Troubles vasculaires

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - VII - Δ ≠ (1) tumeurs :

                             Fibromes, Tumeurs Utérus, Kystes Ovaires 

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - IX - Surveillance (1)

                              Déviations utérines, Prolapsus génitaux,

                                                          Occlusions intestinales

Cliquer : CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XVII - Placenta marginé

                                                         Hématome retro-placentaire

Cliquer : CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XVIII - GEU

                                                       Placenta praevia

                         Placentas acreta, incréta, percreta

                                                      Môle hydatiforme

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XIX - Placenta (3)

                                                           Placenta multipartita

                                                       Placenta succenturiata

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XX  - Placenta (4)

                                                                   Placenta prævia

                                                Hématome rétroplacentaire

                                                                Version podalique

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XXII - Lenfant à naître (2)

                                                                                           Nanismes

                                                                               Achondroplasies

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

 


 

ARTICLE EN RELATION / NÉO-BIOLOGIE

 
Cliquez :  NÉO-EMBRYOLOGIE OSIRIENNE - I - 
                 La chair du dieu 
                 Naissance du scarabée  
Cliquez :  NÉO-BIOLOGIE - IX - 
Cliquez :  NÉO-BIOLOGIE -  X -

ARTICLES EN RELATION :

 


 

ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DE LA FEMME

 

Cliquer :  LE BASSIN - I  (partie intégrée)

Cliquer :  LE BASSIN - II  (partie intégrée)

Cliquer :  LE MEMBRE INFERIEUR - II - La hanche  (partie intégrée)

Cliquer :  LE BASSIN - III - FEMME - Les parties molles

Cliquer :  LE BASSIN - IV - FEMME - Aspects comparés et symboliques

Cliquer :  LE BASSIN - V  - FEMME - Atlas (1)

Cliquer :  ANATOMIE DE LA FEMME (7) - Anatomie préhistorique

                et mythologique

Cliquer :  ANATOMIE DE LA FEMME (8) - Atlas (2)

Cliquer :  ANATOMIE DE LA FEMME (9) - Anatomie du sein et Atlas

Cliquer :  ANATOMIE DE LA FEMME (10) - Atlas (3 - 2ème partie)

Cliquer :

 


 

ARTICLES EN RELATION / CLINIQUE GYNÉCOLOGIQUE

(En construction)

 

Cliquer :  CLINIQUE SÉNOLOGIQUE

                 (la partie complète reste à intégrer)

Cliquer :

Cliquer :  CLINIQUE DES JAMBES

                 (la partie complète reste à intégrer)

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

 


 

ARTICLES EN RELATION / PATHOLOGIE

(En construction)

 

Cliquer :  PATHOLOGIE DU SEINS

                 (la partie complète reste à intégrer)

Cliquer :

Cliquer :  PATHOLOGIE DES JAMBES FÉMININES

                 (la partie complète reste à intégrer)

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

 


 

ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DE L'HOMME

 


 

Cliquer :  LE BASSIN - VI - LE BASSIN DE L'HOMME

Cliquer :  LE BASSIN - VII - LE BASSIN DE L'HOMME - Atlas (1)

Cliquer :  LE BASSIN - VIII - LE BASSIN DE L'HOMME - Atlas (2)

                Atlas chirurgical - LA CIRCONCISION

 


 

LA SEXUALITÉ

 


 

Cliquer :  SEXUALITÉ -  I - Interhistorique

Cliquer :  SEXUALITÉ -  II

Cliquer :  SEXUALITÉ -  III - Physiologie

Cliquer :  SEXUALITÉ -  IV


 

 TABLES

 

Cliquer :  TABLE THEMATIQUE  

Cliquer :  TABLE CHORNOLOGIQUE

 


 

 

 


 

 

 

 


 

 

 

 

p

 

 

 

p

 

 

 

p