Article complet du mercredi 30 mars 2016 :

Anatomie de la femme (7), Anatomie préhistorique et mythologique

 

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• Richard-Alain JEAN, Anne-Marie LOYRETTE, « Anatomie humaine. Anatomie de la femme (7), Anatomie préhistorique et mythologique », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Angers, 30 mars 2015.

 

 


 

 

 

 

 

 

ANATOMIE HUMAINE

ANATOMIE DE LA FEMME (7)

ANATOMIE PRÉHISTORIQUE ET MYTOLOGIQUE

 

Richard-Alain JEAN

Anne-Marie LOYRETTE

 

 

          Et la mère devint déesse. — Quand aux origines l’humanité naissante modèle son inconscient et marque les formes avantageuses de la femme dans la stéatoglaise, elle lui donne aussi pratiquement dans toutes ses représentations pariétales la forme primordiale de la « vulve-passage », c’est-à-dire de la Mère, prégnant insigne de Vie. Les formes de la Mère incarnent son ratio de divinité. En effet, la femme est considérée comme « pleine » de divin car elle semble être la seule à mettre au monde. Elle sécrète l’embryon en son sein et le nourrit à partir de sa propre substance. La germination peut être comprise comme une surabondance de sa chair qui en quelque sorte produirait un « bourgeon interne » qui finira par s’en détacher tout en continuant à s’en nourrir un temps à partir de deux autres excroissances externes mammaires. De ce double aspect, à la fois magique et mécanique, dépendent les premières représentations anatomiques de la femme dans tous ses états, gravides et intermédiaires, comme une promesse d’enfant visiblement fluctuante en elle. La crue des éléments donne l’embryon qu’elle organise en un être viable, puis une décrue brutale libère le nouveau-né précédé de ses eaux résiduelles. Bientôt des héros conscients d’une si auguste origine chercheront à s’affranchir d’une figure tutélaire par trop possessive en créant d’autres cosmogonies plus viriles. Cependant tout à leur mystère, les femmes ne demeureront pas moins Déesses, pas moins Mères.

 

 


 

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         1. Anatomie préhistorique

 

         L’homme apparaît en Afrique il y a 195 000 ans (pour Omo I et Omo II d’Éthiopie) [1]. Il se déplace en semant ça et là quelques traces de son activité naissante [2]. En longeant la vallée du Nil, il gagne le Proche-Orient où il se répand un peu avant 100 000 ans [3], puis il parvient en Europe entre 30 000 à 40 000 ans. Pour certains auteurs [4], les premières traces comportementales modernes vraies apparaissent  en Afrique à la fin du Paléolithique, c’est-à-dire entre 50 000 et 45 000 ans [5]. Elles s’étendent vers le Moyen-Orient et l’Europe de l’Est entre 43 000 et 40 000 ans pour atteindre l’Europe de l’Ouest  il y a environ 40 000 ans. En Europe, la grotte Chauvet (Ardèche) date d’environ 31 000 ans. Les peintures découvertes dans la grotte Apollo 11 en Namibie [6] proviennent de niveaux de fouilles datés de 27 500 à 19 500 ans, les bijoux de la caverne d’Enkapune Ya Muto (Rift Kenyan) doivent bien avoir 40 000 ans, ceux de la grotte de Blombos (Afrique du Sud) datent de 75 000 ans [7], tandis que les ocres gravées de la même grotte datent de plus de 77 000 ans [8]. De plus, nous tenons peut-être d’un devancier d’Homo sapiens sapiens, une concrétion naturelle qui, selon certains auteurs [9], aurait été modifiée manuellement à l’aide d’outils minéraux, pour lui imprimer un sens anthropomorphique par le langage des formes. Ainsi, une vénus de Berekhat Ram (Golan) [10] datant d’environ 233 000 ans (Acheuléen) serait la plus ancienne représentation féminine connue à l’heure actuelle [11]. Des étincelles pourraient donc déjà surgir progressivement de personnages du genre « Homo ». Plus sûrement, voir les figurines féminines en calcaire provenant de Salibiyah IX et de Gilgal dans la vallée du Jourdain et datant du Xe millénaire av. J.-C (Khiamien), puis d’autres [12]. Voir encore celles datées d’entre 9500 et 9000 av. J.-C des sites de Murybet en Syrie (Mureybétien ancien : phase III A) [13] et de Netiv Hagdud (Sultanien) [14]. Puis, les  terres cuites du PPNB (Pre-Pottery Neolithic B) du Taurus [15] et du Levant du Sud [16]  allant de 8700 à 7000 av. J.-C. Ce sont des exemples.

          L’homme est potentiellement doué pour ce que nous définissons par « expression artistique », il le manifeste d’abord lentement, localement et parfois sans suite, puis tout s’accélère et s’étend. Durant ces périodes, il semble que la naissance reste un thème permanent, aux sources de la spiritualité et de la mythologie.

 

 

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         Aussi nous constatons avec André Leroi-Gourhan [17] que tout au long de la préhistoire, la fécondité précisément reste une valeur sûre, banale, souhaitable et merveilleuse et que presque toutes les religions feront de la femme son symbole. Les thèmes paléolithiques européens s’étalant de - 35.000 ans à - 10.000 ans montrent que si les femmes ne représentent que 0,5 % des figurations pariétales, contre 3,8 % pour les hommes, leurs statuettes et plaquettes, elles, s’élèvent à 10,3 %, contre 5,4 % pour les hommes, soit environ deux fois plus [18]. Les représentations génitales féminines simples débutant à la période primitive (styles I et II) persistent jusqu’à la période tardive (style IV récent) [19], dans les proportions de 6,3 % sur les parois, et de 0,8 % pour les statuettes et les plaquettes, soit 10,1 %. On remarque que ces signes symboliques sont pratiquement idéographiques. Ils donnent à voir en priorité la vulve et le bassin (b) [20]. Nos ancêtres hominidés ont dû évoluer dans le même esprit.

 

 


 

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         1.1. Représentation de la femme

 

         L’importance donnée aux caractères sexuels de la femme est donc signifiée très tôt [21]. Ce schéma de pensée est commun à toute l’humanité. Pour cette raison, il nous est loisible de donner des exemples d’origine variée pour ces époques très anciennes, et provenant d’Afrique, du Moyen-Orient et même d’Europe. Il est ainsi possible de distinguer deux types de figures féminines au paléolithique. Le premier type, dit « stéatopyge », montre une très nette disproportion entre le haut et le bas du corps provoquée par une importante adiposité des hanches sur un bassin très développé. Le deuxième type, svelte, montre une taille fine et des seins généralement menus. Ce réalisme biologique souligne en fait l’aspect fonctionnel de la femme et en définit la morphologie. Tout se passe comme si la fécondité nécessitait une certaine masse graisseuse, un stock garant de la bonne nutrition de l’enfant à naître. De plus, la femme possède, par rapport à l’homme, certains caractères gynoïdes qui sont : la lordose lombaire supérieure, souvent transformée en hyperlordose, un thorax plus étroit, une musculature moins développée [22].

 

         1.1.1. Les seins

 

         Les seins sont le plus souvent représentés ptosés, rarement menus (Sireuil, MAN 75644) [23].

 

 

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         1.1.2. Le tiers-moyen

 

         L’amplification de la région fessière du ventre et des cuisses décrit la féminité en deux dimensions (type : Laroche Lalinde), et en trois dimensions (type : divers « Vénus »). Le ventre peut sembler gravide, les mains le présentant (Lespugue, Paris, Musée de l’Homme). L’embonpoint, lui, simule très probablement l’abondance.

 

         1.1.3. Le bassin

 

         À l’âge de pierre, la paternité physiologique n’était probablement qu’incomplètement comprise, alors que l’ascendance maternelle était, elle, un fait patent. Les particularités anatomiques désignant le corps féminin et participant à sa fécondité légendaire ont bien été observées par les Anciens. Ainsi, l’ossature d’un bassin [24] plus large que celui de l’homme et augmentée d’une répartition particulière des tissus adipeux dont l’importance souligne et signe, avec la poitrine, l’appartenance au morphotype maternel, désigne-t-elle la femme potentiellement féconde.

 

 


 

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         1.1.4. L’adiposité

 

         L’adiposité caractérise la féminité : la fécondité nécessite une certaine masse graisseuse. Celle-ci est deux fois plus importante dans la partie inférieure du corps que dans la partie supérieure.

 

         On peut distinguer cliniquement plusieurs formes d’adiposité :

 

         - la répartition graisseuse « gynoïde» (normalement commune à toutes les femmes)

         - l’adiposité « normale », souvent liée à la gravidité (ex : double face de Grimaldi)

         - la cellulite (lipodystrophie sous-cutanée, aspect en « peau d’orange »)

         - la cellulite aqueuse (troubles veineux et lymphatiques : chevilles, mollets, cuisses, bras)

         - l’obésité (surcharge pondérale)

         - la stéatomérie (« culotte de cheval » la graisse est localisée à la face externe des cuisses, mais aussi d’une façon plus ou moins importante : sur les flancs, le ventre, la face postérieure des bras, la face interne des genoux ; elle peut constituer des poches sous les yeux et un double menton)

         - la stéatotrochantérie (la « culotte de cheval » atteint également la face externe des hanches)

         - la « culotte de cheval » est commune sur le pourtour méditerranéen (facteur génétique).

         - la stéatopygie postérieure (ex : le Polichinel de Grimaldi)

         - la stéatopygie étalée (ex : Vénus de Laussel, de Lespurge, le Losange de Grimaldi)

         - la stéatopygie vraie importante (ex : Saartjie Bathman, artiste hottentote) [25]

         - la stéatopygie vraie moyenne (fréquente en Afrique du sud, elle est un caractère constant de la race boschimane).

 

 

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         1.1.5. La vulve

 

         Une typologie des signes féminins a été établie par André Leroi-Gourhan [26]. Les images de la vulve correspondent à des plus anciennes évocations de la femme. Une « partie pour le tout » suffit pour représenter le thème féminin. Ensuite nous trouvons des signes claviformes, où le corps est latéralisé (colonne E). Les profils géométrisés de La Roche Lalinde (Dordogne) et de Gönnersdorf (Rhénanie), celui de Gourdan-Polignan (Haute-Garonne) [27], ou encore de la grotte de Lagraves (Faycelles, Lot) [28] sont des représentations insistant sur la diagnose sexuelle. Georges Sauvet [29] sera à l’origine d’une sorte de grammaire des formes, dont celles, féminines, du Paléolithique. Les statuettes, quant à elles, montrent des hanches, des croupes et des seins très accusés. En effet, l’identité physiologique fonctionnelle de la puissance maternelle est essentiellement signifiée au niveau de la région abdomino-pelvienne. Du paléolithique Supérieur à la fin du Néolithique, en tout état de cause, les humains observent déjà les résultats de la biologie [30]. Un schéma commun de pensée guidera donc la main de l’homme à travers les époques et les lieux quand il voudra fixer dans son art la féminité. Pour André Leroi-Gourhan [31], « il semble bien qu’en réalité signe féminin et blessure aient été des symboles interchangeables ». Nous avons déjà évoqué quelque chose d’approchant à propos de certains signes égyptiens [32]. Pour la plus grande partie des cas étudiés par cet auteur, les signes du groupe a (masculin) et b (féminin) sont couplés. Sur un objet long en os trouvé dans la grotte de la Madeleine en Ardèche, figure une vulve très réaliste d’où sortent pratiquement tous les attributs sexuels masculins prolongés d’une sorte de foudre transperçant un ours lui faisant face (Fig. 5). Voir aussi « La femme au renne » [33] gravée sur un fragment d'omoplate de bovidé provenant de Massat en Ariège (Fig. 6).

         La femme est donc mère de la chasse dans la mesure où le chasseur doit passer par la vulve blessée, sanguinolente. La fécondité de la chasse nourrit le groupe humain, comme la mère a nourri en son sein puis à ses seins ceux qui assureront à leur tour ce nourrissage. Nous lisons que de la femme naît l’homme puissant contre le gibier. Nous retrouverons cet argument au Sahara [34], puis en Égypte.

 

 

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         1.1.5. Le vagin

 

         Pour André Leroi-Gourhan [35], les « mains » représentées sur les parois des grottes paléolithiques, en réalité des petites mains, très probablement féminines, pourraient dans certains cas (Gargas, Tibiran) être des substituts symboliques pour des animaux ou des signes b (Pech-Merle). L’auteur remarque aussi que des signes a en position centrale accompagne les vulves, les blessures et les mains, tandis qu’en position excentrique, ils répondent très souvent aux rétrécissements successifs, « aux dernières invaginations du fond de la grotte » bourrées de symboles du groupe b. Ils sont donc complémentaires. Nous lisons que la caverne avait un sens femelle, sens qu’illustre particulièrement bien la béance rocheuse enduite de pigments rouges de la grotte de Font-de-Gaume (Dordogne) [36], ou encore l’aspect pulpeux du plafond de la salle du fond de la grotte Chauvet (Ardèche) [37]. Nous retrouverons probablement ce sens au Sahara [38], puis en Égypte, puis beaucoup plus tard dans la grotte de Vallée des Reines dont nous avons parlé dans un article précédent concernant les aspects comparés et symboliques de l’anatomie féminine égyptienne [39]. Cette excavation était peinte à l’ocre rouge [40].

 

         2. Anatomie Mythologique

 

         Les variations climatiques seront en partie responsables de la chute d’une certaine expression artistique en Europe et les bouleversements nilotiques à l’origine de millénaires obscurs en Égypte [41]. Les économies prédatrices de la fin du Pléistocène (vers - 19 000 ans - 17 000 ans) vont s’adapter au milieu et les chasseurs-pêcheurs-cueilleurs de la fin du Paléolithique (vers - 15 000 ans) vont devoir affronter la fin de la dernière ère provoquant les débordements catastrophiques du « Nil Sauvage » (vers - 12 000 ans - 10 000 ans) [42].

 

 


 

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Le traumatisme est important, et aucun site ne semble avoir subsisté dans la vallée au moment où les choses se calment (vers - 10 000 ans), ou alors il faut admettre qu’ils sont recouverts par des couches alluvionnaires. Des relations avec les hommes néolithiques du Sahara ont été mises en évidence par exemple à Elkab (vers - 8550 - 8200 av. J.-C.). Puis, c’est aux alentours de 7000 av. J.-C. (soit vers - 6000 ans avant notre ère), que l’agriculture et la domestication animales font leur apparition dans la Vallée du Nil avec le Néolithique. Le retard accumulé sera vite rattrapé, puisqu’en un peu plus d’un millénaire seulement (du IVe au IIIe millénaire environ), une accélération culturelle va déboucher sur une des plus anciennes et des plus brillantes civilisations. Rappelons que la céramique saharienne (apparue dans l’Aïr au Niger, entre le Xe et le IXe millénaires) précède de plus d’un millénaire celle du Proche-Orient [43].

 

            2.1.Représentations de la femme féconde

 

Pour des représentations anciennes de femmes, voir par exemple pour le Moyen-Orient, les « déesses » de Shaar ha-Golan et de Munhata (VIe millénaire av. J.-C.,Vallée du Jourdin) [44] et d’Aïn Ghazal (Jordanie) [45] et encore, de Samarra, de Hassuna, et de Tell es Sawwan (VIe millénaire av. J.-C., Mésopotamie, Paris, Louvre : dépôt du Musée de Bagdad, DAO 33). Pour l’Égypte, voir une statuette de 25 cm en argile crue et représentant une « Déesse Mère » stéatopyge (Turin, Musée Égyptien, inv. Suppl. 1146) [46], puis, on peut se reporter par exemple à un ensemble de statuettes publiées par Jean Capart [47] (Fig. 11).

 

 

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         2.1.1. Les seins

p[48][49][50],  [51][52], [53][54]

 

         2.1.2.Le bassin

 

         Une taille très fine et des hanches épanouies signalent bien la silhouette féminine comme nous le montrent les peintures d’Arkenu et de Karkur et-Talh (Djebel el ‘Uweynat) avec des femmes du « style longiligne » : les seins figurent de part et d’autre du tronc, les hanches sont larges [55]. Pour la civilisation badarienne, voir une statuette en ivoire (Londres, British Museum, 59648) [56] sur laquelle les fossettes lombaires sont bien indiquées, ainsi que sur une autre en terre crue [57], puis, encore une autre de terre cuite [58]. Pour la civilisation nagadienne, voir deux beaux modèles aux larges hanches dont l’un porte des fossettes lombaires bien marquées (culture amratienne, Nagada I) [59], Deux idoles féminines de terre cuite (Ma’maria, Nagada II, New York, Brooklyn Museum, 07.447.502 et 505) [60], une statuette d’ivoire représentant une femme portant un enfant et conservée à Berlin (ivoire, Ägyptisches Museum, 17600) [61], puis un vase en argile (Nagada II, Berlin, Ägyptisches Museum, 20304) [62], et enfin un tesson de terre cuite (Nagada II, Musée de Saint-Germain-en-Laye, 77719 E) [63]. À l’Ancien Empire le « scribe des contours » Rahay [64] trace assez fidèlement la silhouette féminine dans le mastaba de la reine Merséânk III [65]. La différence de traitement entre les bassins osseux de la femme et celui de l’homme s’observe en effet assez tôt dès l’Ancien Empire (calcite, début de la IVe dyn., Londres, British Museum, EA 24619) [66]. Voir par exemple le groupe de Khouaout et de son époux Iaib (calcaire peint, IVe dyn., Leipzig, Ägyptisches Museum der Universität, 3684) [67] . L’épine iliaque antéro-supérieure est déjà bien située sur le bassin de trois quarts comme nous l’indiquent des bas-reliefs des mastabas de l’Ancien Empire (G 7140) [68], particulièrement celui de Iasen (G 2196) [69]. Pour le Moyen Empire, voir la statuette en bois de la « porteuse d’auge » (fin XIe dyn. - début XIIe dyn., Paris, Louvre, E. 10781) [70]. Pour le Nouvel Empire, voir la statue d’une jeune femme (bois, XVIIIe dyn., Londres, British Museum, 2373) [71], la statue de Nebetia provenant de Medinet Gourob (Angleterre, col. Béhague, 116) [72], le groupe représentant Thoutmosis IV et sa mère Tiâa (Le Caire, Musée Égyptien, CG 42080, JE 36336) [73]. Et encore, d’admirables tracés de chutes des reins [74], et des bassins vus sous l’incidence déjà signalée de trois quarts, des jeunes servantes peintes dans la tombe de Rekhmirê (XVIIIe dyn., TT 100) [75], puis, et d’une façon très suggestive, sur un relief funéraire de Saqqara (XIX-XXe dyn., calcaire, Musée Egyptien du Caire, JE 4872) [76].

 

 


 

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À la Troisième Période Intermédiaire, nous pouvons admirer une petite statuette de femme en ivoire (XXIIe dyn., Paris, Louvre, E. 27429) [77]. Pour la Basse Époque, signalons une cuillère d’offrandes représentant une nageuse (faïence, XXVe dyn., Oxford, Ashmolean Museum, 0.110 L - 1921.735). Pour l’époque ptolémaïque, voir la statue d’une jeune femme (diorite, Vienne, Kunsthistorisches Museum, ÄS 5809) [78], ainsi que les statues de Ptolémée II et d’Arsinoé II (Le Vatican, Musée Grégorien Égyptien). Pour l’époque romaine, voir un cartonnage de momie conservé à Londres (British Museum, 29585) [79]. Remarquons aussi des formes renouant presque avec celles des déesses-mères que nous avons décrites, sur des exemplaires en terre cuite d’Isis-Hathor-Aphrodite (Bruxelles, Musées Royaux d’Art et d’Histoire, E 1205) [80], ou d’Isis Bobo (moule en calcaire, 3e s. ap. J.-C., Musées royaux d’Art et d’Histoire, E 8989).

         Après cet examen, nous pouvons ajouter qu’il faut cependant mieux se reporter à la statuaire pour s’assurer de la bonne compréhension de l’incidence proprement « squelettique » de l’importance donnée aux rondeurs féminines allant du rétrécissement de la taille aux genoux. En effet, le plus souvent, cet aspect se trouve masqué par des chairs généreuses, l’artiste donnant aux parties molles tous leurs avantages. Bien que ceci soit assez juste, les canons de la beauté, en idéalisant tout en respectant certes la disposition harmonieuse des tissus de remplissage gomment cependant parfois les points d’attache musculaires et les proéminences osseuses.

 

 

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         2.1.3.L’adiposité

 

         Sur un gros bloc rocheux isolé de l’Ouadi Sora (plateau du Gilf Kebir, Égypte), on peut voir une femme gravée stéatopyge (491) rappelant celles « usuellement rapportées au groupe-C de Nubie » [81]. Des femmes callipyges sont bien représentées sur les peintures rupestres de l’Akakus en Libye [82]. Une femme d’Enneri Fofoda au Tibesti oriental (B.E.T., Tchad) [83] rappelle certaines statuettes demi-fléchies badariennes [84], amratiennes (Turin, Museo Egizio, Spl. 1146 ; New York, Metropolitan Museum of Art, 07.228.71) [85], et du groupe A de Nubie [86]. On retrouve cette position assise par terre les jambes étendues, mais avec une robe sur un groupe de Karkur et-Talh [87].

 

 


 

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Les représentations néolithiques et prédynastiques accentuent volontiers la prédisposition maternelle de la silhouette qui ne conserve que des extrémités graciles, les jambes étant généralement unies. Les cuisses et les fesses retiennent encore toute l’attention du modeleur. On note fréquemment une impressionnante stéatopygie, par exemple avec un vase amratien en forme de femme trouvé à Diospolis Prava [88]. Les hanches ne sont pas prononcées pour leurs supports osseux mais pour leurs formes d’abondance bien que les fossettes lombaires soient parfois signalées. La symbolique de la fécondité en puissance domine. L’objet est l’archétype votif du devenir naturel de la femme : celui d’enfanter l’humanité. D’où les formes évolutives aboutissant toutes à celle de la gravidité. On peut dire que ce stade « présage bien » de la particulière qualité à enfanter, un peu à la manière d’un « bon pronostic de naissance » ainsi résumé.

 

         2.1.4.La vulve

p[89], [90][91][92][93][94], [95][96][97]

 

          Pour la civilisation badarienne, voir une statuette en ivoire (Londres, British Museum, 59648) [i] : la fente vulvaire et la toison pubienne sont bien indiquées. Il faut aussi remarquer une statuette en stéatite dont la facture est proche de l’art africain et où la vulve en relief est bien marquée (Turin, Musée Égyptien, inv. Suppl. 1162) [ii]. Pour la civilisation nagadienne, prenons une statuette en ivoire représentant une femme nue, les seins tombant et le sexe très marqué de petits points [iii]. Une statue ithyphallique prédynastique du dieu Min montre deux coquillages situés à gauche sur le pan de ceinture. Un cerf est représenté la langue tendue vers ces deux symboles vulvaires. Une autre statue de Min montre encore un exemplaire de la même sorte de coquillage situé sous l’emblème du dieu (ces deux œuvres proviennent de Coptos et sont conservées à l’Ashmolean Museum, Oxford). Notons ici en parallèle une représentation magdalénienne montrant une tête de cheval ayant la même intention (Os d’Arudy, Basses-Pyrénées).



[i] G. Burton, G. Caton-Thomson, The Badarian civilisation and predynastic remains near Badari, Londres, 1928, pl. XXIV, 2 et p. 7, 29. E. Massoulard, Préhistoire et Protohistoire d’Égypte, Paris, 1949, p. 124 et pl. XXXV, 4. Catalogue : T.G.H. James, W.V. Davies, Egyptian Sculture, British Museum, London, n° 74, p. 67.

[ii] A.M. Donadoni Roveri, op. cit. 1988, n° 19, p. 150 et n° 28.

[iii] E. Naville, Rec. Trav., XXI, 1900, 65-71, pl. IV (la plus grande).

 

 


 

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         À l’Ancien Empire, voir par exemple le triangle pubien voilé, mais bien marqué et traité comme une zone plate, de Merséânkh (groupe, calcaire,  IVe-Ve dyn., Louvre E 15592 - E 22769) [98] et le modelé perceptible du Mont de Vénus à travers le fourreau à bretelles d’une jeune fille (bloc de porte, calcaire, VIe dyn., Louvre E 10 971) [99]. On remarquera une petite figurine de stéatoglaise exposant bien l’appareil génital féminin [100]Pour le Moyen Empire, notons le dessin très réaliste figurant sur des « poupées » en planchettes de bois (XIe dyn.,Musée du Caire, 5.3.23.2 ; JE 56274 ; New York, MMA, 31.3.35 [101] ) [102], ainsi que deux figurines en faïence bleue représentant des femmes tatouées portant des ceintures de cauris [103] (XIIe dyn, Louvre, 10942, et Berlin, Ägyptisches Museum, 9583) [104] - symboles vulvaires de fécondité (Edfou, Louvre, E 25972) [105]. Pour la même époque, voir aussi une Béset en bois (Fond. J.-E. Berger, Lausanne) [106]. Pour la Deuxième période intermédiaire ou le Nouvel Empire, voir deux statuettes de fertilité en terre cuite aux vulves immenses (Bruxelles, Musées royaux d’Art et d’Histoire, E 2527 et E 2844) [107]. Au Nouvel Empire, il faut signaler les petites figurines de femme nue d’époque ramesside en terre cuite rouge (Louvre, E 16 5120M) [108] découvertes à Deir el-Médineh avec d’autres ex-voto en terre cuite et des tessons peints représentant des organes sexuels féminins. Les caractères spécifiques sont biens identifiables sur une statue d’une femme portant perruque, et en particulier le frisottement pubien (calcaire, collection particulière) [109]. Pour le monde copte, voir un haut relief représentant Daphné (calcaire, Louvre E 26104), figurant aussi sur le « châle de Sabine » (Laine et lin, Antinoé, VIe siècle, Louvre) [110].

 

         2.1.5.Le vagin

 

p[111][112],  [113][114][115]

avec peut-être ici le sens d’œuvre créatrice. La main ne pourrait-elle pas jouer également le rôle de facilitatrice de la fertilité, puis participer à l’accouchement lui-même, avant d’éventuellement prendre part à la re-naissance. Pour la Seconde Période Intermédiaire, voir une « concubine du mort » où les lèvres du cauri incrustées au centre d’un triangle pubien accentué évoquent celles du sexe (Terre cuite,  Bruxelles, Musées royaux d’Art et d’Histoire, E 2529) [116]. Au Nouvel Empire, voir quelques figurines de fécondité : vulve parsemée par de petits points sous une ceinture de cauri ou marquée d’une fente incisée (XIIe dyn., New York, MMA, 08.200.18 et 26.7.1416) [117], voir encore la statuette de Tiaou portant une simple ceinture soulignant le triangle pubien (bois, XVIIIe dyn., Leiden, Rijksmuseum van Oudheden, L.IX.6) [118]. Pour l’époque ramesside, il faut signaler le Papyrus Omlin (Museo Eggizio di Torino, P.55001) ; voir par exemple la section « 4 » [119], ainsi qu’une nageuse évoluant sur un Ostracon de Deir el Médineh (XXe dyn., Turin, Museo Egizio, T.s. 9547). Pour les époques tardives, remarquez un tracé d’Isis sur du lin et laissant voir sa vulve à travers son fourreau (Musée historique des tissus, Lyon, 55276 LA), des figurines de fécondité en faïence égyptienne (Dijon, Musée des Beaux-Arts) [120], une statuette ptolémaïque en plomb découverte à Héracléion (Musée Maritime d’Alexandrie, J1 8534, SCA 1033) [121] et une statuette en terre cuite d’époque romaine (Dijon, Musée des Beaux-Arts) [122].

 

 


 

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         On se reportera également à nos articles : R.-A. Jean, « Anatomie humaine. Le bassin – III. Anatomie de la femme (4), Les parties molles », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Cherbourg, 1er décembre 2015 ; R.-A. Jean, A.-M. Loyrette, « Anatomie humaine. Le bassin – IV. Anatomie de la femme (5), Les parties molles, Aspects comparés et symboliques », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Angers, 15 janvier 2016 ; R.-A. Jean, « Anatomie humaine. Le bassin – V. Anatomie de la femme (6), Atlas (1) », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Cherbourg, 26 février 2016.

 

         2.1.6. L’utérus

p[124][125][126][127][128][129][130][131][132]

 

         3. Anatomie Théologique

 

         Après que la mère fut déifiée puis que le dieu associé lui soit adjoint, ce dernier ne tarda donc pas à s’en émanciper pour consacrer la force vitale créatrice mais en conservant l’empreinte définitive de son illustre compagne. La divinité s’octroie alors le double genre. Il est désormais à la fois le père et la mère sous les traits masculins, ou la mère et le père sous les traits d’un démiurge féminin, comme par exemple Neith de Saïs. En ce qui concerne les détails anatomiques marquant cette dualité nous ne signalerons que les seins pendants de Hâpy, ptosés qu’ils sont d’avoir déjà exaucé l’équilibre nourricier sur des instances perpétuellement renouvelées et dont l’efficacité est ainsi en avance d’un tour, entraînant une nutrition assurée. Ce qui favorise l’aspect gynoïde d’Akhenaton tel Aton en tant que nourrice (mn3t) en son « Grand hymne » (V, 49a) [133], « père et mère » (mwt jt) de la création dans son « Petit hymne » (II, 14b) [134]. La gynécomastie prend alors valeur physiologique (Fig. 17). Le dieu, puis le roi, assument la filialité iconique des genres.

 

 


 

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         3. 1.L’Éternel féminin

 

         Ainsi, les divinités seront accompagnées de leur parèdre, comme pour marquer un manque que n’arrive pas à combler toute la création. Rê lui-même se voit finalement attribué une compagne. Les dieux formeront des triades et des familles. Certains groupes pourront être monosexués, comme celui d’Amon, Rê et Ptah (P. Leyde I-350). Aussi le véritable outil anatomique de la création se trouve être l’esprit exprimant l’œuvre. Il se situe au sein même du démiurge, en son cœur. Il ne s’exprime que par sa volonté. La gestation s’effectue selon son dessein et l’œuvre est secrétée point par point (lié) comme dans un muscle creux, à l’image d’un utérus divin, avant d’être expulsée comme lors d’un accouchement. Cependant l’émission, nous le savons, peut être orale, lacrymale ou encore pénienne. Par exemple, Aton solitaire et « en esprit » (m jb=k) façonne la terre (GH-VI, 64d) [135]. Il donne le souffle afin de faire vivre (GH-V, 55 a-b) [136]. Également unique, le Dieu de la Bible tient le double rôle de potier comme Khnoum et transmet le souffle de vie par le nez comme Hathor (Genèse, II, 7). Pour certains auteurs [137], la déesse Ashéra [138], pourrait avoir été considérée comme le vis-à-vis féminin de Yahvé. Le site archéologique de Kuntillet ‘Ajrud, situé entre Gaza et Eilat (VIIIe siècle av. J.-C) livre une céramique portant une formule de bénédiction où pourraient se trouver associés les noms de Yahvé et d’Ashéra [139]. Une autre inscription comparable a été retrouvée dans une tombe datant de la même époque à Khirbet El-Qôm dans le désert de Judée [140]. Nous savons aussi que durant cette période en Judée et à Jérusalem, beaucoup de tombes et une habitation sur deux possédaient une statuette à la poitrine très développée représentant très probablement cette déesse (Terres cuites, Judée, Musée Bible+Orient, Université de Fribourg, Vfig 1998.3, Vfig 2006.5, Vfig 2007.1, Vfig 2002.11, Vfig 2000.16, Vfig 2000.8) [141]. La Bible nous indique à tout le moins que son image était présente dans le Temple de Jérusalem sous la forme d’une statue (2 Rois, XXI, 3-7) et d’un pieu ou d’un arbre sacré (2 Rois, XVIII, 4). Elle avait quatre cents personnes à son service (1 Rois, XVIII, 19). Ensuite, les représentations d’Ashéra, ainsi que de ses servantes tissant des robes pour elle, seront bannies du temple (2 Rois, XXIII, 4-7). Un encensoir datant du Xe ou du IXe siècle, trouvé dans un lieu de culte à Taanach (au sud de la vallée de Jezreel), comporte une déesse et un arbre sacré [142].

 

 


 

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Notons que cette déesse pouvait, comme d’autres déesses égyptiennes que nous connaissons bien, être symbolisée par un arbre. Élie lui-même, assoupi sous un genêt après une journée de marche dans le désert, est secrètement ravitaillé de pain et d’eau (1 Rois, XIX, 3-8) [143]. Cependant, rien n’indique que la parèdre répudiée par les autorités persiste à jouer ici le rôle nourricier auprès d’un prophète qui lui tiendrait lieu d’avocat. Pourtant, la cause de tous ceux qui sont rachetés semble entendue (Isaïe L, 1-3). L’Éternel considère en effet désormais Israël comme épouse (Isaïe LIV, 5-8) [144] en lieu et place de l’idole que lui avaient prêtée les païens, et la Bible retiendra dans la Genèse un récit de la création proche des hymnes amarniens que nous avons évoqué. L’Église sera à son tour l’épouse du Christ (Éphésiens V, 32) [145]. Bien entendu, si ces unions sont spirituelles, elles n’en sont pas moins fécondes en Esprit. Ce dernier récapitulant en son sein toute la création, demeurant ainsi depuis l’Égypte en quelque sorte, – « l’utérus » du monde.

 

 

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[1] I. Mc Dougall, F.H. Brown, J. G. Fleagle, « Stratigraphic placement and age of modern humans from Kibish, Ethiopia », Nature, 433, 17 février 2005, p. 733-736 et suppléments : DOI 10.1038/nature03258.

[2] Voir à ce sujet : J.-F. Dortier, L’homme, cet étrange animal. Aux origines du langage de la culture et de la pensée, Éditions Sciences Humaines, Paris, 2004 ; L’Origine des Cultures, Les Grands Dossiers en Sciences Humaines, 1, décembre 2005 – janvier-février 2006, p. 26-94.

[3] C.B. Stringer, « Out of Africa – a personal history », in M.H. Nitecki, D.V. Nitecki, éd.,  Origins of Anatomically Modern Humans, New York, 1994, p. 149-172.

[4] Voir par exemple : R.G. Klein, B. Edgar, The Dawn of Human Culture, New York, 2002. Voir aussi : Col., La naissance de l’Art, Tallandier, Paris, 2006 ; S. Mithen, The Prehistory of the Mind : The Cognitive Origins of Art, Religion and Science, Thames & Hudson, 1999 ; I. Tattersal,  The Monkey in the Mirror. Essays on the Science of What Makes Us Human, Oxford, 2002.

[5] Nous ne noterons pas ici l’abréviation BP (Before Present) dans la mesure où la différence avec un âge dit avant J.-C. n’est pas significative pour des périodes très anciennes eu égard aux marges d’erreurs reconnues par la communauté scientifique. Voir par exemple : A.J.T. Jull, Radiocarbon, vol. 46, 18th conference, Wellignton, 2003.

[6] E. Wendt, « ‘Art mobilier’ from the Apollo 11 cave, South West Africa : Africa’s oldest dated works of art », South African Archaeological Bulletin, 31, 1976, p. 5-11.

[7] C. Henshilwood, F. d’Errico, M. Vanhaeren, K. van Niekerk, Z. Jacobs, « Middle Stone Age Shell Beads from South Africa », Science, 16 avril 2004, p. 404, et supplément DOI : 10.1126/science.1095905.

[8] C.S. Henshilwood, F. d’Errico, « Emergence of modern human behavior : Middle Stone Age engravings from South Africa », Science, 15 February 2002, p. 1278-1280.

 

 


 

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[9] Voir cependant : E. Anati, Aux origines de l’art, Paris, 2003, p. 69.

[10] G.D. Feraud, D. York, C. Hall, H.P. Schwarcz, « 40Ar/30Ar Age limit for an Acheulian site in Israel (sample Berekhat Ram), Nature, 304, 1983, p. 263-265 ; N. Goren-Inbar, « A figurine from the Acheulean site of Berekhat Ram », Mi’tekufat Ha’even, 19, 1986, p. 7-12 ; A. Marshack, « The Berekhat Ram figurine : a late Acheulean carving from the Middle East », Antiquity, 71, 1997, p. 327-337.

[11] Cette datation semble aujourd’hui confirmée. En effet, les analyses microscopiques effectuées par l’anthropologue américain A. Marchack a incontestablement démontré que « Cette figurine a bien été taillée par l’homme ». Francesco d'Errico de l’Institut de Préhistoire et Géologie du Quaternaire (UMR 5808 du CNRS), et April Nowell du Department of Anthropology (University of Pennsylvania), vont dans le même sens : Fr. d'Errico, Ap. Nowell, « A New Look at the Berekhat Ram Figurine : Implications for the Origins of Symbolism », dans Cambridge Archaeological Journal, 10, 2000, p 123-167 (doi:10.1017/S0959774300000056). Abtract : « This article addresses the nature of the evidence for symbolling behaviour among hominids living in the Near East during the Middle and Upper Pleistocene. Traditionally, Palaeolithic art and symbolling have been synonymous with the Upper Palaeolithic of Europe. The Berekhat Ram figurine, a piece of volcanic material from a Lower Palaeolithic site in Israel, described as purposely modified to produce human features, challenges the view of a late emergence of symbolic behaviour. The anthropogenic nature of these modifications, however, is controversial. We address this problem through an examination of volcanic material from the Berekhat Ram site and from other sources, and by experimentally reproducing the modifications observed on the figurine. We also analyze this material and the figurine itself through optical and SEM microscopy. Our conclusion is that this object was purposely modified by hominids. »

[12] J. Cauvin, Naissance des divinités, naissance de l’agriculture. La révolution des symboles au Néolithique, CNRS, Paris, 2010, p. 46-48 et fig. 6.

[13] J. Cauvin, op.cit. 2010, p. 48-50 et fig. 7 et 8.

[14] J. Cauvin, op.cit. 2010, p. 61et fig. 13.

[15] J. Cauvin, op.cit. 2010, p. 125-126 et fig. 32, 1-3.

[16] J. Cauvin, op.cit. 2010, p. 148-149 et fig. 37, 1-4.

[17] A. Leroi-Gourhan, Les religions de la préhistoire, Paris, 2001, p. 127.

[18] Sur 1577 cas répertoriés : A. Leroi-Gourhan, op.cit. 2001, p. 121.

[19] A. Leroi-Gourhan, op.cit. 2001, p. 87-90.

[20] A. Leroi-Gourhan, op.cit. 2001, p. fig. 7, p. 96 (col. ).

[21] Voir pour tout ceci : J.-P. Duhard, Réalisme de l’image féminine paléolithique, Editions du CNRS, Paris, 1993. L. Pierrel, Les représentations humaines, sexuelles et sexuées, au Paléolithique supérieur, en Europe, Mémoire bibliographique, 163, CSBM d’Anthropologie, Université Lyon 1, Lyon 2005.

[22] Pour de très bonnes photos en couleurs concernant la femme aux époques très anciennes, en dehors des catalogues et des livres d’art, on se reportera encore par exemples aux ouvrages suivants : Cl. Cohen, La femme des origines, Paris, 2003 ; A. Testart, La déesse et le grain, Paris, 2001 ; A. Caubert, L. Martinez-Sève, Figures d’Élam, Rodez, 2004.

[23] D. Peyroni, Sur quelques pièces intéressantes de la Grotte de La Roche près de Lalinde (Dordogne), Muséum d’Histoire Naturelle, Paris, 1930.

[24] De manière générale, le bassin de la femme est moins haut et plus large que celui de l’homme. Les dimensions du bassin interne sont plus importantes, car elles résultent d’une adaptation à l’accouchement du fœtus à terme. Ceci se matérialise également par une grande incisure ischiatique et un angle sous-pubien plus ouverts. Ces différences se mettent en place durant la puberté, par remodelage du bassin de la jeune femme sous l’action des hormones œstrogènes. Ainsi, une diagnose sexuelle fiable ne peut-elle concerner que des sujets biologiquement matures, c’est-à-dire après 18-20 ans. L’amplitude du dimorphisme sexuel somatique dépend aussi de l’environnement et de l’alimentation. Cette particularité morphologique  est commune à l’Homo sapiens sapiens depuis cent mille ans minimum, il est donc non spécifique à une population donnée. On se reportera pour ce sujet à : D. Ferembach, I. Scwidetzky, , M. Stloukal, « Recommandations pour déterminer l’âge et le sexe sur le squelette », Bull Mém Soc d’Anthropol de Paris, Paris, 1979, 6, XIII, p. 7-45 ; J. Bruzek, Archéo-Nil, « La Diagnose sexuelle à partir du squelette : possibilités et limites », 2, oct. 1992, p. 43-58 ; J. Bruzek, "A method for visual determination of sex, using the human hip. bone », American Journal of Physical Anthropology, 2002, 117, 2, p. 157-168 ; K. Rosenberg, W. Trevathan, « Birth, obstetric and human evolution », Britisch Journal of Obstetric and Gyneacology, 2002, 109, p. 1199-1206.

 

 


 

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[25] G. de Saint Hillaire, Fr. Cuvier, Histoire naturelle des mammifères, Paris, 1824, I, pl. 1-7. Voir aussi dans les idées du temps : P. Flourens, « Notice sur la Vénus hottentote », dans Journal Complémentaire du Dictionnaire des Sciences Médicales, 4, Paris, 1819, p. 145-149.

[26] A. Leroi-Gourhan, La Préhistoire de l’Art occidental, Paris, 1965.

[27] C. Fritz, « Gourdan-Polignan. Grotte de l’Eléphant », Bilan scientifique de la région Midi-Pyrénées, Toulouse, 1993, p. 60, fig. 13.

[28] Article : « Deux grottes ornées découvertes dans le Lot », La Lettre d’Information du Ministère de la Culture et de la Communication, Paris, 68, 20 juin 2000, p. 11. Equipe du programme d’étude et de protection : A. Ipiens, T. Salgues, AFAN (Inventeurs).

[29] G. Sauvet, « L’Art des objets au Paléolithique, Actes des colloques de la Direction du Patrimoine », Paris, 1990 ; G. Sauvet, A. Wlodarczyk, « Éléments d’une grammaire formelle de l’art pariétal paléolithique », L’Anthropologie, Paris, 99, 2/3, 1995.

[30] Au Paléolithique, les représentations des organes sexuels correspondent au « style I » de Leroi-Gourhan (30000-23000 BP), les statuettes féminines dites « vénus » appartiennent au « style II » (23000-18000 BP) ; l’art animalier du « style III » est remarquable (18000-14000 BP), les figurations humaines du « style IV » sont réduites et semblent isolées ou en scène (14000-9000 BP). Rappelons que le Néolithique est apparu au Proche-Orient vers 11000 av. J.-C., et en Europe vers 7000 av. J.-C.

[31] A. Leroi-Gourhan, op.cit. 2001, p. 103-105, 149-150.

[32] Jean, Loyrette, ERUV II, 2001, p. 559.

[33] Ed. Piette, L'art à l'époque du renne, Paris, 1907, pl. XXVIII.

[34] Le Quellec 1993, p. 477 et fig. 163.

[35] A. Leroi-Gourhan op.cit. 2001, p. 107-105, 153-156.

[36] Cliché accessible dans : D. Vialou, La Préhistoire, col. « L’Univers des Formes », 2006, fig. 98, p. 139.

[37] Cliché accessible dans : C. Cohen, La femme des origines, Luçon, p. 84-85. Une « vénus » figure sur l’un des pendants de calcaire (p. 12).

[38] Le Quellec 1993, fig. 95.

[39] R.-A. Jean, A.-M. Loyrette, « Anatomie humaine. Le bassin – IV. Anatomie de la femme (5), Les parties molles, Aspects comparés et symboliques », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Cherbourg,15 janvier 2015, p. 19 et Fig. 36.

[40] Autre cliché dans : Chr. Desroches Noblecourt, Amours et fureurs de la Lointaine, Paris, 1995, fig.1, face à la page 144.

[41] Pour la préhistoire en Égypte, nous renvoyons à : B. Midant-Reynes, Préhistoire de l’Égypte. Des premiers hommes aux premiers pharaons, Paris, 1992 ; B. Midant-Reynes, Aux origines de l’Égypte, Paris, 2003 ; ainsi qu’à tous les numéros parus de la revue ArchéoNil, Paris, 1991- (avec la bibliographie). Pour l’Afrique, voir également : M. Cornevin, Archéologie Africaine, Paris, 1993 ; J.-L. Schneider, Le Tchad depuis 25 000 ans, Paris, 1994. On peut encore consulter dans la collection « Histoire Générale de l’Afrique » : le vol. I, J. Ki-Zerbo (Ed.), Méthodologie et préhistoire africaine ; ainsi que le volume II : G. Moktar (Ed.), Afrique ancienne, UNESCO, Paris, 1980.

[42] Butzer 1976 ; Butzer, Hansen, 1968.

[43] J.-P. Roset, « Céramique et néolithisation en Afrique saharienne », dans : J. Guilaine (Ed.), Premiers Paysans du monde. Naissance des Agricultures, Séminaire du Collège de France, Errance, Paris, 2000, p. 261-290.

 

 


 

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[44] J. Cauvin, Religions néolithiques de Syro-Palestine. Documents, Paris, 1972. Y. Garfinkel, « The Yarmukian Culture in Israel », Paleorient, 19/1, 1993, p. 115-134. Voir également : V. Broman Morales, « Jarmo Figurines and other clay objects », dans L. Braid-Wood, R.J. Braid-Wood, C.A. Reed, P.J.  Watson (Ed.), Prehistoric Archaeology along the Zagros Flanks, O.I. P, 105, 1983, p. 369-423 ; V. Broman Morales, P. Smith MITH, « Gashed clay cones at Ganj Dareh, Iran », Paléorient, 16/1, 1990, p. 115-117.

[45] Z. Kafafi, G.O. Rollefson, « Ain Ghazal 1993-94 », Biblical Archeologist, 57 (4), p. 239-241 ; Z. Kafafi, G.O. Rollefson, « The 1994 Excavation at ‘Ain Ghazal : Preliminary Report », Annual of the Departement of Antiquities of Jordan, 39, 1995, p. 13-29.

[46] A.M. Donadoni Roveri, Civilisation des Égyptiens. Les croyances religieuses, 1988, Milan-Turin, n° 19, p. 32 et n° 25-26.

[47] J. Capart, Les débuts de l’art en Égypte, Bruxelles, 1904, p. 160, fig. 116. Page reproduite dans : Lexa 1925, tome  III, pl. II, fig. 2 « Statuettes préhistoriques de femmes ».

[48] Le Quellec, de Flers 2005, fig. 22, p. 29, 719 et 721, p. 259.

[49] Le Quellec, de Flers 2005, fig. 722, p. 259.

[50] Le Quellec, de Flers 2005, fig. 716, p. 257 ; 717 et  718, p. 258.

[51] Notons qu’à l’Ancien Empire, la poitrine féminine pouvait encore être ornée de signes concentriques : Jean, Loyrette, 2010, 4.2 Le sein-fleur, note 19 p. 77.

[52] Catalogue : L’Égypte des millénaires obscurs, Paris, 1990, n° 360, p. 63. S. Hendricks, Antiquités Préhistoriques et Protodynastiques d’Égypte,p. 26-27.

[53] Catalogue : L’Égypte des millénaires obscurs, Paris, 1990, n° 362, p. 62.

[54] D. Wildung, Soudan, Royaumes sur le Nil, Institut du Monde Arabe, Paris, 1997, n° 31, p. 40-41.

[55] Le Quellec, de Flers, 2005, fig. 87, p. 56, et 729, p. 277.

[56] G. Burton, G. Caton-Thomson, The Badarian civilisation and predynastic remains near Badari, Londres, 1928, pl. XXIV, 2 et p. 7, 29. E. Massoulard, Préhistoire et Protohistoire d’Egypte, Paris, 1949, p. 124 et pl. XXXV, 4.

[57] G. Burton, G. Caton-Thomson, op.cit. 1928, pl. XXIV, 3 et p. 17, 29. E. Massoulard, op.cit. 1949, p. 125 et pl. XXXVI, 1.

[58] G. Burton, G. Caton-Thomson, op.cit. 1928, pl. XXV, 3 et p. 6-7. E. Massoulard, op.cit. 1949, p. 124 et pl. XXXV, 5.

[59] G. Burton, G. Caton-Thomson, op.cit. 1928, pl. LIII, 46-48. E. Massoulard, op.cit. 1949, p. 162 et pl. L, 3 et 4.

[60] D.B. Spanel, in Cat. : Ancient Egyptian Art in the Brooklyn Museum, New York, 1989, n°1.

[61] K.-H. Priese, in Cat. : Das Ägyptisches Museum Berlin, Berlin, 1991, n°5 p. 10.

[62] H. Kischkewitz, in Cat. : Das Ägyptisches Museum Berlin, Berlin, 1991, n°2 p. 6.

[63] J. Vandier, C. Desroches-Noblecourt, J.L. de Cénival, Cat : L’Egypte avant les Pyramides, 4e millénaire, Paris, 1973, fig. 19 et p. 60.

[64] M. Eaton-Krauss, « The Representations of statuary in private tombs of the Old Kingdom », ÄA, 39, Wiesbaden, 1984, pl. I,3.

[65] W.K. Simpson, The Mastaba of Queen Mersyankh III, Giza Mastabas, I, Museum of Fine Arts, Boston, 1974, http://www.gizapyramids.org, cliché : d. Main Room, South Wall (16), Lower right detail (PlansPlatesFigures41to51pdf), et, fig. 12 (PlansPlatesFigures63to73pdf).

[66] C. Ziegler, Cat. : L’Art égyptien au temps des pyramides, Paris, 1999, p. 174, n° 24.

[67] C.H. Roehrig, Cat. : L’Art égyptien au temps des pyramides, Paris, 1999, p. 241, n° 82.

[68] W.K. Simpson, The Mastaba of Kawab, Khafkhufu I et II, Giza Mastaba, III, Museum of Fine Arts, Boston , 1978, pl. XXV, cliché : Khafkhufu Chapel, G 7140, inner chamber, north wall , et fig. 34.

[69] W.K. Simpson, Mastaba of the Western Cemetery, Part I, Giza mastaba, IV, Museum of Fine Arts, Boston , 1980, pl. XXXVII, cliché b, et, fig. 31 : Iasen (G 2196), cast wall – où l’apophyse est particulièrement bien signalée.

[70] G. Andreu, M.-H. Rutschowscaya, C. Ziegler, L’Égypte Ancienne au Louvre, Paris, 1997, n° 31, p. 85-87.

[71] W. Seipel, Cat : Gott, Mensch, Pharao, Viennes, 1992, n° 116, p. 305.

[72] B.M. Bryan, Cat : Aménophis III, le pharaon-Soleil, Paris, 1993, n° 51, p. 224-225.

[73] L. Berman, Cat : Aménophis III, le pharaon-Soleil, Paris, 1993, n° 51, p. 224-225.

[74] A. Mekhitarian, La peinture égyptienne, Genève, 1978, p. 51.

[75] N. de Garis Davies, The Tomb of Rekh-Mi-Ré’, at Thebes, New York, 1973, II, pl. LXIV.

[76] D. Wildung, S. Schoske, Cat : La Femme au Temps des Pharaons, Bruxelles, 1985, (remarquez la deuxième danseuse en partant de la gauche) fig. 46, p. 104-105.

 

 


 

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[77] G. Andreu, M.-H. Rutschowscaya, C. Ziegler, L’Égypte Ancienne au Louvre, Paris, 1997, n° 89, p. 181.

[78] W. Seipel, op.cit. 1992, n° 169, p. 419.

[79] H. R. Hall, A General Introduction to the Egyptian Collections in the British Museum, London, 1930, fig. 130.

[80] H. Willems, W. Clarysse, Cat. : Les Empereurs du Nil, Louvain, 2000, n° 169, p. 247.

[81] Le Quellec, de Flers, 2005, fig. 491, p. 186.

[82] Cliché accessible  : http://ourt.ourtfree.fr/photos/4-15.jpg.

[83] Cliché accessible : http://aars.fr/pictures.html#tibest.

[84] G. Burton, G. Caton-Thomson, The Badarian civilisation and predynastic remains near Badari, Londres, 1928, pl. XXIV, 3 et p. 17, 29. E. Massoulard, Préhistoire et Protohistoire d’Egypte, Paris, 1949, p. 125 et pl. XXXVI, 1.

[85] E. Massoulard, Préhistoire et Protohistoire d’Égypte, Paris, 1949, p. 159, 163 et pl. L, 1, 5, 6. W.C. Hayes, The Scepter of Egypt, New York, 1990, fig. 11, p. 6.

[86] H. Nordström, Neolithic and A-Group Sites, Copenhague, 1972, III, fc. 2, pl. 56 et fc. 1, p. 195.

[87] J.L. Le Quellec, P. de Flers, P. de Flers, op.cit. 2005, fig. 223, p. 96 et 748 p. 282.

[88] J. Capart, Les débuts de l’Art en Égypte, Bruxelles, 1904, p. 120-121 et fig. 91.

[89] Anati1983, p. 67 et 1997, p. 148-151, fig. 113.

[90] Voir à ce sujet : Jean, Loyrette, ERUV II, 2001, p. 550, Les organes externes. – La vulve ; ERUV III, 2005, p. 352 et 353.

[91] J. Jelinek, Sahara : Histoire de l’art rupestre lybien, Paris, 2003.

[92] Pour tout cela, voir encore les clichés disponibles comme par exemple, sur le site : http://ennedi.free.fr (jakakus/slides/akakus ; -1.html ; -1a.html ; -1b.html ; -1c.html ; -1d.html ; -1e.html ; -2c.htlm ; -3a.htlm … ). 

[93] Le Quellec 1998, fig. 117.

[94] Le Quellec 1993, p. 395-407 et fig. 130-134 (dont la 134,3) ; p. 477 et fig. 163. Le Quellec 1998, p. 378-396 et fig. 125-128 ; fig. 141.

[95] G. Burton, G. Caton-Thomson, The Badarian civilisation and predynastic remains near Badari, Londres, 1928, pl. XXIV, 2 et p. 7, 29. E. Massoulard, Préhistoire et Protohistoire d’Égypte, Paris, 1949, p. 124 et pl. XXXV, 4. Catalogue : T.G.H. James, W.V. Davies, Egyptian Sculture, British Museum, London, n° 74, p. 67.

[96] A.M. Donadoni Roveri, op. cit. 1988, n° 19, p. 150 et n° 28.

[97] E. Naville, Rec. Trav., XXI, 1900, 65-71, pl. IV (la plus grande).

[98] C. Ziegler, Les statues égyptiennes de l’Ancien Empire, RMN, Paris, 1997, n° 34, p. 123.

[99] C. Ziegler, Catalogue des stèles, peintures et reliefs égyptiens de l’Ancien Empire et de la Première Période Intermédiaire, RMN, Paris, 1990, n° 53, p. 277.

[100] W.M.F. Petrie, Gizeh and Rifeh, London, 1907, pl. XIIIA. Scale : 1 :6, n° 156.

[101] W.C. Hayes, The Scepter of Egypt, New York, 1990, I, fig. 135, p. 219.

[102] O. Saleh, H. Sourouzian, Catalogue Officiel du Musée Égyptien du Caire, Mayence, n° 81.

[103] Aufrère 1991, II, p. 594-595.

[104] Keimer 1948, p. 30, fig. 23.

 

 


 

21

 

[105] C. Desroches Noblecourt, Edfou, III, Le Caire, 1950, p. 321, n° 1121 (NO.XXIII), pl. XIX, 10.

[106] M. Page-Gasser, A.B. Wiese, Cat. : Égypte, Moments d’éternité. Art égyptien dans les collections privées en Suisse, Musée d’Art et d’Histoire (au Musée Rath), Genève, 25 Septembre 1997 - 11 Janvier 1998, Verlag Philipp von Zabern, Mainz, 1998, n° 51, p. 86.

[107] M. Broze, L. Delvaux, in, Cat. : Ombres d’Égypte, le peuple de Pharaon, n° 42 p. 17 et 43 p.76.

[108] B. Letellier, Cat. : La vie quotidienne chez les artisans de Pharaon, Musée Borély, Marseille, Octobre 1979 - Janvier 1980, n° 131, p. 131.

[109] Cliché accessible dans : S. Albou-Tabard, La vie quotidienne de l’Égypte Ancienne, Hachette, Paris, 2006, p. 189.

[110] Ces deux pièces sont reproduites dans le catalogue : M.-H. Rutschowscaya, Les Antiquités égyptiennes, Égypte Romaine, art funéraire, Antiquités coptes, RMN, Paris, 1997, p. 78-79.

[111] Le Quellec, de Flers 2005, fig. 417, p. 168, et fig. 421, p. 169.

[112] Le Quellec, de Flers 2005, fig. 722, p. 259. Ils sont comparables aux tout petits personnages groupés derrière un petit bovin et faisant face à ce qui peut être interprété comme un sein en dessous duquel se trouve une main négative.

[113] Le Quellec, de Flers 2005, fig. 697, p. 251.

[114] Jean, Loyrette, 2001, p. 551-552.

[115] Jean, Loyrette, 2001, p. 552.

[116] B. Bruyère, Rapport sur les fouilles de Deir el Médineh (1934-1935).  Toisième partie : Le village, les décharges publiques, la station de repos du col de la Vallée des Rois, Le Caire, 1939, fig. 50.

[117] W.C. Hayes, The Scepter of Egypt, New York, 1990, I, fig. 137 (2a et 1b), p. 221.

[118] Catalogue : Life and Death under the Pharaohs. Egyptian Art from the National Museum of Antiquities in Leiden,  Perth, 1998, n° 95, p. 71.

[119] J.A. Omlin, Der Papyrus 55001, und seine Saririsch-erotischen Zeichnungen und Inschriften, Catalogo del Museo Egizio di Torino, vol. III, Torino, 1973, par exemple : pl. I (en bas) et reproduction pl. XIII (en bas et au centre).

[120] V. Laurent, M. Desti, Cat. : Antiquités Égyptiennes, Inventaire des collections du Musée des Beaux-Arts de Dijon, Dijon, 1997, 2e cliché p. 171 (3e ligne, objets 2 et 3).

[121] Catalogue : F. Goddio, Trésors engloutis d’Égypte, Paris, 2006, n° 442, p. 172-173.

[122] V. Laurent, M. Desti, op. cit. Cat. 1997, n° 344, p. 219.

[123] H. Breuil, « Les roches peintes du Tassili n-Ajjer », Actes du C.P.P., II ème Session, Alger, 1952, Paris, 1954, p. 117.

[124] Le Quellec 1993, p. 530 et fig. 182, 3 et 4 ( +7 ?) ; 184.

[125] Le Quellec 1993, fig. 184, les deux premières représentations (a, b) du n° 1 ; fig. 184, n°s 4, 10 et 11.

[126] Le Quellec 1993, fig. 182, 3 et 4 (+7 ?) ; fig. 184, n°s 1 (c) , 2, 3, 5, 6, 7, 8, 9.

[127] Le Quellec 1993, fig. 182, 3 et 4.

[128] Le Quellec 1993, fig. 182, 4 = 184,6 ; 182, 9.

[129] Le Quellec 1993, fig. 184, 4.

[130] Le Quellec 1993, respectivement, fig. 182, 3 et 184, 11.

[131] Le Quellec 1993, 184, 9.

[132] Le Quellec 1993, 184, 10.

[133] P. Grandet, Hymnes de la religion d’Aton, Paris, 1995, p. 108-109.

[134] P. Grandet, op.cit. 1995, p. 126-127.

[135] P. Grandet, op.cit. 1995, p. 110-111.

[136] P. Grandet, op.cit. 1995, p. 108-109.

[137] O. Keel, Cat. L’Éternel féminin. Une face cachée du Dieu biblique - Exposition de Fribourg, du 7 décembre au 6 avril 2008, Genève, 2008, p. 17.

[138] J.M. Hadley, Evidence for a Hebrew Goddess : the cult of Ashera in ancient Israel and Judah, Cambridge, 1997.

[139] Z. Meschel, Cat. Israel Museum, n° 175, Jerusalem, 1978 ; Z. Meschel, C. Meyers, « The Name of God in the Wilderness of Zin », The Biblical Archaeologist, 39, 1, Mars 1976, p. 6-10. Voir aussi : D.A. Chase, « A note on an inscription from Kuntillet Ajrud », Bulletin of the American Schools of Oriental Research Cambridge, Mass, 246, 1982, p. 63-67.

[140] J.M. Hadley, « The Khirbet El-Qôm inscription », VetusTestamentum, 37, 1, 1987, p. 50-62 ; O. Keel, C. Uehlinger, Dieux, déesses et figures divines, Paris, 2001, p. 236-237.

 

 


 

22

 

[141] O. Keel, Cat. 2008, n° 26, 28-32, p. 45-47. Voir aussi le n° 27 p. 45 (Coll. Particulière, Zurich). Pour l’auteur du catalogue, la sculpture n° 33 (p. 48) représente probablement Yahvé et Ashéra sur un trône (terre cuite, Judée, Musée Bible+Orient, Université de Fribourg, Vfig 2000.11).

[142] R. Hestrin, « The Cult Stand from Taanach and its Religious Background », Studia Phenicia, 5, Leuven, 1987, p. 61-77.

[143] Cet épisode se passe après qu’Élie eut massacré quatre cent cinquante serviteurs de Baal (1 Rois, XVIII, 16-46 - XIX, 1-3).

[144] Pour d’autres références bibliques, voir par exemple : Os II ; Jr II,2 ; III,20, XXXI,22 ; LI, 5 ; Ez XVI, XXIII, Is LXII, 4-12.

[145] Pour d’autres références néotestamentaires, voir par exemple : 2 Co XI, 2 ; Apoc XIX, 7 ; XXI, 9-27 ; XXII, 17.

 

 

 


 

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