Article complet du lundi 12 janvier 2015 :

ANATOMIE - LE BASSIN - II - ATLAS

 

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  • Richard-Alain JEAN, « Anatomie humaine. Le bassin - II. Atlas anatomique égyptien commenté. Les bassins masculin et féminin », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Cherbourg, 12 janvier 2015. 

 

 


 

 

 

 

 

ANATOMIE HUMAINE

LE BASSIN – II

ATLAS ANATOMIQUE ÉGYPTIEN COMMENTÉ

LES BASSINS MASCULIN ET FÉMININ

  

Richard-Alain JEAN

 

 

            Comme je l’ai déjà indiqué [1], les caractéristiques sexuelles des bassins osseux féminin et masculin sont généralement très bien rendues dans leurs formes générales avec des différences sensibles et opportunes dans les représentations égyptiennes. Les proportions métriques sont assez souvent montrées à peu près conformes dans les œuvres les plus soignées. Il convenait donc d’en établir ici un atlas encore pour cette fois axé sur des exemples pris dans le Musée du Louvre comme pour les chapitres réservés à l’anatomie des membres.

            Après cette deuxième section décrivant quelques aspects importants et discursifs des bassins osseux selon les sexes et suivie de brefs aperçus de myologie, d’angiologie et de neurologie complémentaires, les parties superficielles régionales des petits bassins masculin et féminin seront traitées ici même dans deux autres articles et atlas, et ceci dans la mesure où deux autres séries d’études seront consacrées à leurs anatomies internes et à leurs physiologies respectives avant d’aborder définitivement l’obstétrique, travail dont elles feront partie intégrante pour la femme.

            La colonne vertébrale, dont le sacrum en arrière qui fait finalement partie du bassin osseux en unissant symétriquement les ailes iliaques de part et d’autre, sera très prochainement traitée à part.

 

 


 

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           1. Ostéologie

 

            Les anciens spécialistes égyptiens avaient bien perçu le bassin comme un vaste entonnoir osseux largement évasé dans sa partie supérieure, incliné en avant et en haut, plus étroit et presque cylindrique dans sa partie inférieure, qui se dirige en bas et en arrière. Les différences sexuelles ne leurs avaient bien entendu pas échappé (Fig. 2-7). La statuaire nous en livre en effet parfois de bons exemples (Fig. 10-20), surtout si l’on en considère les éléments morphologiques. Les formes sont parfois modelées de façon plus aléatoires mais avec différences (Fig. 24).

 

 

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           En ce qui concerne les valeurs anatomiques chiffrées, je ne rentrerai pas ici dans les détails dans la mesure où nous n’avons pas encore retrouvé de documents écrits égyptiens de cette nature. En effet pour le moment, seuls les indices perçus dans l’art nous montrent que les anciens en avaient une notion comparative compatible avec la réalité. Je ne donnerai ici que l’angle pubien qui est de 50° à 60° chez l’homme et de 80° à 95° chez la femme. Je renvoie pour le reste à la littérature spécialisée [2]. Je reparlerai plus longuement de tout ceci à propos de l’obstétrique.

 

 

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           NB : Les essais de superpositions des planches anatomiques classiques sur les œuvres ne peuvent pas tomber complètement juste en raison du manque de compensation en trois dimensions de la bascule pelvienne des bassins des modèles choisis dans la statuaire égyptienne toujours un peu figée dans la rectitude, mais ils donnent néanmoins une bonne idée des gradients de mensurations et de la justesse des formes avec les différentiels assez souvent bien compris et assez habituellement et fidèlement reportés (Fig. 19-20).

           Il faut aussi noter que si certains détails peuvent faire défaut dans des reproductions hâtives, l’esprit des formes générales demeure et démontre bien une position particulière de la femme dans le très ancien subconscient égyptien, et qu’il est lié pour cette dernière, à la maternité. Il est également possible pour finir de s’en convaincre, d’examiner les bassins des représentations anthropomorphiques de la déesse Thouéris prégnante, qui sont plus larges que de nature (Fig. 21-23). Ils font coïncider, soit par l’intermédiaire d’un tronc de cône, un large bas d’hippopotame et un étroit thorax de femme avec sa tête, les seins pendants et les membres supérieurs préhensiles (Fig. 21), soit surmonté d’une chef complet de l’animal (Fig. 22-23 a et b). Cette anatomie théo-psychique est parlante.

  

 


  

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            Comme nous l’avons déjà vu [3], il existe un écart d’angulation provoquant en gros un rapprochement plus important des membres inférieurs de la femme par rapport à celui qui existe chez l’homme. En voici encore quelques exemples. Comme la plus grande partie des jambes est très souvent masquée par la longueur de la robe de la femme, cette autre particularité anatomique se mesure aux distances séparant les pieds. Le différentiel devant exister entre les deux malléoles internes des deux sexes est plus ou moins bien respecté selon les groupes et cela va du moins marqué (fig. 26) aux mieux marqués (fig. 27-31).

 

  

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            2. Myologie

 

            Les Égyptiens n’avaient pas accès aux muscles internes de la hanche, aussi je ne signalerai ici et tel quel que ceux du groupe antérieur avec le psoas et l’iliaque pour des raisons cliniques [4]. Voir aussi des muscles ventraux comme les obturateurs internes et externes.

 

 

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            3. Les vaisseaux internes

 

            J’ai déjà dit que les anciens Égyptiens connaissaient les gros vaisseaux. Aussi ne pouvaient-ils pas ignorer l’aorte abdominale et la veine cave, puis ses principales divisions s’établissant à partir de la partie haute du bassin.

 

 

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            4. Les nerfs

 

            Comme je le montrais en neurologie [5], les médecins des époques pharaoniques ne pouvaient pas ignorer les trajets nerveux les plus importants, et ceci j’y reviendrai encore, pour des raisons cliniques et journalières évidentes. Par exemple durant l’accouchement, la tête fœtale peut comprimer les composants du plexus sacral et provoquer des algies importantes au niveau des membres inférieurs. Je donnerai d’autres exemples en pathologie.

            Ainsi, la plus grande partie du bassin est innervée par les nerfs sacraux et coccygiens, puis, par la partie pelvienne du système nerveux autonome.

            Issu des niveaux ventraux L4 à S4 et reposant sur la face antérieure de l’aile du sacrum, le plexus sacré donne principalement le très gros nerf sciatique (convergences L4-S3) et le nerf honteux (convergences S2-S4) situés en dehors du fascia pelvien pariétal. Je rappelle que le nerf honteux interne (pudendal) innerve le périnée (peau et muscles) et qu’il représente le nerf sensitif le plus important des organes génitaux externes. Quant au nerf glutéal supérieur (L4-S1), il est destiné aux petit et moyen fessiers, alors que le nerf glutéal inférieur (L5-S2) est assigné au grand fessier. Le petit plexus coccygien (S4-S5+nerf coccygien) se limite, lui, au territoire cutané correspondant.

 

  

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            5. Le losange de Michaelis

 

            J’ai déjà traité de cette double dépression postérieure et mixte [6]. En voici deux autres représentations (Fig. 37-38).

 

  

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           6. La répartition féminine des tissus lipidiques

 

  

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            7. Pathologie

 

            Le bassin peut être déformé en raison de multiples facteurs, dont, le port, très tôt, de charges lourdes. Je reviendrai sur d’autres détails en obstétrique car cela peut entraîner des dystocies mécaniques.

 

  

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[1] R.-A. Jean, « Anatomie humaine. Le bassin - I », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Cherbourg, 4 juillet 2014 ; R.-A. Jean, « Anatomie humaine. Le membre inférieur – II, Atlas anatomique égyptien commenté (1) La hanche », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Cherbourg, 20 novembre 2014.

[2] R. Orban-Segebarth, « Procédé métrique pour la diagnose du sexe de l’os coxal », Bull. Mém. Soc. d’Anthrop. de Paris, 1, XVV, 1984, p. 5-12 ; J. Bruzek, « Fiabilité des fonctions discriminantes dans la détermination sexuelle de l'os coxal. Critiques et propositions », dans Bull. Mém. Soc. d’Anthrop de Paris, Nouvelle Série, tome IV, fascicule 1-2, 1992, p. 67-104 ; K. Rosenberg, W. Trevathan, « Birth, obstetric and human evolution », British Journal of Obstetric and Gyneacology, 109, 2002, p. 1199-1206.

[3] R.-A.n Jean, « Anatomie humaine. Le bassin - I », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Cherbourg, 4 juillet 2014, p. 4-5.

[4] Cf. : R.-A. Jean, « Anatomie humaine. Le membre inférieur – II, Atlas anatomique égyptien commenté (1) La hanche », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Cherbourg, 20 novembre 2014, p. 9.

[6] R.-A. Jean, op. cit. 4 juillet 2014, p. 6-7.

 

 


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