Article complet du lundi 25 février 2019 :

CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XXVI

 

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• Richard-Alain JEAN, Anne-Marie LOYRETTE, « Clinique obstétricale égyptienne – XXVI . L’enfant à naître (6) L’environnement de la naissance (1) Les objets de la naissance », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Paris, 25 février 2019.

 

 

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CLINIQUE OBSTÉTRICALE ÉGYPTIENNE - XXVI

L’ENFANT À NAÎTRE (6)

L’ENVIRONNEMENT DE LA NAISSANCE (1)

LES OBJETS DE LA NAISANCE

 

 

Richard-Alain JEAN

Anne-Marie LOYRETTE

 

 

          Aussi bien pour des raisons magiques que de confort, l’environnement général de la femme enceinte se modifie assez fortement au fur et à mesure que l’on se rapproche du terme calculé sur le calendrier lunaire religieux, comme nous l’avons vu [i]. Le statut de la femme, et plus particulièrement celui de la mère à tous ses stades est excellent aux époques pharaoniques. Ainsi, une attention toute spéciale est apportée à ces moments réputés difficiles, et surtout, à l’occasion de sa conclusion que l’on espérait toujours heureuse. La sphère particulière de la future mère dans sa maison, composée de son cadre mobilier habituel, augmenté de quelques objets apportés par l’entourage en un lieu choisi et protégé, devient en effet spécifique dans la période péri-puerpérale s’étendant de la préparation à l’accouchement au post-partum. Ensuite en ces temps très anciens, l’espace pratique conçu de façon pragmatique avec plusieurs objets et instruments féminins propres, se voit doublé d’un décor végétal votif, associé à des divinités bienfaisantes. Nous produirons donc dans cette première partie, une étude axée sur l’environnement matériel immédiat de l’épouse [ii], puis, dans une deuxième partie à venir [iii], axée sur quelques éléments parmi les plus significatifs de l’environnement médico-magique, avec des objets cultuels de près-parturition, et dont nous verrons que certains peuvent avoir un double usage.

 

 


 

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         1. Le logis

 

         1.1. La maison de famille

 

         En dehors des maisons du très célèbre village des ouvriers de Deir el-Medineh souvent décrites, et de quelques autres endroits, nos musées possèdent également quelques modèles réduits de résidences citadines du commun parfois assez bien conservés [iv] (Fig. 2-3). Les habitations correspondantes, construites essentiellement en briques de terre crue séchée, avec des poutres et des planchers de bois ou en palmier selon les disponibilités locales, peuvent comporter plusieurs étages, et une terrasse aménagée généralement au niveau du dernier où se trouvait la chambre à coucher des époux – ce qui est bien utile pour prendre le frais la nuit. Une ou plusieurs cours ombragées entouraient souvent le rez-de-chaussée, où donnaient la cuisine et les ateliers. Assez souvent également, c’est au-dessus du dernier étage, et donc sur le toit, que s’ouvrait la terrasse, surtout quand la maison ne comportait pas d’étage, ou était haute et étroite (Louvre E 11886 ; Louvre E 32572, où la porte à deux vantaux est gardée par deux figures du dieu Bès). 

         Parfois aussi à la campagne, un ou deux silo-terrasses habitables, qui correspondent à des constructions surélevées en terre crue modelées à la main, un peu comme de très grosses poteries, étaient organisées ça et là, en fonction du terrain et de sa surface (Fig. 4-5). On en voit encore beaucoup aujourd’hui au Soudan, au centre de l’Afrique, jusqu’au Cameroun [v]. Ces structures dépourvues de toit sont également utilisées pour profiter d’un léger vent frais la nuit.

         La maîtresse de maison pouvait ainsi vaquer à ses occupations, et évoluer partout où cela était nécessaire, n’étant limitée en cela qu’à l’occasion de maladie, ou, parfois en fin de grossesse. 

 

 

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         1.2. Le lieu du lit de naissance

 

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possible à la femme, de l’air, de l’ombre et de la fraîcheur recherchée le jour, puis de la brise à capter en position dégagée et un peu surélevée la nuit, tel que le préconisent encore de nos jours les matrones africaines de brousse sahélienne. Parfois, dans la haute société, des voiles adaptés en lin à mailles moins serrées faisant moustiquaires, et de vastes pièces de lin plus épaisses, modulables et rabattables, complètent encore ce dispositif [x] (Fig. 16-17). Ces tissus pouvaient être mouillés partiellement pour encore chercher à améliorer assez finement la température et l’hygrométrie ressenties. Toutes ces dispositions sont parfaites pour l’hygiène, la préparation, et la récupération après l’accouchement.

         Les « lits clos » (Bruyère) ou supports votifs de la fertilité, situés dans la première pièce des maisons de Deir el-Medineh, comportent des représentations de danseuses et de musiciennes, des scènes de naissance et d’allaitement ainsi que le dieux Bès. Nous en reparlerons.

 

         1.3. L’Environnement végétal

 

         Le lit peut aussi être déplacé, quand cela est possible, sous une sorte de claie végétale formant une pergola rafraîchissante. Liserons et vignes locales pouvaient être utilisés à cet effet.

 

 


 

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         Les « Convolvulus ». – Sur un support naturel en tiges de papyrus ou de menuiserie les imitant (Cf. infra), montent très souvent des plantes grimpantes du genre Convolvulus (liserons) [xi]. Les ostraca de Deir el-Médineh nous montrent bien ces feuilles lancéolées (IFAO, 3787 [xii] ; Louvre, E 25333 [xiii] ). Une peinture murale provenant également de Deir el-Medineh représente une danseuse musicienne partiellement nue, jouant du luth, évoluant dans ce même contexte de feuillages lancéolés. Elle porte sur le haut de la cuisse gauche un petit tatouage représentant un dieu Bès et ses deux chevilles sont ornées de bracelets. La connotation érotique est évidente, elle allait de pair avec le vœu de fécondité. Ce feuillage évoquait de toute façon la joie comme le laisse supposer une représentation festive au fond d’un bol de faïence vert-bleu (XIXdyn., New York, MMA) [xiv] ainsi que des ostraca (Deir el-Medineh, IFAO, 4040) [xv], et particulièrement celle manifestée lors de la « Fête de Naissance » (ostracon, Deir el-Medineh, Louvre, E 25318) [xvi]. Voir les Fig. 8 et 9.

 

 

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p[xvii], [xviii][xix][xx][xxi][xxii], [xxiii][xxiv][xxv][xxvi].

 

         Les tiges de papyrus. – Idéalement, et en somme pour son confort, le lit de la dame est surmonté d’une sorte de baldaquin en tiges de papyrus (Cyperus papyrus), ou, pour une personne de qualité, construit avec des piquets en bois prenant la forme des tiges de papyrus symbolisant le Marais primordial et le contexte de Khemmis déjà évoqué. Voir par exemple le très beau baldaquin d’Hetepherès I (Cf. infra, et Fig. 9, 10-13). 

 

         2. Le mobilier fonctionnel

 

         Le mobilier mis en œuvre, nous le verrons, reste assez peu différent de celui habituellement employé par les ménagères, mais il semble plus concentré autour de la personne de la parturiente, comme pour lui assurer une certaine indépendance dans ses gestes et son approvisionnement, et ceci est presque comparable, dans une certaine mesure, aux soucis définis dans les tombes – car il s’agit bien d’une phase de « passage », qui était comprise à cette époque en Égypte, dans un mitan dangereux et dont il faut sortir indemne, aussi bien pour la mère que pour son nouveau-né, dont la physiologie est calquée sur celle de la re-naissance.

 

 


 

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         Le baldaquin. – Parfois, à l’image ou à la ressemblance de celui du Maître, des Maîtresses de Maison devaient disposer également d’un baldaquin [xxvii] dont les piquets pouvaient être constitués de simples gaules végétales ou de perches en bois dont les extrémités pouvaient présenter un renflement [xxviii], être arrondies, travaillées en bouton de lotus [xxix], ou encore s’achever par des sistres [xxx]. Il en existait même de pliables [xxxi]. De toutes les façons, cette structure était facilement démontable et portable, comme le très bel exemplaire de la reine Hetepherès I, mère de Chéops (IVdyn., bois doré, Musée du Caire JE 57711) [xxxii], découvert à Gizeh (tombe G 7000 X) [xxxiii]. Les éléments ont été retrouvés démontés [xxxiv] et posés sur le coffre contenant autrefois les rideaux de lin que l’on accrochait aux montants pour former une sorte de tente-moustiquaire légère et aérée. Pour des rideaux, voir les pièces de lin suspendues dans une tombe de Deir Abou el-Naga [xxxv]. Voir les fig. 10-13, et 19-21.

 

 

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         Le lit. – Le support en bois pourvu de son couchage (ḥnkw.t) pouvait par exemple se nommer ḥnk.tḥnky.tḥnkw.t3ṯwtmnm.tbd.t. Ces dénominations correspondent donc dans ces cas à un objet défini comme féminin. De la même façon, le mot ḥnk.t désigne également la « chambre à coucher ». Les termes comprenant la racine ḥnk proviennent peut-être de la notion « d’offrande » (ḥnk.t) mutuelle du couple, et de son état, la grossesse, qui réclame d’autant plus de repos que l’on s’approche de la naissance, où la mère « offre » (ḥnk) à la famille son nouveau-né. Rappelons que les pieds pouvaient êtes sculptés en forme de dieu Bès (Ostraca de Deir el-Medineh, Louvre, E 14336 [xxxvi] ; IFAO 3782 [xxxvii], 4097 [xxxviii], 4018 [xxxix]… O. 2362, Vandier 1937, II,2 pl. LIV) [xl]. Le cadre du sommier était tendu de cordes végétales tressées (Lit de Kha, Turin, Musée Égyptien, inv. Suppl. 8327) [xli]. Il pouvait être recouvert d’une simple natte, ou d’un matelas confortable (Ostracon, IFAO, 3962) [xlii]. La dame disposait de draps de lin (Fig. 23). Le lit de Meryt a été découvert bien refait, avec des draps et une très élégante couverture à franges (Turin, Musée Égyptien, inv. Suppl. 8629) [xliii]. Pour un autre dessus-de-lit à franges, on remarquera celui exposé au British Museum (Beni Hasan, Moyen Empire, 41580) [xliv]. Pour certaines femmes aisées, un lit secondaire léger et pliant (XVIIIdyn., New York, MMA, 20.2.13a-c) [xlv]pouvait facilement être déplacé dans une cour, sous des ombrages, ou après la naissance, être plus aisément monté sur le toit-terrasse de la maison pour profiter de la brise du Nord (Cf. supra). 

 

 

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          Matelas et coussins. – Biens rembourrés, ils étaient nettoyés, battus pour leur rendre leur souplesse, et égalisés, par la propriétaire ou des servantes (TT 260) [xlvi] (Fig. 19, 20 b, et 21).

         Le chevet appui-tête. – Un appui-tête (wrs) en bois (XVIIIdyn., Louvre, E 14441 [xlvii], E 14440 [xlviii]) était disposé à la tête du lit (Cat. IFAO 4023) [xlix]. Il pouvait être muni d’un petit coussin, rembourré, ou entouré de bandelettes de lin comme celui de Merit [l]. Cet objet était parfois orné de figures prophylactiques de Bès-Aha, de Bès (Louvre AF 2), de Thouéris (Louvre, N 2736 A), et encore d’Isis et de Nephtys contre les cauchemars pouvant nuire au bon développement de l’embryon comme l’indique le Papyrus de Londres (40. 13, 9-14) [li]. Voir les Fig. 19 et 20 a et b, 22 et 26.

         Dossier de repos. – Improprement appelé « lit de repos », le st n ḫt ou gs3 [lii] correspondait en réalité en un plan incliné assez court surélevé du côté tête et sans planchette au pied [liii], puisque généralement la personne s’asseyait sur le sol et avait le dos posé sur un coussin s’étalant sur ce meuble que l’on pourrait aussi comparer à une chaise longue (Fig. 20 a).

 

 

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         Le marchepied. – Dans les grandes maisons, le marchepied pouvait être fait de planches comme celui de Meryt (Turin, Musée Égyptien, inv. Suppl. 8522) [liv]. Voir aussi un petit tabouret en bois canné de paille et servant de marchepied (à pieds droits : XIIdyn. 12.182.57 [lv] ; XVIIIdyn. tombe de Satnem, Louvre, E 14 438 ; à pieds moulurés : Louvre, E 14 654 = E 20 506) [lvi]. Cet objet devait être placé sur un des côtés du lit, de façon à ce que la dame puisse descendre commodément (IFAO 3782 [lvii], 4018 [lviii], 2362 : Fig. 18). Ce « tabouret en bois pour les pieds » pouvait être simplement remplacé par une petite natte (O. IFAO 2346 : Fig. 12 ; O. Louvre 14336 : Fig. 16-17) [lix] 

 

 


 

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         Lieu d’assise. – Improprement appelé « fauteuil », le siège st ḥmsj « endroit pour s’asseoir » [lx], correspondait à un siège avec une légère surélévation donnant sur une planche marchepied, avec un dossier droit et deux ventaux latéraux.

         Des tabourets. – Un tabouret à soutiens transversaux et siège concave avec cordes tressées (Turin, Musée Égyptien, inv. Supp. 8512 ) [lxi], voire un tabouret pliant (XIIdyn. 12.182.58 [lxii] ; XVIIIdyn., Louvre, E 14002 [lxiii] ), pouvaient être mis à disposition, et être munis de coussins.

         Des chaises. – Parfois sans doute, des chaises légères en bois cannées de paille (XVIIIdyn., Louvre, E 14 437) [lxiv], devaient apporter un appui bienvenu par leur dossier, aux reins et au dos douloureux de la future parturiente, des autres futures mères venues la visiter, ainsi que d’autres dames d’expérience. Puis, elles formeront, avec d’autres tabourets (Ostracon, XIXe-XXdyn., Louvre, E 27661) [lxv], les sièges nécessaires à la « fête de la naissance », (Ostracon ramesside, Deir el-Medineh, Louvre, E 25318) [lxvi]. Ils pourront être complétés par des modèles plus prestigieux (Stèle d’Arinefer, Louvre, C 311 = E 12 964) [lxvii]. Voir les fig. 13, 22 et 25.

 

 


 

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         Des sièges de nourrice. – On pouvait offrir à la mère un siège bas de nourrice sans dossier en bois (Louvre, E 27126 = Fig. 22, 24) [lxviii], ou encore, dans les riches maisons, une chaise cannée en bois d’ébène aux pieds de lion et au dossier orné d’un dieu Bès, de nœuds isiaques et de signes de stabilité djed comme celui d’Hat-nefer (XVIIIdyn., New York, MMA, 36.3.152) [lxix]. Des sièges avec dossier, et des fauteuils de nourrice, étaient encore utilisés en Europe au XIXe. Au pays Mongom, district de Kellé, République du Zaïre, les femmes utilisent encore des sièges bas qui leur sont exclusivement réservés (Dijon, Musée des Beaux-Arts) [lxx]

         Des nattes. – Des nattes à chaîne en ficelle et trame de jonc (XVIIIdyn., Louvre, E 14 446 = Fig. 22 et 26) [lxxi] recouvraient une partie du sol (ostraca de Deir el-Medineh, Louvre, E 25333 ; Londres, British Museum, EA 8506 ; Le Caire, IFAO n° 3787) [lxxii]

 

 

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         De la vaisselle. – Des coupelles, des vases à eau … assuraient l’indispensable ordinaire et la bonne hydratation de la femme enceinte. Ils étaient sans doute maintenus à sa portée immédiate, comme au moins des cuillères en bois (Musée de Cherbourg, Musée Emmanuel Liais 1113, 1225-1227 + 2 snv.) [lxxiii]. Les autres objets utilisés pour les repas devaient être repris par l’entourage et ramenés en cuisine ou chez les visiteurs (mère, belle-mère, sœurs, cousines et amies). Fig. 27-29.

         Des points d’eau. – Une réserve d’eau pouvait être mise à sa disposition, comme une jarre en terre cuite posée sur un guéridon [lxxiv]. L’eau pouvait aussi servir à se rafraîchir et à faire la toilette. 

 

 

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         Des objets de toilette. – La femme avait à sa disposition des cuvettes en terre cuite et des pots à eau pour se laver (Fig. 31 a et b). Certains de ces objets étaient en cuivre ou en métal cuivreux pour les plus riches (Fig. 31 b). Pour la petite toilette de la dame, une eau lustrale particulière pouvait être obtenue en conservant de l’eau dans un pot en terre cuite adoptant une forme plus ou moins simplifiée du dieu Bès [lxxv] (Fig. 32 a-b et 43), ou encore, dans un vase à anse plus précieux en calcite et adoptant la forme d’une femme enceinte (Fig. 33). La dame disposait aussi à cet endroit de divers petits objets de toilette (Ostraca, IFAO 4097 [lxxvi], 3782 [lxxvii]), tels qu’un pot à kohol (étui en Roseau du Nil, Louvre E 203 [lxxviii] ; vase en Brèche, Louvre, E 14 455 [lxxix]) contenant de la galène que l’on appliquait sur les yeux à l’aide d’un bâtonnet (Bois, Louvre AF 13 a [lxxx] ; Louvre E 209, pour un appareillage complet en bois, étui et stylet [lxxxi] ; Louvre E 210, vase en bois et deux stylets [lxxxii]). Certains adoptaient la forme d’un dieu Bès (Fig. 34, au centre). Cette opération de fardage était effectuée sur les yeux de la mère, de l’enfant, mais aussi éventuellement sur les yeux d’une hirondelle (Jean, Loyrette, 2010 : pRamesseum III. B, p. 23-34, et p. 287-302). Remarquons à cette occasion un petit objet en calcaire du Nouvel Empire montrant une femme nue allaitant allongée sur un lit, la tête reposant sur un chevet, avec miroir et objets de fardage aux pieds (Louvre E 11767) [lxxxiii]. Voir un miroir en bronze et bois (Louvre E 11042) [lxxxiv]. Quelques peignes simples en bois (Louvre N 1358 b) [lxxxv], ou doubles (Louvre N 1357c = AF 6511 [lxxxvi], Musée de Cherbourg 1114 [lxxxvii] ), des petits peignes très fins en ivoire (Louvre E 27438), des épingles à coiffer en bois (Louvre, AF 6721) [lxxxviii], ou en os (Louvre E 12509) [lxxxix], toujours utiles pour fixer une mèche de cheveux (New York, MMA 26.3.353ww) [xc]. Ou encore, d’une façon plus sophistiquée, une combinaison de peigne et d’épingles à cheveux (New York, MMA 26.2.21) [xci]. Des flacons bouchés précieux en calcite ou en verre coloré contenaient des parfums, des substances grasses odorantes et adoucissantes (Fig. 35 a et b, 36) [xcii]. Les dames de la haute société pouvaient avoir recours à encore d’autres objets comme des coffrets en bois plus ou moins ouvragés (XIIdyn., Louvre N. 1392) [xciii], et contenant divers pots à onguents avec des stylets d’application en différentes matières, et, une palette de pierre pour piler des minéraux comme la galène et la malachite. Et encore, des mousselines de lin fin (Turin, Musée Égyptien, inv. Suppl. 14379) [xciv] utilisées comme mains de toilette et tampons de maquillage comme le montre la stèle de la dame Ipouet du British Museum (1658) [xcv]… Enfin pour les plus aisées d’entre elles, de petits instruments métalliques [xcvi], en cuivre, ou en or, pouvaient également faire partie de la trousse de toilette, comme des rasoirs hygiéniques, des pincettes, ou des épingles.

 

 

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         Des objets hygiéniques. – Tel parfois ce « siège percé » en bois retrouvé dans la tombe de Kha à Deir el-Médineh (Turin, Musée Égyptien, inv. Suppl. 8513) [xcvii], et sous lequel on plaçait un pot de céramique. On utilisait aussi de petites pièces de lin, et des mouchoirs.

         Le chasse-mouche. – Il servait à éloigner les insectes d’une façon mécanique. Il se compose d’un manche en bois parfois sculpté, auquel sont accrochées, pour une dame, soit une à trois pièces de tissu, ou des lanières végétales (Louvre E 2617 = Fig. 22, 26), plus rarement une fourrure (Fig. 21) [xcviii].

         Autres menus mobiliers. – D’autres menus mobiliers devaient rester à portée de main immédiate de la dame, comme de petits coffrets de bois (Louvre 2261) [xcix], et des paniers en vannerie (Louvre E 16394) [c]dont certains pouvaient être multicolores (Louvre E 14476, E 14481) [ci], sans oublier un balai en fibres de palmier liées et bois pour chasser le sable en permanence (Louvre E 16414 = Fig. 26 à droite) [cii]. Probablement la dame gardait-elle souvent à proximité son panier à couture, comme celui de Meryt qui contenait une bobine de fil et une série d’aiguilles de grosseurs différentes et piquées dans un bout de tige de papyrus (Turin, Musée Égyptien, inv. Suppl. 8496) [ciii]. Pour s’éclairer la nuit on utilisait des coupelles simples en terre cuite dans lesquelles on faisait brûler des mèches torsadées saturées d’huile (Louvre E 14571, E 14571-14572). Voir la fig. 22. Ces coupelles pouvaient aussi être en faïence ouvragée. La lampe était quelquefois supportée par un long pied en bois (Nouvel Empire, Londres, British Museum, 35763 et 27440) [civ]

         Les vêtements. – La dame pouvait être pratiquement nue, ou bien être revêtue d’une ample robe de lin (Ostracon, IFAO 3781) [cv], comme celle ayant appartenu à la mère de Senenout (Musée du Caire 66249) [cvi], et peut-être encore d’un autre très élégant modèle à plis horizontaux et conservé au Musée du Louvre (Moyen Empire, fin XIdyn. - début XIIdyn., Louvre E 12026) [cvii]. La Dame Meryt possédait également une sorte de châle ou « peignoir » (Schiaparelli) avec des franges, contenu dans un panier de jonc (Turin, Musée Égyptien, inv. Suppl. 8492) [cviii]. Des sortes d’étoles pouvaient être mises autour des épaules, et des bandes larges doublées en lin autour des reins. Pour un change rapide, la dame disposait également de pièces triangulaires en lin fin, qui pouvaient être brodées à la marque de propriété ou imprimées à chaud (Turin, Musée Égyptien, inv. Suppl. 8512) [cix]. Voir les fig. 37-38.

 

 


 

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         Les sandales. – A ses pieds (ostracon de Deir el-Medineh, Londres, British Museum), la dame portait aussi parfois des sandales (New York, MMA 22.3.20ab) [cx] dont la pointe pouvait être relevée (Ostracon, Deir el-Medineh, IFAO 4087 [cxi] ; Boston, MFA 03.1720-1721), comme celles exposées dans une vitrine du British Museum [cxii], et encore celles du Musée de Turin (Fig. 38 b).

 

 

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[i] R.-A. Jean, « Clinique obstétricale égyptienne - XXV . L’enfant à naître (5) La durée de la gravidité et la lune », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Paris, 21janvier2019.

[ii] En ce qui concerne la muséologie, il n’était pas possible de reproduire ici toutes les photos et documentations. Nous choisirons donc essentiellement des objets visibles dans les vitrines de notre Musée du Louvre, et de quelques autres, en indiquant à chaque fois au lecteur qui désire approfondir, quelques publications des plus sérieuses, mais préconisées parmi les plus facilement accessibles en bibliothèque, et ceci, pour des raisons pédagogiques. Nous renvoyons également à beaucoup de travaux scientifiques. Certains sont maintenant directement accessibles gratuitement sur le net.

[iii] Richard-Alain Jean, Anne-Marie Loyrette, « Clinique obstétricale égyptienne – XXVII . L’enfant à naître (7) L’environnement de la naissance (2) L’espace médico-magique », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Paris, 28mars 2019. 

[iv] Voir par exemple pour ce sujet : Chr. Desroches, « Un modèle de maison citadine du Nouvel Empire », Revue d'Égyptologie, III, 1938, p. 17-25, et pl. I-II en fin de volume.

[v] Il existe ainsi également des villages entiers tout en habitations potières.

[vi] Pr-ms Wb I, 515,11 ; Alex. 77.1418, 781461 « le mammisi » ; Hannig 1995, p. 280 « Geburtshaus » (Maison de naissance) ; PtoLex. p. 353 « House of birth » (Maison de naissance). Pr-ms.t : Daumas 1958, p. 513-514. Pr-msw.t : Cauville2 004 (OLA 132) p. 152 « mammisis ».

[vii] Wb II, 148, 6-14 ; Alex. 77.1872 « l’assise (d’un édifice, d’un lieu) », « siège de la parturiente », aussi « naissance », 78.1862, 79.1354 « brique de naissance », lieu de naissance ; Hannig-Wb I & II,x - 13926 1. « Aufenthaltsort, Ruheplatz » (Lieu de résidence, lieu de repos), 3. 13931 « Geburtsstätte (bes. die beiden Geburtsziegel), a. Niederkunft » (Lieu de naissance, surtout les deux pierres de naissance, a. naissance) ; PtoLex. p. 465 « birth bricks, birth seat » (briques de naissance, siège de naissance). Ce mot provient de msḫn : Wb II, 148, 1-8, 79.1353 msḫn(w) lieu de repos, assise ; Alex. 78.1861 « lieu de repos » ; Hannig-Wb I & II,x - 13923 « Ruheplatz » (lieu de repos). Takács, 48-3, 2008, p. 576.

[viii] Il s’agira dans tous les cas d’un endroit « voué », consacré pour l’occasion, et renommé « msḫn.t »« chambre à naître » pour le temps du travail jusqu’à son achèvement, et l’accomplissement des rituels de naissance.

[ix] Voir par exemple l’expression stmsḫn.t (Philae PM 163-164 ; Dendera 274,3) ; Daumas1958, p. 518.

[x] Ostracon de Deir el-Medineh, cat. IFAO 2345, pl. LIII. Voir aussi pour ce thème, des textes comme ceux du vase de Deir el-Medineh, stance 7 (Mathieu 1996, p. 99) ; du P. Chester Beatty (P. BM 10681), Poème 7, CB r° 17, 12-13 (Mathieu 1996, p. 35) ; de la « Stèle de Pi(‘ankh)y », 110 et 118 N. Grimal, MIFAO, CV, 1981, p. 143 et 153) ; et du conte démotique de Khamouas I, 5,16 (Mathieu 1996, note 151 p. 53).

[xi] Ou peut-être de scammonée (Cynanchum acutum) : Fr. Dupont, C. Maloue, « Interprétation du « convolvulus » des égyptologues par Cynanchum acutum L. (Asclepiadaceae) », Acta Bot. Gallica, 2003, 150(4), p. 383-399 :

(https://www.tandfonline.com/doi/pdf/10.1080/12538078.2003.10516007).

Il faut toutefois noter que cette plante ne figure pas dans : Chr. de Vartavan, V. Asensi Amorós, Codex des restes végétaux de l’Égypte ancienne, Londres, 1997, ni dans : ERUV IV= S. H. Aufrère (avec la coll. de Chr. de Vartavan, V. Asensi Amorós), Encyclopédie religieuse de l’Univers végétal, Montpellier, 2005.

Ainsi, pour les auteurs de cette hypothèse qui ne manque pas d’arguments intéressants et auxquels il faudrait ajouter les rapports avec la lune, la plante aurait été localement acclimatée par Ahmosis, le fondateur de la XVIIIdynastie, et promue dans cette fonction spéciale par « l’épouse du dieu » Ahmès Néfertary qui fut divinisée. Il reste à retrouver un jour dans une tombe égyptienne un bouquet desséché de papyrus garni de Cynanchum acutum.

[xii] J. Vandier d’Abbadie, op.cit. 1959, n° 2858, pl. CXX et p. 187.

[xiii] A. Minault-Gout, Carnets de pierre, Paris, 2002, fig. 22 p. 37.

[xiv] W.C. Hayes, The Scepter of Egypt, New York, 1990, II, fig. 256, p. 406.

[xv] J. Vandier d’Abbadie, op.cit. 1959, n° 2878, pl. CXXIV et p. 192.

[xvi] A. Minault-Gout, Carnets de pierre, Paris, 2002, fig. 24 p. 39.

[xvii] H.G. Fischer, « The Mark of a Second Hand on Ancient Egyptian Antiquities », Ancient Egypt in the Metropolitan Museum Journal, Volumes 1-11 (1968-1976), MMA, New York, 1977,p. 118, fig. 8. Cliché couleur dans : P. de Montebello, C. Lilyquist, Egyptian Art, MMA, New York, 1994, p. 30, en haut à droite.

[xviii] J. Vandier d’Abbadie, op.cit. 1972, n° 139, p. 49-50. 

[xix] Dont on trouvera un cliché dans : E. Strouhal, Vivre au temps des pharaons, Paris, 1992, p. 142. 

[xx] Planches reproduites dans : Vandier, op.cit. 1964, IV.1, p. 546 : fig. 296 p. 548, et, fig. 297, p. 549. 

[xxi] C. Desroches-Noblecourt, M.Nelson, F. Hassanein, M. Kurz, M. Duc, La Tombe aux Vignes, Fondation Kodak-Pathé, Paris, 1985, p. 40-41, p. 72, p. 73-77. 

 

 


 

18

 

[xxii] Ibid., p. 72. 

[xxiii] Ibid., p. 75. Pierre-Croisiau, 2001, pl. XVIII (P/C med/E 10-22). Sethe 1908-1922, IV, Sp. 504 § 1082a-b, p. 95. Allen 2013, V, PT504,1082a-b. Speleers1923, I, n° 504, p. 73. Faulkner 1969, n° 504, p. 179. Carrier, II, 2009, Pépy I er, p. 932-933 ; Carrier, IV, 2010, Mérenrê, p. 1996-1997 ; Carrier, IV, 2010, Neit, p. 2002-2603. Il manque la première partie du texte de Pépy II. Mathieu 2018, p. 453.

[xxiv] Voir par exemple à ce sujet : N. Beaux, « La douat dans les Textes des Pyramides. Espace et temps de gestation », BIFAO, 94, 1994, p. 1-6. 

[xxv] Pyr. 442 § 820a ; 577 § 1524a ; 1005. Mathieu 2018, p. 453. 

[xxvi] On trouvera également un bel ensemble d’objets, rassemblés sur des clichés publiés dans : M. Stead, Egyptian Life, British Museum, London, 1986, p. 0 (dos de couverture) et p. 15. 

[xxvii] Vandier, op.cit. 1964, IV.1, p. 190 et fig. 79, p. 189.

[xxviii] H. Junker, GîzaGrabungen auf dem Friedhof des Alten Reiches bei den Pyramiden vonGîza, WienIV, 1940, fig. 10.

[xxix] N. de Garis Davies, The rock tombs of Deir el Gebrâwi, London, 1902, II, pl. XXIII.

[xxx] L. Borchardt, Zeitschrift für ägyptische Sprache und Atertumskunde, 35, Leipzig, 1897, p. 168.

[xxxi] H. Junker, op.cit. 1940, fig. 10, et, Vandier, op.cit.1 964, IV.1, fig. 79, p. 189 (1).

[xxxii] Clichés facilement abordables dans : C. Aldred, J.-L. de Cénival, F. Debono, C. Desroches-Noblecourt, J.-P. Lauer, J. Leclant, J. Vercouter, Les Pharaons, t. I : Le temps des Pyramides, col. Univers des Formes, Gallimard, Paris, 1978, fig. 223, p. 232. Des clichés montrant son remontage et son exposition définitive sont accessibles dans : C.M. Sheikholeslami, The Egyptian Museum – at the Millennium, Le Caire, 2000, p. 97 a et b. On peut voir une copie d’une partie du mobilier au Musée de Boston : W. Stevenson, Ancient Egypt Represented in the Museum of Fine Art, Boston, 1960, p. 25-69.

[xxxiii] G.A. Reisner, W.S. Smith, A History of the Giza Necropolis, II, 1955.

[xxxiv] J. Anderson, in Cat. : C. Ziegleret al., L’art égyptien au temps des Pyramides, Paris, 1999, fig. 130, p. 181 (MMA, New York).

[xxxv] A. Mariette Bey, Album du Musée de Boulaq, Le Caire, 1872, pl. 23. Cliché accessible dans : Cat. : J.-L. Chappazet al., Voyage en Égypte, de l’Antiquité au début du XXsiècle, Musée d’Art et d’Histoire, 16 avril - 31 août 2003, Genève, 2003, fig. 4, p. 86.

[xxxvi] A. Minault-Gout, op.cit. 2002, n° 21 p. 35.

[xxxvii] Vandier d’Abbadie, op. cit 1959, n° 2859 p. 187, pl. CXX et cliché pl. CXXII.

[xxxviii] Vandier d’Abbadie, op. cit 1959, n° 2862 p. 188 et pl. CXXI.

[xxxix] Vandier d’Abbadie, op. cit 1959, n° 2863 p. 188 et pl. CXXI.

[xl] R.-A. Jean, « Clinique obstétricale égyptienne – XXIII . L’enfant à naître (3) Les petits modèles divins (2) Les transformations », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Paris, 7 décembre 2018, p. 9 et fig. 24.

[xli] A.M. Donadoni Roveri, Civilisation des Egyptiens, La vie Quotidienne, Musée Egyptien de Turin, Milan-Turin, 1988, n° 138, p. 108, n° 149, p. 114 et n° 198, p. 150. Deux hommes occupés à confectionner le cannage d’un lit figurent sur une paroi d’une tombe thébaine : N. de Garis Davies, The tombs of Menkheperrasonb, Amenmose and another (Nos 86, 112, 42 and 226), London, 1932 (vol. 5), p. 25 et pl. XXX.

[xlii] J. Vandier d’Abbadie, op.cit. 1959, n° 2860, p. 188, pl. CXXI.

[xliii] A.M. Donadoni Roveri, op. cit 1988, n° 199, p. 150 et n° 295, p. 210.

[xliv] Il figure également dans l’ensemble d’objets dont un cliché est donné dans : M. Stead, Egyptian Lifeop.cit. 1986, n° 18, p. 15.

[xlv] W.C. Hayes, The Scepter of Egypt, New York, 1990, II, fig. 118, p. 203 pour une maquette.

[xlvi] Vandier, op. cit 1964, IV.1, fig. 79-80, p. 190 et 191 = H. Junker, Giza IV ex. I à II … puis R. Lepsius, Denkmäler… de III à VIII (note 3 p. 188) : d’où ici les reproductions légales.

[xlvii] G. Andreu, op.cit. Cat 2002, n° 10 d, p. 80.

[xlviii] B. Letellier, op.cit. 1979-1980, n° 7, p. 19.

[xlix] Vandier d’Abbadie, op.cit. 1959, n° 2865 p. 189 et pl. CXXI.

[l] A.M. Donadoni Roveri, op. cit. 1988, n° 199, p. 150.

[li] R.-A. Jean, op. cit. 7 décembre 2018, p. 7-11.

[lii] H. Junker, op.cit. 1940, p. 71 et 86.

[liii] H. Junker, op.cit. 1940, pl. XIV.

[liv] A.M. Donadoni Roveri, op. cit. 1988, n° 200, p. 151.

 

 


 

19

 

[lv] W.C. Hayes, The Scepter of Egypt, New York, 1990, I, fig. 166a, p. 259.

[lvi] B. Letellier, op.cit. 1979-1980, n° 5 et 6, p. 18.

[lvii]  Vandier d’Abbadie, op.cit. 1959, n° 2859 p. 187, pl. CXX et ciché pl. CXXII.

[lviii] Vandier d’Abbadie, op.cit. 1959, n° 2863 p. 188, pl. CXXI.

[lix] Y. Koenig, « Ostraca hiératiques du Louvre », RdE, 1991, p. 106-107 (l.3).

[lx] H. Junker, op.cit. 1940, p. 71 et pl. XIV ; pl. A entre les p. 40-41.

[lxi] A.M. Donadoni Roveri, op.cit 1988, n° 189, p. 144.

[lxii] W.C. Hayes, The Scepter of Egypt, New York, 1990, I, fig. 166b, p. 259.

[lxiii] G. Andreu, op.cit. Cat 2002, n° 6 a, p. 77.

[lxiv] B. Letellier, op.cit. 1979-1980, n° 4, p. 17.

[lxv] G. Andreu, Cat : Les artistes de Pharaon. Deir el-Médineh et la Vallée de Rois, Paris, 2002, n° 54, p. 114.

[lxvi] A. Minault-Gout, op.cit. 2002, n° 24, p. 39.

[lxvii] B. Letellier, op.cit. 1979-1980, n° 3, p. 14-15.

[lxviii] E. Delange, C. Ziegler, Cat : La vie au bord du Nil au temps des pharaons, Calais, Novembre 1980 - Février 1981, n° 90, p. 56.

[lxix] W.C. Hayes, The Scepter of Egypt, New York, 1990, II, fig. 115, p. 201.

[lxx] C. Rolley, Cat. : Musée des Beaux Arts, Donation Granville, 3, Dijon, 1976, n° 699, p. 610-61.

[lxxi] B. Letellier, op.cit. 1979-1980, n° 8, p. 19, et cliché p. 20 avec le n° 10. G. Andreu, op.cit. Cat. 2002, n° 26, p. 94.

[lxxii] Vandier d’Abbadie, op.cit.1959, n° 2858, p. 187 et pl. CXX ; cliché pl. CXXII ; A. Minault-Gout, op.cit. 2002, n° 22 p. 37, n°23 p. 38 et n° 25 p. 40.

[lxxiii] H. Ch. Loffet,Collections égyptiennes du Musée Emmanuel Liais de Cherbourg Octeville, Cybèle, Paris, 2007, p. 154-155.

[lxxiv] Stead, Egyptian Lifeop.cit. 1986, n° 18, p. 15.

[lxxv] R.-A. Jean, « Clinique obstétricale égyptienne – XXIII . L’enfant à naître (3) Les petits modèles divins (2) Les transformations », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Paris, 7 décembre 2018, p. 7-11. Voir aussi : G. Lecuyot,« Quelques vases Bès sortis des sables de Saqqara », dans Is. Régen, Fr. Servajean(éd.), Verba manent. Recueil d'études dédiées à Dimitri Meeks par ses collègues et amis, Cahiers « Égypte Nilotique et Méditerranéenne » (CENiM), 2, Montpellier, 2009, p. 255-265 ; — « Aha ! un Bès », Varia Cybelia 1, Paris, 2014, p. 77-82. C. Defernez,« Remarques à propos de quelques vases Bès découverts à Karnak », Cahiers de Karnak , 14, 2013, p. 299-331. 

[lxxvi]  Vandier d’Abbadie, op.cit. 1959, n° 2862 p. 188 et pl. CXX.

[lxxvii]  Vandier d’Abbadie, op.cit. 1959, n° 2859 p. 187 et pl. CXX.

[lxxviii] J. Vandier d’Abbadie, op.cit. 1972, n° 202, p. 63.

[lxxix] B. Letellier, op.cit. 1979-1980, n° 30, p. 30.

[lxxx] J. Vandier d’Abbadie, op.cit. 1972, n° 691, p. 156-157.

[lxxxi] J. Vandier d’Abbadie, op.cit. 1972, n° 199, p. 63.

[lxxxii] J. Vandier d’Abbadie, op.cit.1972, n° 359, p. 91.

[lxxxiii] E. Delange, C. Ziegler, Cat : La vie au bord du Nil au temps des pharaons, Calais, Novembre 1980 - Février 1981, n° 79, p. 50.

[lxxxiv] J. Vandier d’Abbadie, op.cit. 1972, n° 756, p. 170-171.

[lxxxv] J. Vandier d’Abbadie, op.cit. 1972, n° 606, p. 142-143.

[lxxxvi] J. Vandier d’Abbadie, op.cit. 1972, n° 627, p. 147-148.

[lxxxvii] H. Ch. Loffet, op. cit.  2007, p. 156.

[lxxxviii] J. Vandier d’Abbadie, op.cit. 1972, n° 644, p. 150.

[lxxxix] J. Vandier d’Abbadie, op.cit. 1972, n° 647, p. 150-151.

[xc] J. Alen, Cat. : The Art of Medicine in Ancient Egypt, MMA, New York, 13 septembre 2005 - 15 janvier 2006, fig. 1, p. 25.

[xci] W.C. Hayes, The Scepter of Egypt, New York, 1990, II, fig. 253, p. 402.

[xcii] B. Letellier, op.cit. 1979-1980, n° 10, p. 20.

[xciii] J. Vandier d’Abbadie, op.cit. 1972, n° 107, p. 39-40.


 


 

20

[xciv] A.M.Donadoni Roveri, op.cit1988, n° 208, p. 154.

[xcv]  M. Stead, op.cit1986, n° 72, p. 53.

[xcvi] Pour les petits instruments métalliques égyptiens en général, se reporter à : R.-A. Jean, À propos des objets égyptiens conservés au Musée d’Histoire de la Médecine, Université Paris V, Paris, 1999 ; — La chirurgie en Égypte ancienne. À propos des instruments médico-chirurgicaux métalliques égyptiens conservés au Musée du Louvre, Éditions Cybèle, Paris, 2012 ; — « Médecine et chirurgie dans l’ancienne Égypte », dans Pharaon Magazine, n° 11 - Novembre 2012, p. 46-51 ; — « Forces ancêtres des ciseaux chirurgicaux. À propos de deux modèles égyptiens », Clystère, n° 23, 2013, p. 10-14 (ISSN 2257-7459) ; « Dioptres ancêtres des grands spéculums. À propos de deux représentations égyptiennes », dansClystère, n° 29, 2 avril 2014, p. 5-13 (ISSN 2257-7459) ; — « Tefawancêtres des scies chirurgicales : À propos d’une représentation égyptienne », dans Clystère, n° 59, avril 2017, p. 3-45 (ISSN 2257-7459) ; — « Trois objets égyptiens antiques du Musée du Val-de-Grâce », Clystère, n° 38, mars 2015, p. 3-14 (ISSN 2257-7459) ; — « Une suite d’instruments antiques du Musée du Val-de-Grâce », dans Clystère, n° 39, avril 2015, p. 9-17 (ISSN 2257-7459) ;— « Autres instruments antiques et anciens du Musée du Val-de-Grâce », dans Clystère  n° 40, mai 2015, p. 8-23 (ISSN 2257-7459).

[xcvii]  A.M. Donadoni Roveri, op.cit 1988, n° 193, p. 146.

[xcviii]  H. Junker, op.cit. 1940, pl. XIV.

[xcix] G. Andreu, M.H. Rutschowscaya, C. Ziegler, L’Egypte Ancienne au Louvre, Hachette, Paris, 1997, parmi le bel ensemble constituant n° 70, p. 152-153.

[c] B. Letellier, op.cit. 1979-1980, n° 23, p. 27.

[ci] B. Letellier, op.cit. 1979-1980, n° 12, p. 22 et n° 15, p. 23.

[cii] B. Letellier, op.cit. 1979-1980, n° 10, p. 20.

[ciii] A.M. Donadoni Roveri, op.cit 1988, n° 284, p. 204.

[civ] M. Stead, op. cit. 1986, n° 16 et p. 14.

[cv] J. Vandier d’Abbadie, op.cit. 1959, n° 2861, p. 188, pl. CXXI.

[cvi] W.C. Hayes, The Scepter of Egypt, New York, 1990, II, fig. 103, p. 187.

[cvii] G. Andreu, M.H. Rutschowscaya, C. Ziegler, op.cit. 1997, n° 30, p. 84.

[cviii] A.M. Donadoni Roveri, op.cit. 1988, p. 204 et n° 152, p. 115.

[cix] A.M. Donadoni Roveri, op.cit. 1988, n° 298, p. 212.

[cx]  W.C. Hayes, The Scepter of Egypt, New York, 1990, II, fig. 104, p. 188.

[cxi] J. Vandier d’Abbadie, op.cit. 1959, n° 2877 pl. CXXIV et p. 192.

[cxii] Elles figurent également dans l’ensemble d’objets dont un cliché est donné dans : M. Stead, op.cit. 1986, n° 18, p. 15.

 

  


 

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                             Fibromes, Tumeurs Utérus, Kystes Ovaires 

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                              Déviations utérines, Prolapsus génitaux,

                                                          Occlusions intestinales

Cliquer : CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XVII - Placenta marginé

                                                         Hématome retro-placentaire

Cliquer : CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XVIII - GEU

                                                       Placenta praevia

                         Placentas acreta, incréta, percreta

                                                      Môle hydatiforme

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XIX - Placenta (3)

                                                           Placenta multipartita

                                                       Placenta succenturiata

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XX  - Placenta (4)

                                                                   Placenta prævia

                                                Hématome rétroplacentaire

                                                                Version podalique

Cliquer :  CLINIQUE OBSTÉTRICALE - XXII - Lenfant à naître (2)

                                                                                           Nanismes

                                                                               Achondroplasies

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