Article complet du mardi 1er décembre 2015 :

ANATOMIE - LE BASSIN DE LA FEMME - Les parties molles

 

p

 

• Richard-Alain JEAN, « Anatomie humaine. Le bassin – III. Anatomie de la femme (4), Les parties molles », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Cherbourg, 1er décembre 2015.

 




 

 

 

 

 

 

ANATOMIE HUMAINE

LE BASSIN III

ANATOMIE DE LA FEMME (4)

LES PARTIES MOLES

 

Richard-Alain JEAN

 

 

          La première partie de l’étude du petit bassin de la femme s’articulera ici en dix modules, avec, pour l’ostéologie, et dans cet ordre, ces trois articles intégrés déjà parus :

         - Richard-Alain JEAN, « Anatomie humaine. Le bassin – I », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Cherbourg, 4 juillet 2014.

         - Richard-Alain JEAN, « Anatomie humaine. Le bassin – II. Atlas anatomique égyptien commenté. Les bassins masculin et féminin », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Cherbourg, 12 janvier 2015.

         - Richard-Alain JEAN, « Anatomie humaine. Le membre inférieur – II. Atlas anatomique égyptien commenté (1) La hanche », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Cherbourg, 20 novembre 2014.

 

 


 

 2

 

         Elle se poursuivra ensuite, avec sept autres articles préfigurant déjà une partie des chapitres qui rentreront dans l’ouvrage concernant l’obstétrique prochainement publié avec Anne-Marie Loyrette :

         - Richard-Alain JEAN, « Anatomie humaine. Le bassin – III. Anatomie de la femme (4), Les parties molles », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Cherbourg, 1er décembre 2015.

         - Richard-Alain JEAN, Anne-Marie LOYRETTE, « Anatomie humaine. Le bassin – IV. Anatomie de la femme (5), Les parties molles, Aspects comparés et symboliques », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Angers, 15 janvier 2016.

         - Richard-Alain JEAN, « Anatomie humaine. Le bassin – V. Anatomie de la femme (6), Atlas (1) », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Cherbourg, 26 février 2016.

         - Richard-Alain JEAN, Anne-Marie LOYRETTE, « Anatomie humaine. Anatomie de la femme (7), Anatomie préhistorique et mythologique », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Angers, 30 mars 2016.

         - Richard-Alain JEAN, « Anatomie humaine. Anatomie de la femme (8), Atlas (2) », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Cherbourg, 4 avril 2016.

 

         Note : le module suivant (Anatomie de la femme, 9) décrivant l’anatomie de la poitrine de la femme est bien entendu constitué des pages suivantes :

 

         Richard-Alain JEAN, Anne-Marie LOYRETTE, La mère, l’enfant et le lait en Égypte Ancienne. Traditions médico-religieuses. Une étude de sénologie égyptienne, Paris, S.H. Aufrère (éd.), éd. L’Harmattan, coll. Kubaba – Série Antiquité – Université de Paris 1, Panthéon Sorbonne, 2010, réimprimé en 2012 et en 2014 (ISBN 978-2-296-13096-8), p. 46-67.

          Cette partie sera reproduite ici même, et complétée par un nouvel Atlas (Anatomie de la femme, 10).

 

         1. Les parties superficielles visibles

p

p

 

 


 

3

 

p

p

p

 

 


 

4

 

         Pour les fesses et la suite des membres inférieurs, se reporter à :

 

         - Richard-Alain JEAN, « Anatomie humaine. Le bassin– I », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Cherbourg, 4 juillet 2014.

         - Richard-Alain JEAN, « Anatomie humaine. Le bassin – II. Atlas anatomique égyptien commenté. Les bassins masculin et féminin », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Cherbourg, 12 janvier 2015.

         - Richard-Alain JEAN, « Anatomie humaine. Le membre inférieur – II. Atlas anatomique égyptien commenté (1) La hanche », dans Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Cherbourg, 20 novembre 2014.

 

         Reprenons ici, et par commodité, un schéma synthétique (Fig. 2). Il montre aussi les rapports du petit bassin avec les membres inférieurs (Voir aussi la fig. 15).

 

 

p

 

 


 

5

 

p

  

p

 

 

         2. Les organes intra-pelviens

 

         Nous étudierons maintenant les rapports normaux de l’utérus et des organes intra-pelviens de la femme tels que pouvaient les concevoir les médecins égyptiens en fonction des textes qui nous sont conservés et de la pratique courante. Je citerai aussi parfois pour cela mais très brièvement des médecins grecs comme Hérophile (sous Ptolémée II Philadelphe), Rufus d’Éphèse (avant Trajan) et Soranos (sous Trajan). Tous ont étudié et exercé à Alexandrie à partir de 308 av. J.-C. Ils ont pu également bénéficier d’enseignements plus anciens dispensés par des praticiens locaux, mais dont nous avons perdu en grande partie le substrat. Ils ont sans aucun doute également eu accès aux rouleaux médicaux de la grande bibliothèque de cette savante métropole.

 

 


 

6

 

p

p

 

 

p

p

 

 


 

7

 

 

 

Uretères new

p

 

 

p

 

 


 

8

 

p[xxxiii][xxxiv][xxxv][xxxvi][xxxvii],  [xxxviii][xxxix][xl][xli][xlii]

 

  

         En ce qui concerne les vois urinaires, sur une coupe frontale du bassin de la femme, les Égyptiens pourraient donc distinguer :

  

p

 

    


 

9

 

p

 

 

 


 

 10

 

p

 

 

 


 

 11

 

p

 

 

 


 

 12

 

p

 

  


  

13

 

          Les intestins :

 

p[xliii][xliv]

p[xlv][xlvi][xlvii][xlix][l]

 

          2.2.9.Vascularisation

 

          Les vaisseaux signalés par le pEbers (854o. 100, 11-14) doivent désigner les pédicules hémorroïdaux moyens (rectaux), puis ensuite les veines et les artères hypogastriques (artères iliaques internes) rejoignant les artères et les veines iliaques primitives. J’y reviendrai à propos de l’anatomie de l’abdomen.

 

p[li], [lii]

 

 


 

14

 

p

 

 

 


 

 15

 

p

 

 

         Concluons ces chapitres purement anatomiques en indiquant que les connaissances égyptiennes puis grecques alexandrines concernant la morphologie générale du tractus génital féminin n’évolueront que fort peu durant les périodes postérieures et qu’il faudra encore beaucoup de temps avant d’en connaître davantage en Occident. Certaines malformations dont nous reparlerons dans le chapitre suivant ont pu induire au Moyen Âge la fausse « doctrine des sept cellules » [liii]. Léonard de Vinci proposera pourtant des essais, dont en 1511 une reconstitution graphique composite dans l’une de ses encres sur papier conservée à la British Library de Londres. Montré dans un utérus de bovin, le fœtus humain y est représenté par un nourrisson de plusieurs mois pourvu d’un cordon ombilical. Un autre dessin présente une coupe verticale d’un couple humain en position de coït. Un vaisseau relie clairement l’utérus à la glande mammaire. Pour mieux comprendre, il faudra attendre Vésale (1543) [liv], Eustache (1552) [lv] et Fallope (1561) [lvi]. Voir encore les gravures sur bois de Jacob Rueff (1580) [lvii].

  

 

 


  

 16

  

p

 

  

 


 

17

[i][ii],  [iii][iv]

p

[v] 

p

[vi][vii] 

p

 [viii][ix][x][xi]

p

 

 


 

18

 

p

p

 

 


 

19

 

[xx = 20] Wb. V, 208,7 ; Lefebvre 1952, § 42 p. 37 ; FCD p. 292 « kidney ( ?) » ; Walker 1996, p. 278 « ? kidneys » ; Hannig 1995, p. 909 « Niere » ; Westendorf 1999, I, p. 70 « Niere ». Dans la liste de Gardiner (1935, p. 64, « kidneys ? ») l’organe est cité entre « intestin » et « rate », c’est-à-dire profondément et haut dans un côté de l’abdomen, ce qui est anatomiquement correct. Ensuite il est cité entre « poumon » et « cœur », et encore entre « cœur » et « rate » (Westendorf 1999, I, p. 70 « Niere »), ce qui peut sembler déroutant, mais en réalité pas tant que cela pour des raisons de projections anatomiques et cliniques. En effet, le rein occupe généralement trois vertèbres de hauteur. Sa face postérieure est au 1/3 supérieur en rapport à la paroi thoracique et au diaphragme. La loge rénale est adhérente à la coupole diaphragmatique. Capsule et rein gauche sont accolés au diaphragme et cela permet une mobilité pendant les mouvements respiratoires. D’ailleurs, la plèvre est en rapport postérieur du rein (mais pas le poumon – chose que pouvaient ignorer les Égyptiens). La face antérieure du rein gauche est en rapport en haut avec la rate. Il peut aussi s’agir là d’une localisation clinique, c’est-à-dire de la description – par le patient – d’une douleur rénale perçue à l’occasion d’une néphropathie. En effet, le « mal aux reins » d’origine musculaire est plutôt lombaire, plus étendu et plus ou moins bas. Douleur basse (L4-L5 et L5-S1) en cas de hernie nucléaire (par exemple de siège lombo-sacré dans le lumbago aigu), alors que la douleur organique rénale, elle, peut être assez haute et très localisée au point costo-lombaire, et, en cas d’inflammation de l’espace périrénal, très amplifiée par la respiration (par exemple dans un anthrax, une pyonéphrose lithiasique, tuberculeuse ou autre, un phlegmon périnéphrétique ou encore un hématome périrénal). On peut même noter à l’inspection une asymétrie dans la mobilité respiratoire des dernières côtes. Quant aux douleurs provenant du bassinet et des calices, elles peuvent en plus prendre un caractère de type colique et irradier vers l’hypochondre. À gauche, une splénomégalie peut abaisser suffisamment le rein pour le rendre accessible à la palpation. Il est également possible de découvrir un rein intrathoracique. Il s’agit alors soit d’une hernie diaphragmatique, traumatique ou congénitale, soit d’un rein ectopique congénital. Pour plus de détails : EMC, « Néphrologie », Paris, vol. I, 2004 et vol. II, 2005 source 1638-6248.

[xxi][xxii][xxiii][xxiv][xxv][xxvi]

p

 

  


 

21

 

[xlviii][xlix][l][li]

p

[lii (52)] Le « cul-de-sac de Douglas » correspond en effet à un diverticule de la cavité péritonéale interposé entre la vessie et le rectum chez l’homme et entre le vagin et le rectum chez la femme. Le signe clinique dit du « cri du Douglas » correspond à l’expression d’une douleur vive à la pression de cette unité anatomique lors du toucher vaginal, par exemple provoquée par une collection sanguine due à une grossesse extra-utérine.

[liii (53)] Voir par exemple un Manuscrit médiéval de la Biblioteca Ambrosiana de Milan ; et aussi, Magnus Hundt, Anthropologium, Leipzig, 1501 copiée de l’Anathomia de Mondino dei Luzzi composé en 1316.

[liv (54)] Andréas Vésalius, De humani corporis fabriqua, Chez Jean Oporin, Bâle, 1543.

[lv (55)] Bartolomeo Eustachi, Tabulae anatomicæ, Venise, 1552.

[lvi (56)] Gabriel Faloppio, Observationes anatomicæ, Venise, 1561.

[lvii (57)] Jacob Rueff, De conceptu et generatione hominis, Francfort, 1580.

 

  


 

 ANATOMIE DE LA FEMME

 

Cliquer :  LE BASSIN - I  (partie intégrée)

Cliquer :  LE BASSIN - II  (partie intégrée)

Cliquer :  LE MEMBRE INFERIEUR - II - La hanche  (partie intégrée)

Cliquer :  LE BASSIN - III - FEMME - Les parties molles 

                 = votre lecture en cours

Cliquer :  LE BASSIN - IV - FEMME - Aspects comparés et symboliques

Cliquer :  LE BASSIN - V  - FEMME - Atlas (1)

Cliquer :  ANATOMIE DE LA FEMME (7) - Anatomie préhistorique

Cliquer :  ANATOMIE DE LA FEMME (8) - Atlas (2)

Cliquer :  ANATOMIE DE LA FEMME (9) - Anatomie du sein

Cliquer :  ANATOMIE DE LA FEMME (10) - Atlas (3)

Cliquer :

 

 

ARTICLES EN RELATION / PHYSIOLOGIE

(En constuction)

 

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

 

ARTICLES EN RELATION / CLINIQUE OBSTÉTRICALE

(En constuction)

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

 

ARTICLES EN RELATION / CLINIQUE GYNÉCOLOGIQUE

(En constuction)

Cliquer :  CLINIQUE SÉNOLOGIQUE

                 (la partie complète reste à intégrer)

Cliquer :

Cliquer :  CLINIQUE DES JAMBES

                 (la partie complète reste à intégrer)

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

 

ARTICLES EN RELATION / PATHOLOGIE

(En constuction)

Cliquer :  PATHOLOGIE DU SEINS

                 (la partie complète reste à intégrer)

Cliquer :

Cliquer :  PATHOLOGIE DES JAMBES FÉMININES

                 (la partie complète reste à intégrer)

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

Cliquer :

 

 


 

 

 

 

 

p

 

 

 

 

p

 

 

 

 

p